RUPTURE ENTRE LE PIÉMONT ET LA SAVOIE
Que n'a-t-on pas dit sur les inconvénients et les périls de Tnistoire contemporaine racontée à ceux qui Font vue ou qui l'ont faite? Rancunes des uns, désaveu des autres, incrédulité de ceux-là, tout s'accorde pour rendre la tâche de l'historien aussi ingrate que malaisée. Les événements sont si près de nous, qu'ils restent confus et brouillés ; la multitude des écrits et des témoins, les causes secrètes encore dissimulées , l'intérêt de ceux qui trompèrent , la pudeur de ceux qu'on trompa, et la vanité , la crainte, les mille passions mauvaises qui font de l'homme un perpétuel menteur, que d'obstacles à écarter d une main ferme, que de pièges à deviner, que de vaines apparences à dissiper ! Nommer un tel? Accuser celui-ci? Y pensezvous ? Ce sont choses trop près du temps présent et qui sont dangereuses à mettre en lumière. Pourquoi remuer ces souvenirs? Laissez le flot du passé emporter tout cela et ne risquez pas de vous perdre vous-même en essayant
d- airaoher. eee épaves au dâbordemeut des fai^ Gmtotaiiipo]»iii&.; . -
1 Œél.stt le lao|;age des gens habUdi^ qi|i se €co)elit> assez sinoères dès qu'ils n'ont. {las menti. Mais le plus TÎf attrait de Thistoire n'Mtii'pae dans ce ohaos de contradiotio&s dont il ffltat ^éga^r la vérité comde on cherebe le diàmtot dans le sable ou la perle au bmâ ànts mers? Et Thistoire elle-même n'est*-oe {loifit Fart d'appliquer aux heures présentes les eiDséignementa éa passé? Ces lèçdns ne serontr i elles pas plus fortes à mesure que l'empreisite en 'Sera plus, vivante .enoore? Et la voix de)nUs ipètes itie sera^'t-^elle pas mieux écoutée que les ^laiivtes lafioiblies de nosaieux d*il y a tceis fiièclei^? ■ '• .• .i! (,'
< jCependianty rhistoire cantemporaioie est /(^eUe apaJoik sfait le moins ; ;les faits d'nier soint oublié^; les^ hommes et les clxoses d'il y a dix, visigt un I tirante ahS'SO^t enveloppés de t^nèbr^es par ceux m en pnt abusé ; Je ne suis pointj d'numecur ^ mf associer à céa cojcaplaîsanees , et je dënfiaiide â mes lecteurs le môme es^kril; de ju^tice^avec lequel j'ai tenté d'écitre les pages qui vont suivre.
. heM février 484fi, à Tbieure qù un trAn? se bri£N^ a Paris 9.1e Conseil général de Cbambéry QMJwiaJit du roi Charles- Albert au'up. airti^île sp^ial da Statut oç^acrât pour I4 Savoier le iBxaîiiQti^n.de la langue i'rançaise dgns la réd;H> tion des iéis^ les discussions pai:lementakes, et les plaidoieries devant les cours suprêmes. Le môme jour^ le Journal qui représentait l'opinion •AoB bautejs classes se plaignait du préjugé répqin4ul au deldf des Alpes sur le penphànt àui eintrakierait la Savoie vers la France; il aj.Qiitait
