‹ Histoire de Sardaigne, ou, La Sardaigne ancienne et moderne, considérée dans ses lois, sa topographie, ses productions et ses moeurs (volume 2)Chapitre 43 sur 97 · CHAPITRE Vm · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vm

Des mamimenls connus en Sardaigne sons le nom de Nuraxis. — De leur origine. De leur destination et de leur usage.

I/iLE de Sardaigne , que de Ion gués guerres et de longs malheurs ont privée des monuments dont la magnificence romaine l’avait ornée , offre en revanche aux éludes et aux observations de ceux qui s’occupent de recherches sur les premières époques de l’histoire des hommes, et de la formation des sociétés , une grande quantité de restes curieux, qui remontent évidemment aux temps les plus reculés du monde, et qui sous ce rapport ne sont peutêtre pas moins intéressants que le seraient les chefsd’œuvre de l’architecture. Ces monuments singuliers , qui sont jetés sur toute la surface de l’île , à des distances plus ou moins éloignées les unes des autres , présentent un aspect uniforme , et paraissent avoir été construits à peu près sur le même modèle , et pour servir à la même destination. Ce son^ des espèces de tours peu élevées ^ dont la base est fort enfoncée sous terre, et dont les plus hautes n’ont guère plus de six à sept pieds au-dessus du

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niveau du sol. On les appelle en langue sarde , suivant le dialecte , Nuraxis ou Nurnghes. Ces massifs de pierre sont formés de blocs et de quartiers de rochers , posés les uns sur les autres , et assemblés , selon l’irrégularité de leurs formes , et par la seule précision de leur joint , sans chaux , sans ciment, et sans aucune autre espèce de liaison. Quelques-unes de ces pierres sont si énormes, que douze hommes réunis ne |X)ur raient les remuer , si elles étaient séparées. L’irrégularité de ces matériaux polygones , rentrants ainsi les uns dans les autres , leur a donné une incomparable solidité , qui les a fait résister la plupart aux efforts du temps , pendant un si grand nombre de siècles. Les Nuraxis ont la forme cylindrique jusqu’à la moitié de leur élévation , et à partir de là se terminent en forme de cône. Quelques-uns ne sont autre chose qu’un cône tronqué. 11 a été pratiqué à presque tous , et en général à la partie supérieure, c’est-à-dire à la forme cônique , ûne ouverture , par où ne peut entrer qu’avec peine un homme de taille ordinaire , et au bas de laquelle sont quelques degrés , qlû mènent dans l’intérieur. Là est un mur de séparation , qui partage presque tous les Nuraxis en deux petites chambres ou cellules, dont la voûte est formée par des quartiers d^ rochers , qui couvrent tout le diamètre de l’édifice , lequel n^est jamais de plus de cinq ou six pieds.

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On 9 compté plus de sept cents JVumxù. Beaucoup de ces petits monuments «sont à moitié détruits ; mais on en voit encore un assez grand nombre qui sont presque intacts. Les Nuraxis sont en général placés sur le penchant de éollines peu élevées , ou sur des monticules qui dominent . les plaines. ' .

Dans quel temp , par quel peuple , pour quel usage ont-ils été construits ? C’est depuis' longtemps un sujet de discussion entre les Sardes érudits qui les ont visités ou étudiés , et qui ont recherché leur origine. Avant d’entrer dans cette question , il est une observation à faire , qui n’a pU échsqiper à aucun d’eux , c’est que les Nuraxis se trouvent toujours , non pas dans le voisinage des rochers où l’on n’aurait eu que la peine d’en détacher quelques fragments , mais dans des lieux qui n’offrent aucune pierre de cette dimension , et où il paraît extrêmement difficile de les amener et de les transporter. Il en résulte que ces constructions ont été l’objet d’une intention marquée , et que leurs auteurs y. ont attaché de l’importance.

Cette observation suffit pour détruire l’opinion , émise par quelques personnes , que \qs' Nuraxis ont été construits anciennement par les pâtres du pays , pour se mettre , dans les diverses saisons de l’année ,eux et leurs troupeaux , à l’abri des injures’ du temps. Qn peut demander comment

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des pâtres grossiers , à qui de simples cabanes de bois , de feuilles , eu de jonc , ou mieux encorre des grottes taillées par la nature , suffisaient pour l’objet qu’ils s’élaient proposé , auraient été chercher si loin des blocs énormes , dont le transport fait supposer l’emploi du levier., ou la connaissance au moins élémentaire des lois de la mécanique , et auraient si mal adapté à leurs usages et à leurs besoins , des fabriques divisées en- deux cellules , assez peu hautes et assez -étroites , pour qu’un homme , et même quelquefois un enfant , y tienne difficilement.

