I.A SAHDAIGSE
paraître tous les autres monuments , dont '011 sait que fut ornée l'antique Caralis. Au temps ou écrivait Bonfant, on voyait encore à Cagliari quelqiïes vestiges du capitule , de la voie sacrée , et de plusieurs édifices antiques De Area , auteur de l’ouvrage intitulé De sanctis Sardiniœ , dit avoir vu un assez beau fragment de construction en briques , qu’on disait être une ruine du Capitole , ou temple d’Apollon , et tout près un espace découvert , qu’on reconnaissait pour avoir été l’aire de ce temple *. Depuis ce temps tout a disparu. On ne retrouve plus à Cagiiari(\^G les resles d’un assez-vaste amphithéâtre, dont on distingue encore bien le pian général, les loges destinées aux animaux, et les gradins taillés dans le roc
Unautremonnmentderantiquitéaaussiéchappé aux ravages du temps et à la fureur des hommes , par la raison probablement qu’il est aussi taillé dans le roc , comme les gradins de l’amphithéâtre. Situé au bas d’un coteau calcaire , à l’extrémité de l’un des faubourgs , celui de Stampace , dont l’em-
' Cutlcr liuiic jt\ capitoliu , y mu|j|iileali'o o culiseo , via saaa , y demav ru!;as , ciiyas riiioas parceen circa los mciiasterios de lus padres triuilarios, J de los P. P. tapuchüios. Donfant. ( Triunijiho de tos santos. )
* Ei'al ApuUiuu Capilolium iii urbe Calaru , ciim illustri plalei , qiue urta Icutpii crat, via sacra vcl Apollinis dicta. Extat adbuc aon contemueiiiliini fraginenliim , lalericio exlrurtiim opère.
'■ ( /Je Area.- De sauclis Sardinûe.)
A.\Gir:MNE ET MODEIIME. 5^-
placement était couvert par une partie de la ville antique, il présente sur le devant une seule ouverture, dans la forme de fa façade d’un petit temple. Les gens du peuple l’appellent le palais du roi Musai , d’autres la grotte à' Hercule. Une .sculpture du fronton , qui représente deux reptiles , l’a fait nommer par quelques autres l’antre des vipères. La hauteur de l’ancienné entrée , qu’on a creusée pour en tirer de la pierre , est d’environ douze pieds ,- et sa largeur est à peu près la même. Les inscriptions grecques et latines , quoique dégradées , qu’on lit encore sur les parois , sur des cellules attenantes , et même sur la façade de cet édifice , les urnes , les divers ornements des tombeaux , qu’on a trouvés dans l’intérieur , ne peuvent pas faire douter un instant de sa destination. C’est un monument sépulcral , élevé d’abord vraisemblablement, comme on le fera voir dans le chapitre des inscriptions , à la mémoire d’une dame romaine, de la plus haute distinction , et auquel on a joint , dans les siècles suivants , beaucoup d’autres sépultures qui s’y sont groupées , ou qu’il a pu recevoir dans sa profondeur.
Des tombeaux , des inscriptions tumulaires, tant de l’antiquité romaine , que du moyen âge , et de l’époque des persécutions religieuses , voilà les restes des anciens temps , dont on a retrouvé une plus grande quantité dans les cryptes si inulli-
pliées à Cagliari, et dans les cliainps et jardins d’alealour. . .
On prëlend qu’on a reconnu autrefois les premières colonnes milliaires de la voie romaine , qui partait de Calaris pour traverser l’î)e entière. Le père fétiale soutient meme que les noms de quelques viila^s des environs , Quartu , Sestu , Setlimu , Décima , qui veulent dire quatrième , sixième, septième, dixième, viennent de l’emplacement qu’occupaient les colonnes milliaires , dans l’ordre de distance. Quoique cette conjecture soit fort hasardée , -elle a du moins plus, de vraisemblance , et est un peu plus raisonnable que toutes celles^qu’a enfantées la folle imagination de ce moine.