qm la<c<)»4idte âe^nmistasesipouTaii aooatUdr m répugnance du pays à suiYreiunapalsjt&apie tropiavaiicée^ maîs^ que la Saroié ne laaaiictianlirait pas 8dn jiévouemeti/t ù on kâ resféftaait ^oii^éiiatsoiivetfain, une jnntepro^îaaèiale (posH sédant leSvOlidenûeB atUibutions de cetfc&Cqiib- {iagciie &a celles du Bureau des eèmmkjd'ULôskë, <ftcbbantles pojets de loi, tes pi)oposlanit dfoffîde wii^uldiaiit des anrôts de règlôment. Qette mèfianeèi de. la capitale^ cette soarte[ de imiseiien 46Qirare dei.la presse di^t s'ii&spliéveKittjihjbi^iM!PS;4Drp&>4élibéFants de la Tsffielqtas»^ etfflu Foud^ny, parurent âtranges.'DesbrUijts.mquié- 4sii]^ jcirc«blent./Le 06, o^ apprend 1-abdieatîoTi -àmt(À Lottisi-Philippe ; le 21 yhiîpmdajcashMi^'ÛB k République. L anxiété succède à rêffeiTe»éôQca; tandis que les ouvriers y aflbra|si par . râ^tkte mois de . fôtes civiaues et dé ^ ob^agp, fieîntmAentdu travail on au pain {Simm:s^^jïS'' 'Ksipntlaidépèchô anooin^nt la pronHilgatiûn^dU Statuts Cotte nouvelle qui^ «quelques lONjors^ pkis \ôt^' aui?âàt provoqué de bruyants traitspof ts , paçse* âfsi)>ordinape][^ne au milieu de l'îoqidéitode^^iHiivers^eile; toutes les oreiHei ^ttons^ lâs yeux étaient tournés vers Paris. a.: îa ^ '- €^é*âit potirtairt uî) évèneihent «deâ j^d |rafééi'VÈJé *Stbtot fdndatoeiltal de Ik 'moi^^tJàe iâg^dè (4 rti^ 4848) inaugure le régiùàe "éôb^- ^ IWnitf^ ^ "^ ^ ^ -^ ^^^~^- ^ -
*'OJf ft54 tèi-bédia; di^on : Iô 3 muré as soin irddton^ idtôfeiôn ftv 'fiçBM\w.Aiet deirt5tJiiQqpr f[urgçiieeiaC^^ Qii\^n-
' 'ia id^^tpJt le 4. -r- Art. l*^ la relig|pn cmlJ^oUaue» .tMstçlife et romalûe/esl la seigle reïi^on de jEl^t. — ' IVti' 34*. Tous ' i^lriiéoled, quel qtie soit ïenr litre oik li^ur ràng^ 90Ét ïgaux
d')imiD0iiT6au cabmet ; ee -^àoïx sndiquaib Bulâ^ àstimakïA la pensée de Oiarles^iAIhèFt/brAkEiIt ses* vqisafiaux, sâcrifiaEt «ee dûmièifes^éroga»tivës'jde rbi * absolu JxMir courir à ia oonqaéte' de Tiinité' italiêmm. Les i (résuhaf s pêliii^iids 'i^ ' cette'iUiptQre'ÀvcQ ia tradîtk)^' dyiiafltu]ii6^ ou {dôtôt idie '<^ Tébimc auxVie^i prodédésidiJjDbi^ nlatiqiiès deé docs de Senroie^ «étaient? ptescon^sidèrables enedreque leurs oonséqnettkoes soda-' iBfr.'.La {lévolution de i84S^ renverséit dans les Allptisfl^i t)iBS6ante chadelle ieom<truite'«par<la Samté^Llliance oontre ivos fpdntièresr dta /Miriii de même que la > Révolution de 4890 aflrfl&t brisé cdlle fju'on avait reipise, au Nord, entr;^ les TO?%Fpvde^ Çays-Bas. flu ibùr oqX^lJS^h|'T tiw ,dift Piémont le met a la. tête aes . p^ftplss It^eM^ de. mercenaire de l'Autriche il devient l'avant-garde de la Révalutioa, et. ta Fvaiàoè re^^ajiçit^ du même coup, sa légitime inQuence sW les' peubles de race latine. • ' ' inalrâitaés gages aux radicaux excités 'tiii/;'lfe suè'cés îndifl de leurs amis de Paris. Le 6 tùài^à', le décret de Çrioberti s'exécute ;' les' JéslD&tëi sont vîdlçmmetit expulsée de leur collège 'de Chàmbéry comme us Tétaient, depuis tirtAd m()|$, de leur collège de Fribourg. On doïirie aux Férésdeux heures pour quitter la ville'; iéd enfants, qu'ils fussent de Savoie ou de l'étr^^J gejrV^somjetés à la rue, au mépris de la pùfl^W
dev^iit la toi. — in. ^; Its contriboeht miisUûciemtiiV/^^ la prô)pérU()tf dé toar fôvfane, aux chAi^ég déVEtm^'^'kà. sK T<)i4e9ilH propriétés, fat» amoiine^jECQplioiir^nt fiivioMM;^. -7 Art..32. JB.st recoaxia le droit de ap réuqir, paisiblement k ^ iiùB arùiGs/ en se eonformant aux lola'qui règlent l'exercfeeM ce droit. — Art. 67. Les ministres sont responsables. — Un Mit dn 4 mafs/snpprime Ia Sénat de Savoto el le remplaeé par une Cour d'appel.