Une autre opinion trouve dans les Nuraæis des asiles préparés pour offrir un abri contre les incursions des pirates , ou contre les barbaries des Sarrasins , lors de leurs fréquentes invasions , ou en6n contre les persécutions politiques , dans le temps des guerres civiles.- Les objections conti*e l’opinion précédente s’appliquent également à cel le-ci. Il faut remarquer en outre que les Nuraxis, clos et fermés , à l’exception de la petite porte d’entrée , manquent d’ouverture qui leur donne du jour , et que pr conséquent l’homme qui s’v serait introduit n’aurait pu guetter ses ennemis , ni en sortir , sans danger de tomber entre leurs mains. D’ailleurs ces asiles prétendus^ étant toujours dans des sites découverts , et puvant être vus facilement de loin , eussent été fort mal cboi-

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sis , et ce n’était |ws un bien sûr moyen d’échapper à un ennemi puissant et cruel. ' •

L’hypothèse qui en fait des espèces de guérites ou de lieux de vigies , pour surv^Cr les mouvements des pirates , a bien moibs fle vraisemWance encore. Si les Nuraxis avaient^'eu celle destination , oA les aurait placés dp mhins én vue de la mer , et mis en correspondant les uns avec les autres. Comme les lignes d^ signaux. Or, il n’y en a qu’un très petit nombre «l’clîi l’on puisse découvrir Je rivage , en supposant inême, ce qui n’est pas , qu’ils ‘soient ouverts^ dé ce côté ; la presque totalité est placée dans nuimeur des terres , sur des collines basses, et t^ujçfurs de manière à ce qu’il soit évident qu’on r/a -^s eu originairement l’intention de les mettre en';rapport entre eux.'

Après avoir dit ce que o’éiîaient pas les Nunixis, il reste à mon,trer ce qu’ils obtdû être , selon toutes les probabilités et toutes Ite vraisemblances. Nos conjectures appuyées de c4les de plusieurs érudits, tant en Sardaigne qu'j^n France, ne laisseront , nous devons l’espérer ^ aucun doute sur celte question.

Le chevalier -Æo/eÆ, qui! s’était, fort occupé de ces monuments Sardes , . el| 'que le père Stefettant avait consulté à ce sujet , lui répondit « qu’il « avait beau méditer, et qu’il ne trouvait pas ™ de solution à celte double question : De quel

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» temp sont-ils 7 A qooi ont-ils servi Hoc opus , » hiclaborn.

C’était alors en effet un point de critique difficile à éclaircir , si l’on en jug;e par les dissertations contradictoires auxquelles ont douné lieu ces restes de l’antiquité , et les constructions analogues, découvertes en d’autres pays. On ^les avait attribuées jusque là , sans trop se rendre compte de ces conjectures , soit aux Etrusques, soit aux Goths, soit aux Sarrasins. Un de nos savants français les plus distingués , M. Pelil-Radel ^ me/ubre de l’académie des Inscriptions et Belles-Lettres , est vend enfin porter la lumière dans cette cpntroverse, et fixer l’opinion. Il a démontré , dans une série de mémoires présentés au corps illustre qui s’honore de le compter parmi ses membres , que ces ruines d’édifices formés de polygones irréguliers qu’on a reconnus être semblables et identiques dans les fondations de murs et de remparts des anciennes villes de la Grèce , et des anciennes bourgades d’Italie, ne sont autre chose que les constnlctiom cjclopéenrtes décrites par les écrivains Grecs , et appartenant par conséquent à la plus haute antiquité. En faisant la distinction ,. qui çst en effet trappante de vérité , entre ces constructions par polygones irréguliers , et les assises de pierres taillées en parallélogrammes , dont on les aensuite surmontées , et dont elles sont devenues les fon-

dations, M. Petit- Radel trace la ligne de démarcation chronologique de deux peuples d’une époque différente, et présente ces restes des premiers essais de l’architecture comme étant l’ouvrage des anciennes peuplades auxquelles les traditions recueillies par Denys d’ Haljcarnasse attribuent la civilisation primitive de ces contrées.

L’idée , ou , pour mieux dire , la découverte du savant antiquaire a ouvert une vaste carrière d’observations à MM. de ChoisetiL-Gouffier , Lechevalier y Félix-Beaujour y Fauvel , elc. , qui ont été en position de la mettre à profit ; et son auteur , la développant lui-même d’après leurs recherches, a Hni par établir sur cette matière un système complet , qui embrasse tous les lieux colonisés par les Grecs primitifs , et dans lequel entre par conséquent le pays dont nous nous occupons ici.

