RIS FIDEI BONI
TATIS MVNIFI
GENTIiE VI...
ORDO SPLENDI
DISSIMVS THA
GASTENSIVIS
CONLATA GER
TATIM PEGVNIA
N GVIVS.DEDIGAIONE
S»-... MiLN ADOPVS MV
NIFIGENTIiE SVM PATRI
M DONVIT ETG S
PRiETER FP..VINE VD M.QVINGENO
Les 6 premières lignes se lisent sans difficulté. Â la 7«, après la syllabe VI, il manque une ou deux lettres. Un éclat enlevé à la pierre empêche de retrouver la moindre trace de gravure.
De la 7^ à la 13^ ligne, tout se lit très-bien ; à la 9^ et à la 10® on reconnaît, sans la moindre erreur possible, le mot Thaga8te7mvi8, sur lequel je reviendrai tout à l'heure. A la 43® ligne on trouve un N seul qui n'a aucune liaison avec Pecunia qui précède, ni avec Cujtts qui suit ; elle pourrait signifier Nostra. La même ligne présente dans le mot Dedicatione un I barré aux deux tiers de sa hauteur qui représente incontestablement un T et un I , puisqu'on le voit se reproduire à la 15» ligne dans Munificentiœ^ quoique le même mot soit écrit avec le T et l'I séparés à la 7® ligne.
A la 14® ligne, on reconnaît la tête d'un S, bien que le bas soit douteux. Cette lettre est suivie d'un autre petit S en vedette; après vient un tiret — , et au-dessous quelque chose qui pourrait ressembler à un G.
Toujours à la même ligne, on trouve quatre petites lettres bien distinctes, dont les deux dernières sont surmontées d'un tiret — ; le reste de la ligne est très-lisible.
A la 15*^ ligne, le dernier mot est bien effacé ; on distingue cependant avec une presque certitude un T qui, flanqué à droite et à gauche de deux lettres et ayant pour suite à la ligne suivante iE, ne peut être probablement autre chose que Patrice; en appliquant cette version sur la pierre , il semble que les vestiges que Ton y retrouve encore entrent bien dans la combinaison de ce mot.
La 16« ligne a son extrémité douteuse; le G du dernier mot est sûr, la tête de TS est à peu près certaine : on pourrait donc supposer CONS , qui serait Tabrévialion d'un mot assez usité : Consecravit.
La 17« ligne est la plus indéchiffrable ; il semble , à force de chercher, qu'on y distingue d'abord Prœter. Le P, l'R, TE et le T sont probables , le reste est assez douteux ; vient après un E ou plutôt un F, ensuite l'apparence d'un P, puis deux ou trois lettres impossibles à lire ; les quatre dernières sont sûres.
La dernière ligne paraît contenir la date ; la fin se Ht encore assez bien, mais le commencement est assez diffîcile. 11 me semble bien y avoir un V et un D, puis une lettre que je ne puis supposer, un L peut-être ; ensuite un M ou bien ceci : VI, précédant l'X barré, qui est bien visible.
Quel que soit le sens qu'on donne à cette inscription , il n'en reste pas moins le fait de la présence incontestable du mot Thagastensivis,
Sans doute, c'est encore, comme les trois mots cités à propos des deux premières pierres, un dérivé assez peu correct de Thagaste, alors qu'on retrouve dans la liste des évêquesdes Conciles, celui de Thagaste qualifié de Tépithète régulière de Thagastensis.
Quoi qu'il en soit de cette question de désinence , il est difficile d'admettre que Thagastensivis, bien accentué sur
la pierre qui nous occupe, ne soit pas un dérivé de Thagaste.
Je fais remarquer en second lieu que le qualificatif Thagastensivis ne s'applique pas au personnage dont cette pierre gardait les cendres, il se rattache aux deux mots précédents : Ordo aplendidisaimua Thagastefmvis.
Ce simple rapprochement réfuterait l'argument qu'on pourrait tirer de ce que cette inscription est tumulaire ; à savoir qu'on n'inscrit pas sur les tombes des habitants d'une ville, morts dans leurs foyers, qu'ils sont nés dans cette ville.
Cette nouvelle découverte vient, dans tous les cas, augmenter les présomptions qu'on tirait des précédentes inscriptions en faveur de l'emplacement de Thagaste, présomptions qui se changeront peut-être en certitude quand l'inscription que je vous transmets aura été complétée et interprétée par vous.
Veuillez agréer, etc.
Capitaine J. LwNkLy Commandant supérieur du cercle de Souk-Arras.
La Revue africaine y en publiant cette lettre, raccompagne des observations suivantes :
L'estampage envoyé par M. le capitaine Lewal a été obtenu par frottis à la mine de plomb, procédé excellent quand la pierre est unie et bien conservée, ce qui n'était pas ici le cas. Il aurait donc mieux valu faire usage du procédé exposé à la page 78 du 1«' numéro de notre Rctmc, et employer un papier très-fort.
Voici ce que nous pouvons donner comme lecture certaine dans le texte qui nous a été adressé :
MARCO AMVLIO MARCI
FILIO PAPITIA OPTATO
CREMENTIANO
EQVm ROMANO SINGULA