— at5 — iste
dfiuset >i^ ; .deux jtjon ïprès^ le chétif -mobiËâr dB^âoalesM 4endu> ài'eàcan-.Gat acte brutad, {lE^nra'par tesilntËpcsséSj De Uussaipraas-.qaerde tbudèsian' sentiment pétublevUparutsîikgnlHr ^e^[<âtrcât£ élémentaires fussent ainsi fioles aa lanjietaain du jour où le roi décrétait .sotea* nelteba^t l'invidabilité de toutes les fibertéBf les^BoiBSjprodàgiiés aux enfants, les ^frjQS.de ssrviee fautes aux maîtres furent une prèoùàire elJ oaturelle protestation. Aussi acctieil£t-«n comn^e in(^portune une lettre pariaquell^ilë pàstÂi dé Viflette sollicitait lab Savoie deâédaiier ses.^ntiioeiitg 'inaltérables d'union 4 l'Italie. ^ i
'% C'iùinexion à la Ffance, disait'il, aurait podr ré'^ti'lùJt'dë'nous Confondre dans un peuple ië tteàierqtiHtê mUi/nS'à'&mes; au milieu duquel notre ijafitjfiiQ^, ttitté histoire, 'et Jusqu'au notnque n«u^ «ortonsl iw^ driÉsmkeplerdre, ouuiâipoUr tuujMirs..».. -u:-.- n. '
' ^'attachement à la Fi thigue, avait des raciiie %m(q,qiii ne lui dût q OÎ)^ï^!gloire de 1 un de :
^ôiït^' était endormi. ] l'a^Miûs^t d'intênlioosd (afeiifcfi,;^&liii,. supposai] ^p^ On lui rendait la' ^1^09 une factioii , qyi,' 1 r^;^lle-môme. Les pari et ïàhcent leurs manifes ra^pUe, detn^de .l'annexion à laFj-aijp^; ln.!l]i<espijBei, â'ÂiinBcy, Je maintiendeliu^i^n sa*^; M.' Ba3tiaîï,^eCaTDtige,Faoc08sitinà!lâ gji^e'!VP?fr.i«iebiiatTeriB4flntpu'^'^oliflçi^^^
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â^vingtati» de distance; si Vdn ne ëoètiàtidsfât
de la'Rétoîùtion', tbut ^'âccôr<Iaît'pbùi*'flolï?» lé^^f àWtàîits de la Savoie à mariiré,$ter déâ ^^(7 iniiip9,^ostîle3j àù ï^iémont. CIhâmî)éry'ç(ëv^ftt lé. cetttrç de ce$ intrigues, qar leaaete? qui sorte»! de la. règle leommuae émanent tovgpursrrdiaild capitale, et s'imposent à robéifisanèe desr'pFd*^ vinces.au Cccput mqrtuum des campagnes. Les eslfafity^ plâîrvoyàhtô crurent apeMévoir dans Vmhromd italien le secret de tees tiMàAiWéi \ rtWiiS 1'^0ilaliôn se cbmmuMc^piâlt tapfcféWifém
ie, ïftfprobablé^ factieuse; devint en tïi(!i4nô de uît jottrs le point d'apptu d'opinionà sîncêtes otf de mncunes secrètes. ■ ' '' '[ ""'
lJès\Satvôyens de Paris font auprès dtf '|i>ti'veJi^ticri^ent provisoire une démarclie cpiipaiftrt indiscrète ; à Chambéry, Tordre fut troublé fe 43 mars pftr deîj. chants séditieux et lé 25! ^r urie àttdipe brutale contre lé rédacteUr \dtt CMrriet des Alpes. Çjes maladresses apparentes étipiient calculées. Le 30 mars* les t?pupefe qui,* formaient la gan\ison de ChaitiDéry partent pbUr ritaKe. Le m , les syndics, ÎIM. de Quincy et Rey, font afficher une proclamation qui déchirait tous les voiles :
< La ville est sans troupes régulières. Des nuneurs nous disent qa*un grand nombre d'ouvriers quitteoiles villes de Fnincfi les plus voisines de nos fronlièrea^ et s'avueait au milien de nous. Ce sont, nous le crevons,
* Lo joor mémo où les nonbrevi ovTrtera origfMires de'ti Safoéa^of toolTMvaléot plus de travail à Lyon se «ieltaieat'«B Marelw. aur aeetamiiiOMi dlAto nnde taiiDeew, foar rtétfgr daM loar paj'a natal. (P^fUrs puklits^
