‹ Histoire de Sardaigne, ou, La Sardaigne ancienne et moderne, considérée dans ses lois, sa topographie, ses productions et ses moeursChapitre 58 sur 78 · I.A SAHDAIGNE · texte numérisé non relu

I.A SAHDAIGNE

suivit long-temps sa carrière. Ce qui parait certain , c’est qu’après la perte de la bataille navale décisive de 1284, où sa marine fut anéantie , la république de Pise , dont la décadence suivit une progression rapide, cessa de jouir d’aucune considération politique et d’aucune puissance réelle dans ces provinces , où quelques années auparavant elle commandait en souveraine. La fin du treizième siècle fut marquée par ses désastres et par les sacrifices de tout genre qui lui furent imposés. Elle fut contrainte, en i3oo, de céder Sassari à la république de Gènes , qui tous les ans y envoyait un podestat ou gouverneur. Les Dorùi , les Malaspina , et quelques autres grandes familles se partagèrent entre elles, et avec les juges d’Arborée , le territoire de Logudoro , et y élevèrent fies châteaux forts , où ils préparaient leurs moyens d’attaque et de défense , et où ils exerçaient tous les droits de la féodalité la plus tyrannique.

La province de Logudoro est le premier des quatre judicats de la Sardaigne qui ait cessé d’être gouverné par des princes portant le titre de juge, lequel ne fut donné à aucun autre après la mort de Vernapalla. Il ne dura guère plus de deux cent quarante ans.

dcchi’aiirc et d’oxeommiinicatiou , pronoucé par le saint siège , axait mh les armes à la main. Taoxrr, Annal. Pis.

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