LES MARBRES
Ij3 Sardaigoe possède un grand nombre d’espèce €t de variétés de marbres. Bonaria, près de CagUariy a une carrière de marbre jaune. Ceux de Teulada , de Samugh^ et du meut Gonari , sorti veinés et de diverses couleurs. .
A Fiiune Sanio, entre Sassari et Porto Torre , on trouve un marbre jaune>pâle , avec des plaques rouges, nuancé de noir et veiné de blanc.
A Basa et à Casteldoria il est jaunâtre ; à O silo , à Buduso , à Patada , il est blanc et noir.’
On a découvert , dans le siècle dernier , près du village deSilanus, une carrière de marbre blanc, sans veines ni taches, d’une teinte laiteuse , d’un grain fin et serré, qui n’est pas indigne de la npin du décorateur ou du sculpteur, et dont on fait usage dans le pays pour des objets d'art ' : Le baptistère de la cathédrale de Sassari , le maitre-autel du couvent de Saint-Joseph à Cagliari , les décorations de celui de Bonaiâa , les escaliers et les chambranles de cheminées d’un certain nombre de maisons , sont en marbre indigène.
Le Sarcidanoest riche en albâtres. On en con-
naitdeux qualités distinctes : l’une jaune , à rubans
' Il y a quelques années, la cour joignit à un présent dipli.mati pic \ingt> deux caisses d’échantillons de marbre du plus beau choix , parmi lrs<|url s se trouvait du xeil auliqne. '
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(>U(ic:> de nuances l\^neees ^ l’aulre à larges handcS; gris et orange.
LES riEnUES DOUES.
La nature, qui a réserve les pierres precieuses |k)ur d’autres climats , a prodigué a la Sardaigne celles qui , désignées sous le nom de pierres dures , étaient chez les aiidons , gravées en creux , et aux- (|uelles le travail de l’artiste leur faisait attacher un si grand prix. ‘ • ^
L’une de ces pierres , la sardoine en a même tiré son nom, en latin sarda , parce que , suivant Plirw J elle y a été trouvée en grande quantité '.
On appelle sardonûjr les sardoines qui forment des couches accolées > de manière à pouvoir en faire lies camées , c’est-à-dire 'des gravures en relief, «)ù les figures et le fond sont d’une couleur différente.* . « ‘ ^
Les anciens , et surtout les Romains , ^faisaient le plus grand cas des surdonùx j- ils en avaient de riches collections ^ C’en était une que Poljrcrate , tyran de Samos , jeta à la n)er , croyant expier ,
' Ipsa gemma vulgaris prtmiim Sai-db reperta est. HUU natur. lib. 3? , cap- 7. , ■ . . . .1 - , ,J- J:
Quelques critiques ont prétendu que le nom de cette pierre venait de la ville de 5arrf«, en Lvdie.
• Mithridate en possédait (]ualre mille. ^ > j ' , ■ . ■ - .
Romanis hioc gemma fuit cclel>errima. Pline, cap. 6. ^
ANCIENNE ET MODEENE.