i^eaffan^ de la patrie qui reptrentd^MW soiisetov^le imfi onyrxn se» bras et leur teodra la * Kwâf j^f ^lea CQp^iuire jusqu'au loyer domestique... .Si jaryiiustiè^ év(^Àieînexits devaient amener nio^e séparation. des !$t^9 d6t\t nous faisoi^s aujourd'hui partie,, u ^'appart|èndtiu( qu'aux Saroisieiisréunis'dé pronoricer sur leur sorf/jfc!^sehne n'a h droit ni le pouvoir de letir impc^eir un î;6â- TériîemeAt qui ne serait pasrexpres^idn de lent' volante UbKpient émise et librement reeueilliê. 2> ^ '' ] '
iXj5 If^ avril, le gouveriieur Qliyieri réUftitîés i ^pO hommes de la mijice coqnnui^alç ^ 4^ loaude s*il peut compter sur leur cqucquîis pqujç cqmïiàltre les colôunes insurrectiounell^^. op^ Y^pprdçixe est signalée. Les officiem.ne^'lepgi^p Çjpnt qu'au maintien, de V ordres î^- JCohsj^î} g^l^éral, pour sa part, fait 1- aveu 4e '^onJ»pî5^,4 sance à paralyser l opinion^ que tmt ^.Ç'^r c^^.to^cea ont fait surgir dam lepy])liçpopi^ion flg*/ jtjM|a^ la rhi^tance en e^i jjrpî^aij^t, l^^ mé^iiriêtne en cas de succès i il refuse ^ riulif%* dà4ît^\ général le droit < d'eiiléyer Jep;Cs^i$^f jjubljgi^^.. En présence de çj^\\e attitifde,..^ ajjjtorHés piémoutaîsés quittent la.yiîle et yi[^t atleiidïîé, sur larouté du Mont-Cepîs,tWré?vit^t d'^^nemj^nte dont rpn croyait avcàr ,^u wajpr in^ç^, préparé le succès*, te Ck)«sjBil geiiéràlfi^ la \ commune fut dès lors^ en droit efc en^ fiaijt) investi de tous les pouvoirs *- ' r • , h
' " T l.e'giDuvërneûr disposait des 18bÔ lïOmnics^arUsJe î6 mars «ïiqtil ^e- tbttvaiént, le 2 ayril, à ModàHo : il avait ^é bïuB^ÎK^ fedidat»; lè 8, à MoiUtnélidn ; ii pouvàft siàtQdiiKiH im â(»tia^ mDn/0tle«! 1^900 miticlen^'; total* 2/i5# Hommes htoanntfih
* Aussilôt après le ddpart des autorités, la Cour d'appel fit iil^or Y^m$ ^ue lnkjusikfir. cmHn^uait ,Q,9ié§tr^ ftUea êewls
Si^o^ çpii90iUje^jBi4'inteo4ftVQ^iJlTfi9^<l#iiftÀ5l^tt ^alimum^Ai» bons citoyens. .v . .î •
L'embarras des honunes qui le composaient était grand ; Français de cœur pour la plupart, ils avaient une peur effroyable du si^trév^uge; redoutant le retour des Piémontais au même degré que l'invasion des clubs lyonnais, désarmés par le refus réitéré de la milice de combattre, sollicités à la fois par leur dépit de Tabandon du Piémont, leur vanité nationale, et surtout l'amour de l'ordre, ils résolurent de gagner du temps et hésitèrent devant les deux
Eartis qui, seuls, auraient pu concilier leur onneur avec la sûreté publique : ou prendre l'initiative d'une annexion jugée inévitable et l'ennoblir par sa spontanéité, ou se défendre à outrance. Ils n'eurent ni cette hardiesse ni ce courage. Tandis que leurs émissaires rappelaient le gouverneur en lui faisant connaître la foiblesse de la colonne insurgée, leurs délégués entraient en pourparler avec les chefs républicains qu'accueillaient avec sympathie la ville d'Yenne et les habitants des communes traviersées, et s'efforçaient de retarder leur mairche. Le 3 avril, dans la matinée ^^ un groupe d'une centaine d'hommes, dont soixante seulement armés de fusils, précédés de tambours et portant des drapeaux français et italiens, 'apparaît au pont du Reclus, traverse la ville au milieu d'une foule plus curieuse qu'émue, et prend position au pont de la Garatte, sur la route d'Italie. Moins d'une heure après, arrivât en désordre une colonne d'un millier d'hommes chantant la Marseillaise^, mal vêtus, l'air fatigué, beaucoup de très jeunes eens, presque des enfants; quek[ues-uns avec la ceinture de laine rouge, des pistolets d'arçon et des sabres enlevés aux soldats de Lyon désarmés, les deux