Les migrations des anciens Grecs ou Pélasges , le départ des colonies arcadiennes , leur établissement dans les' contrées barbares , remplissent' l’espace de quelques siècles qui ont précédé la guerre de Troie , comme on le voit dans les fragments de Myrsile de Lesbos. Denys cC Halicamasse nous a conservé dans son premier livre les détails do-ces expéditions coloniales.

On a reconnu leur passage aux constructions en polygones, et on a, pour ainsi dire, suivi leurs traces depuis la Bithynie jusqu’en Italie , dans II. 25

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l’ancienne Celtibérie , en Sicile , dans les îles Baléares , et en Corse. La Sardaigne , que personne n’avait explorée jusqu’ici, apporte à la masse des ' observations faites un tribut de plus de sept cents constructions cyclopéeniles *.

' Les expéditions étrangères qui avaient les premières abordé dans cette île , sous la conduite de Phorcus , de Sardiis et de JSoraæ, furent suivies de celle du descendant à' Hercule , lolas , qui, après avoir consulté Loràcle de Delphes , vint j éta' blir, avec les Thespiades et uti assez grand nombre de familles de l’Attique , une colonie florissante. Parmi les peuplades qui accoururent de toutes parts augmenter cette colonie , on distingue des Grecs de Milet , de Lesbos , de Chypre , et des Thraces ou Cyclopes.

Les constructions cyclopéennes de la Sardaigne appartiennent donc évidemment à cette époque.

Les pierres qui les forment , taillées grossièrement au ciseau , sont posées et jointes comme celles des édifices pélasgiques de la Grèce et de l'Italie antique “.-Leur énorme volume qui est caractéris-

' Le» anciens écrivains leur donnent cette dénomination , parce que l'art de bâtir en |x>l;gunes irréguliers a été pratiqué et transmis par les Cyclopes , qui ne sont point des êtres fabuleux , ma'is qu’/foméra, Platon , StraboH , et le docte Fréret , d'après leur témoignage , nous représentent comme un peuple réel et appartenant à rhisloire. Les Cyclopes ne sont qu'mie division des Telchiiies ou des Thraces.

’ Le» aiicicns (îrecs n’abandonnèrent celte manière de bâtir ((UC quand

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■ lique de cette architecture dans l’enTance , est une analogie et une similitude de plus. Il rappelle ces quartiers de rochers dont se composaient les murs en ruines de la ville cyclopéenne de Tiryntiie , détruite par les Argiens , et qui étaien^si énormes que le plus petit ^ suivant Pausanias , n’aurait pu être déplacé par deux mulets attelés.

On est autorisé à présumer, d’après ce que raconte Diodore de Sicile des travaux d’/o/as en Sardaigne , que c’est à lui et à son siècle particulièrement que peut se rapporter l’origine des Nuraxis. « lolas , dit cet historien , bâtit plusieurs belles « villes , des temples , en un mot tout ce qui » donne l’idée d’un peuple riche et heureux. » Ces monuments subsistent encore aujourd’hui , » et gardent même le nom de leur fondateur, » que portent aussi les plus belles campagnes de

*) nie '. »

les leçons et l’exemple des colonies égyptiennes et phéniciennes , qui vinrent se mêler à eux , leur eut appris l’usage plus simple et plus facile des pierres parallélogrammes , et les avantages de l’emploi de la scie , qu’ils ne connaissaient pas , et dont on ne trouve en effet aucune trace sur les ruines qui datent de ce temps.

' Nous devoas aller au-devant du reproche de contradiction que l’ou pourrait nous adresser. Nous disions , au commencement de cet ouvrage, ( tom. i’”' , chap. 3 , p. i5 ) , que les colonies grecques n’avaient laissé aucun monument construit de la main des hommes. Nous pensions alors , comme tous ceux avec qui nous avions eu occasion de nous en entretenir , que la construction des Nuraxis rentrait dans l’ordre de celles que Fitruve appelle incertaines , o/ms incertum. La lecture attentive que nous avons faite

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Les apparences étymologiques qui feraient venir le nom des Nuraxis de celui de JVomx , fondateur de la ville de JVora , et plus ancien colon qu^Iolas, ne détruisent pas cette opinion. La postérité de cib deux hommes , déjà séparée d’eux par plusieurs siècles , a pu confondre ce qy’elle devait à l’iin et à l’autre , et se tromper dans les souvenirs de la reconnaissance. Un chef d’aventuriers Ibériens n’a pu apporter à sa nouvelle patrie que des habitudes sauvages comme elle ; le jeune Grec , qui conduisait des Athéniens, était plus à portée de lui offrir les premiers bienfaits des arts naissants et de la civilisation.

La solution de la première question , relative à l’origine des Nuraxis, mène à celle delà seconde , qui a pour objet d’en déterminer la destination.

