‹ Histoire de Sainte Elisabeth de Hongrie, duchesse de Thuringe (volume 3)Chapitre 50 sur 63 · Eine Konigiuu vou vier Anherrn · texte numérisé non relu

Eine Konigiuu vou vier Anherrn

2. Es fugte sicch eiumal Jass uus gar eia grober Beichtiger warJ gezeade zu einein hoheu Fest. . .

être venue de si loin dans cette solitude ^ » Sur quoi elle se retira et alla verser ses peines aux pieds de Dieu, qui seul peut consoler de tout^. Sa principale douleur était de se voir oubliée, non seulement de sa belle-mère, mais encore de tous ses proches, dont aucun ne lui donnait jamais signe de vie, pas plus qu'aucun des Hongrois dont elle se croyait dame et souveraine. Elle en gémissait souvent devant l'autel qu'on avait consacré dans la chapelle conventuelle à sa tante la sainte, touten disant : « Il faut que j'envoie d'avance dans la vie future, par la prière et par les larmes, quelques provisions que jeretrouverai en y arrivant^. » Lorsqu'après de longues et cruelles infirmités, et toute paralysée à quarante-cinq ans, elle se sentit mourir, on l'entendit murmurer, en regardant le ciel par la fenêtre enlr'ouverte de sa cellule, cette dernière prière : « Seigneur Dieu, mon Créateur et mon Sauveur, recevez-moi dans la patrie éternelle et tenez-moi compte de la grande souffrance que j'ai endurée de ce que je n'ai jamais revu ni un parent ni un compatriote depuis que, toute petite, j'ai dû quitter mon pays*. »

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