^ Hffp» n'étant À 1» mani qoei ieai) bâton de voyage >ét }e imnôe pacfuet àè Vàn^^tiek ^^t^it^^son
. twr (te France. Lfei troupô «e <iteperse efr ^-
^•àlèûtsî Mandés; adslofmmés àrfla^ feè dirfeent «Iteôifés^ tambours et les 'ât^àpeâlk sur là tuace ide l'ÔdtëMë-Villè et le cftoyén ï^yBsàrd'dé- HiH âeVSàrrt le- Conseil 'a^einblé^îqk'it rit^d iyoï^sèBi^n jle la Villeaùnôna(Je4^'Bfé|Amiqde; h -■ Gbh&eAl ' ne pfMteste ' <[\i^ f^^sbù- ^Sîlêrioe .
< oui Peyssard arboré ata-bàtootî^lè^ drttpéWi ftan-
'^^ ;4-i^6f3cris de vVhéU RépùIbliqM ! ^ tënle 'Pè^it^ par ceux dé :: V^^ U Shtt^el iLë tStmôèU
î atilt atmné l^oi^dre 'aust eommànd^ftW de la flïffifée cle reiidre les an^^é6;-fe^'(^d!â ^épublicalb§ ^mdiii^ttt lafaMeide désatinéF té« portes, etiS'iie se trotfra pas tiiï officier ^ur ^tester
^icë^trë^ëtaetievaù96i Insùltd^t^^^J^i^MrAév^ ' A^*^^èdiûit* eitèeftfify W^i^é^pài- MPPhittbë^ 'Rëtj^roh, Tèfeueîïle les' adhéfeidtt^V'^^'^b^rd
^i^éd ^ timides^ puii^ p}ti^4^#bl^9ég èt'^lus 'écfeèhtuéës, â inesttfe que 4%rdre' fe^'éttftlit. Un ^a^^jj^au fyeupîe,«igtiépar M . R«véyrôii ^tléetere :
^V' Au nom dti peuple '^avbîsîen'î Lf^ticîeh |)ouvoir it*éiî'sfe plu!^. Rans^ les plk du drapeau frîwçaw^iidus 'iiiÙ9^Kpp6r(b))sk République a^e^^ft sainte ét'ftlateriidlt0 fievisë. Da suffrage universel' voât sorttrîvors dèstiàées. Ge TésulUil, %<om l'ûfatiaidronb sois NÎirifnoe et ' aaxeris de :. Ym la Sa^Biia I Ytve \^ Fraato^ >
• ji» .'
" Leia Premiers actes du comité "prMîsoil^e'sant ' dîxités 'par cet espnt de ùoncfllalic^h ; tnais le choix q'uû maire sert d'occasion^ â d^ê» conflits d'Influencé et M. Peyssârd, élù>par iinVétè |<pé- (aptté; coiïimet la feule îrrépar&bié^qtii vàî<le- 'véiilï*,' entre les ma&s dti pai^ti cdnlrafere^y une artnet^t-riblé. n fait 'afficher la pMdamatibn *q\Usmt: •*'• '' "^ ' ' "' '"'' "•" "' "'^^^''
« Ralliez-vous franchement au gouveraement republicain, évitez toute tentative de résistance, et saeiiez bien que la moindre manifestation contre nos frères de Lyon qui sont venus nous seconder pourrait amener le massacre immédiat de tous les Savoisiens qui sont en France, et que vous-même vous vous exposeriez à une vengeance certaine. »
Tout aussitôt des groupes se forment, on s'agite, on s'indigne : on insiste sur la honte
Sour une ville de dix -huit mille habitants 'avoir abdiqué entre les mains de quelques aventuriers armés de bâtons, on fait ressortir l'insolence avec laquelle les clubistes de Lyon, les Voraces, ont désarmé la milice, on exagère les sottes menaces du maire provisoire, et des messagers partent dans toutes les directions pour ameuter les paysans et appeler les pa* roisses au secours de la capitale* Les citoyens de Cbambéry qui adhéraient au mouvement républicain tentèrent tout pour conjurer le
Seril. Dans l'après-midi du 3, un semblant 'élection constitue un comité administratif C9ipposé de douze habitants honorables, choisis parmi toutes les opinions, et chargés de s'installer, en permanence, à Thôtel-de-ville, pour le maintien de Tordre ; une seconde proclamation recouvre sur tous les murs la malencontreuse affiche de M. Peyssard ; on y désavoue les fautes commises, on promet du travail aux ouvriers, on convie les gardes nationaux à partager les postes avec les volontaires républicains.