Les Grecs, qui ont imprimé à ces monuments le caractère du genre d’architecture en usage chez eux au temps où ils vinrent en Sardaigne , y ont nécessairement introduit avec eux leurs mœurs , leurs coutumes et leurs institutions.

Pleins de vénération pour la mémoire des morts , ils élevaient des monuments durables à leurs guerriers et à ceux de leurs citoyens qui s’étaient

des Mémoires de M. Petit-Radel , dans l’intcrs-alle qui s'est écoulé entre l'impression du premier volume et celle du second , a porté la conviction dans uotre esprit , et nous nous empressons de reconnaître notre erreur.

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ilistingués par des services. Ces petits moiuiments , qui avaient ordinairement la forme cylindrique , où celle du cône tronqué , étaient placés sur le penchant des collines , et en vue des plaines et des lieux habités qu’ils dominaient. Ces honorables sépultures étaient fort multipliées dans la Grèce antique ; ce sont ces fabriques de forme tumiilaire dont parle Denys d'Haljcarnasse.

Les réunissent toutes les conditions et

toutes les circonstances qui peuvent , sans crainte d’erreur , les faire ranger dans celte catégorie. C’est aller trop loin que d’en faire , comme le père Stefanini , autant de trophées érigés à des héros qui se seraient couverts de gloire en défendant la pairie contre l’ipvasion étrangère. Il n’est pas vraisemblable que l’histoire de la Sardaigne primitive ait donné lieu à tant de magnifiques faits d’arrties,et ce n’est que long-temps après l’origine des Nuraxis, , que les Sardes indépendants ont si courageusement combattu pour la liberté. Les Nuraxis ne sont ni des trophées ni des fabriques triomphales ; ils n’ont rien qui l’indique ; mais ce sont incontestablement des toiïibeaux élevés à d’illustres citoyens et à des bienfaiteurs du peuple. Ils sont trop nombreux pour être autre chose que des sépultures ; ils sont en trop petit nombre , pour avoir été des sépultures ordinaires. On ne se donnait la peine d’aller chercher au loin

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les matériaux de la construction , que quand il s’agissait d’un personnage important à honorer^ ou d’un beau souvenir à transmettre.

L’enfoncement de ces édifices , leur division en petites chambres ou cellules , leur disposition intérieure qui les rend impropres à contenir des êtres vivants , et la parfaite uniformité du type , tout leur donne le caractère de monuments funèbres. Leur agglomération en certains lieux en est une nouvelle preuve. Un village du cap supérieur où l’on en voit trois , voisins les uns des autres , en a pris le nom de Tresnuragfies. 11 y en avait plus de quarante , entre l’embouchure du Tirso et le cap San-Marco, sur les collines qui entourent l’emplacement où était l’antique ville de Tharros.

S’il pouvait rester quelques doutes encore , un fait concluant et décisif trancherait la difSculté. DeuxiVttraxw du canton de Nulvi{caip supérieur) , qui par hasard étaient encore intacts et vierges , ont été ouverts , et oh y a trouvé des restes humains , que tout indiquait avoir appartenu à l’antiquité la plus reculée. Les fouilles qu’on a faites dans beaucoup d’autres y ont fait découvrir des ossements et des armes , mais jamais , il est vrai , de notre âge du moins , ni sculptures ni inscriptions'.

’ Les habilanb de l’intérieur de l’ile et des montagnes, qui descendent des |)cuplades primitives , sont dans l’usage immémorial de faire un amas

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11 est possible que, dans la suite des siècles, ces monuments aient été employés à des usages divers , suivant les événements du temps , la situation du pays , les besoins de ses habitants , et qu’on en ail fait successivement des lieux d’observation ou de défense contre les ennemis , des asiles dans les temps de persécution , ou même des refuges et un abri pour les pâtres; mais d’après l’origine incontestable des Nuraxis , ils eurent primitivement une toute autre destination , et c’est ce que nous croyons avoir démontré.

de grosses pierres en forme pyramidale sur la place où a été commis un homicide. On appelle ees tas de pierres , superposées à ht cjclopifniit , mortorgius ou monumentot. Serait-cc trop hasarder que de regarder cet usage comme une des traditions de l’antiquité conservée par ces peuples ?

On pourrait ajouter, pour prouver que ce mode d'architecture ii’est jamais tombé entièrement en désuétude , qu'on voit dans le pays pinsicnrs constructions des temps modeiiies , faites, d’après ces principes et ces procédés. las murs du haras royal de Pqulitalino , dans l'arroiidisscmcnt à'Ozieri , sont bitis en pierres superposées les unes au.t autres , sans riment , ni aiirimc antre espece de lien. Ou les appelle mûri hnriari , les murs Imrhares.'

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