On avait désormais la certitude que la méprise était complète des deux parts, que, cet;te haf^e d'aventuriers obéissait a descne^siqui n'otiaieiiit se . déclarer et qu'eHe n'était point, comme on l'avait espéré ou craint, l'avanb^aiià^
de la nation française. Dès lors, tout changea de face. Un peuple ne pardonne pas à ceux oui rbrit expose à devenir sa propre dupe ; tes
Srêtres et les nobles qui ne virent plus en face *eux que la République avec ses avanies et ses terreurs, exploitèrent promptement les préjugés du populaire et la crainte qu'inspiraient les Vbraces lyonnais. Chacun se posa cette ijufestion : Que viennent -ils donc faire s'ils mfarchent sans l'aveu de la France? Et nul ne contredit la réponse : Sauvons la ville! La tragi-comédie tournait au drame. Les manifestations contre -révolutionnaires devenaient de plus en plus menaçantes; les patrouilles se Vïrerit rèraser l'entrée du faubourg Mâché*; et, pendant la nuit du 3 au 4, la situation de c^s hommes mal disciplinés, mal armés, perdus au milieu d'une population hostile, s*aggrava au point qu'ils ne virent de salut que dans ttné prompte retraite. Ce malheureux essai était le pendant de la ridicule expédition de Risqùons-Tout ^ur le territoire bel^e(25et 29 mars), et' de l'échaufFourée de Ramonno en 1834.
Le mardi, 4 avril, à l'aube, les chefs républicains acceptaient les conditions offertes par les officiers de la garde nationale pour assurer leur départ, puisque, disaient-ils, Vopinion publique se déclarait contre eux, lorsque soudadn les coups répétés du tocsin jettent dans les aifô ce frisson de terreur et de colère qui
i Les femmes 4e Mâché, affolées par les accusations atroces dpat on chargeait les Voraces, déclarèrent à leurs maris qu'elles entendaient que pas un étranger ne pénétrât dans cette me éti]oifcè:0(; montttense qtti est le faubourg Saint^Marcean de Ghambéry. Vidgt-denx hommes commandés par des citoyens éperjgiques, Bal, Gallo, Michon, Ghapot, etc., bivaquèreat à rentrée du quartier et le firent respecter.
agit si puissamment sur les fibres de l'homme . La métropole donne le signal ; toutes les églises répondent; le tocsin, convulsif et provocateur, bondit de clocher en clocher, d'une paroisse à Tautre, jusqu'aux rives du Léman et au som« met des plus hautes vallées.
Tous les habitants en état de porter une arme, au signal des cloches, enveloppent les postes républicains; quelques-uns réussissent a se replier sur la caserne; ils s'y retranchent; on les attaque, et, après deux heures d'une fusillade qui ne fit malheureusement que trop de victimes^ cédant aux ordres de leurs cnefs et aux instances d'amis courageux, ils acceptent la capitulation débattue à l'hôtel-de-ville et q^ui assure la liberté de leur départ. A peine on\rih> livré les armes, que des bandes de paysans les entourent et les menacent ; l'escorte est débordée ; rhéroïsme d'un honnête homme. M. Mollard, ne réussit pas à faire respecter les droits des vaincus dont on ne peut sauver la vie qu'en les entassant dans les prisons. Quelques coups de feu furent échangés au faubourg Montmélian; les républicains, qu'on poursuivit comme des bêtes fauves, se dispersèrent dans la campagne où plusieurs furent égorgés par les paysans ; d autres se réfugièrent dans les maisons où on les rechercha sans pitié. D'odieux excès souillèrent cette facile victoire ; il faut s'y résigner ; la peur et la vue du sang enivrent, et les honnêtes gens que le péril a surpris s'exagèrent toujours le danger qu'ils ont couru* . Le soir même, le gouverneur, informé à Aiguebelle des événements de la matinée, rentre à
* 83 hommes avaient été tués dans la ville et 07 blessas , 950
Chambéry aux cris de : Vive le roi! Le 5, le ministre Des Âmbrois arrive à son tour avec deux régiments, et les autorités piémontaises reprennent leurs fonctions. Le Conseil général publie une adresse au neuple dont l'emphase insultait aux droits de Ijiumanité :
« You8 tous, courageux citoyens, qui avez en cette belle journée écrasé les ennemis de nos institutions, les spmiateurs de nos propriétés* et les perturbateurs de l'ordre public, recevez par notre organe les expressions de la reconnaissance de la ville de Chamoéry. Vous aveiz écrit en ce jour la plus belle page de son hutoire dans le sang de ces ennemis! >
La nouvelle s'était répandue dans toute la province, avec le son lugubre du tocsin, que Qxambéry, envahi par une horde d'étrangers, menacé du pilla|[e et de l'incendie, appelait au secours. Des milliers de volontaires s'étaient précipités ; l'avis de la répression leur parvint en route. Cet élan généreux fit oublier les tristes scènes du 4 avril ; il ne resta , dans la mémoire des populations, que le souvenir d'une ville sans défense, imitant rhéroïsme des habitants d'Annecy au temps des Espagnols, se soulevant indignée contre une poignée de malfaiteurs et les chassant de ses murs. Les partis ne se résignent pas aussi vite à ces arbitrages de
forent eafermës dans les prisons; 13 furent massacrés isolément sur les paroisses de Barberaz et de Saint-Alban ; 70 disparurent^ Du côté des habitants, un seul homme fut tué, le milicien Alisan, et il y eut une douzaine de blessés.
* Cette accusation n'est justifiée par aucun fait ; dans la journée du 3, les chefs constatèrent la présence dans les caisses de la trésorerie d*une somme de 533,267 fr. 79 en numéraire, et n'en détournèrent pas un centime. M^ de Faverges n'aurait livré le trésor que s'il y avait été contraint par la force ; mais à ce moment il était seul, sans défense, et le droit du plus fort ne fut pas invoqué.
rhistoire. U invasion des Foraces et la répressîoix sommaire dont elle fut punie devinrent le siuet «de vifs débats et d'accusations passionnées. lie Conseil général se crut obligé de publier une relation des événements % et ne comprit pas qu'une justification trop prompte devenait un aveu. Ce récit officiel fut discuté à Turin ' et à Lyon*. Des trois partis qui s'étaient si légècement exposés aux équivoques d'une position fausse, 1 un y voyait une défection, l'autre une méprise, le troisCème un gueUapenl
Les clubs de Lyon organisèrent de violentes
Srotestations contre la conduite des atttorifés e Chambéry , et, pour éviter des complications, le gouvernement sarde fit reconduii^e à la frontière les Français détenus. L' échec du 4 avril déconcertait les secrètes combinaisons du parti qui voulait entraîner la France en Italie; ces manœuvres dataient de plus loin ^; il «uffira de rappeler la proclamation d'Emmanuel Arago, commissaire de la République à Lyon, annon-
* Précii historique des faits qui ont précédée accompagné et suivi l'invasion de la ville de Chambéry, dans la journée du 3 mvril 1848, publié par ordre du Conseil général de la ville. '
' Osservaxioni intorno ai cenni storici sopra gli awenimenti ch'ebbero luogo nella città di Ciamberi, nel principio di aprile 1848, par rintendant général Sappa. (Turin.)
* Appréciation des principes qui ont dirigé et des faits qui ont accompagné le mouvement républicain des volontaiites sor voyardSf aux mois de mars et d'avril 1848» par Ph. ReveyroB'
(Lyon.)
^ Le 7 novembre 1847, M. Guizot écrivait au prince de Joinville : < Les Italiens voudraient que la France mtt à leur disposition ses armées, ses trésors, son gouveraernent, pour Taire ce qu'ils ne pourraient faire par eux-mêmes, ce qu'ils ne tenteraient pas sérieusement, pour chasser les Autrichiens d'Italie et établir l'unité nationale et le gouvernement représentatif. » (Mémoires pour servira V histoire de mon temps, toffleVIII.)
çant la formation de l'armée des Âlpes poUr réparer les torts anciens subis par la France et rappelant aux soldats les sympathies que leurs devanciers trouvèrent en i792 au delà de la frontière , et la réponse faite par les consuls sardes aux émigrants qui réclamaient le visa des passeports : La Savoie ne nous regardephis. Après le sanglant malentendu du 4 avril, on desavoua tout. M. Bixio, chargé d'affaires de France à Turin, écrivit à M. de Lamartine, ministre des affaires étrangères, une dépêche qu'on publiait en même temps à Paris et à Chambéry :
« Un courrier arrivé à Turin dans la journée d'Mïer a annoncé que les colonnes insurrectionnelles, que je TOUS ai ^gnàlées dans une dépêche du 1<^>^ avril, ont pénéitré en Savoie. Â leur approche, les autorités sàrdès ont quitté Chambéry pour se retirer à Aiguebelle. Un gouvernement provisoire a été proclamé^ et son premier acte a été de déclarer que le pays entier allait être conisuite SUT la forme de gouvernement à adopter. Ceitte nouvelle cause ici une impression de^ plus péi;iiblj|es. L'opinion publiqm est blessée de voir la Savoie profiter des embarras que donne ta guerre contre l'Autriche pour se détacher de la monarchie sarde. Mais c'est surtout contre la France que le déchaînement est général. »
M. Araffo protesta contre le dessein que l'on prêtait à 1 armée des Alpes et fît impriiner; le 6 avril, les instructions ministérielles donnant Tordre d'arrêter les colonnes qui partiraierit de^ Lyon ou de Grenoble. Le 25 stvril, un décret' rbyal d'amnistie effaça tout vestige apparent de cette malheureuse affaire.
La guerre de l'indépendance était commencée en Italie; les élections avaient eu Ueu^ en Savoie, le 27 avril, et, dans la première séance du
Parlement qui suivit la vérification des pou* voirs(12 mai), M. Palluel, député d'Albertville, interpella les ministres sur 1 entrée éventuelle des Français en Savoie, et demanda des garanties formelles, soit pour la neutralité de son territoire, soit pour la sécurité de son avenir poiilicpe. Cet incident motiva la fameuse déclaration du ministre des relations extérieures :
c La Savoie est le boulevard de l'Italie. L'harmonie la plus affectueuse règne entre le gouvernement du roi et celui de la République. L'armée française n'entrera pas en Savoie à moins que nous ne l'appelions, et, comme nous ne l'appellerons pas, elle n'entrera pas. — L'Italià faradase! >
L'entente entre la Savoie et le Piémont continuait à faire le sujet des dissertations de la presse ; mais chaque jour quelque incident venait démentir les affirmations officieuses du parti qiû, en haine de la République, se rattachait obstinément au Piémont, maljjré les tendances de plus en plus révolutionnaires de son gouvernement. A Bonneville, on brûle sur la place publique les journaux italiens hostiles à la Savoie (22 mai) ; à Turin, le député Jacquemoud
{)rend la défense des magistrats savoyens caomniés. Tandis que les conscrits de la brigade de Savoie s'immortalisent aux combats de Pastrei^o, de Santa Lucia, de Somma Campagna, , de Peschiera et de Rivoli, sous les ordres de ' chefs hardis, Costa de Beauregard, Gerbaix de Sonnaz, Hudry, Rosset, d'Aviernoz, Jaillet de Saint-Cergues, Mareschal, Gabet, et vingt autres qu!îl faudrait citer, des pértitions se couvrent de signatures pour demander le maintien, en Savoie, des corporations religieuses, dont l'expulr
sion des Jésuites fait prévoir la suppression prochaine.
Les journaux engagent une polémique très vive pour et contre 1 annexion que réclame le parti libéral*; dans la séance du 12 juillet, le Parlement décrète qu'il sera fait en Savoie, une enquête pour rechercher les causes et le vrai caractère des désordres qui y sont survenus* et que Von attribue à Vattitude hostile du clergé et aux agressions de la presse cléricale; les députés Chenal, Bastian, Ract et Levet insistent sur les périls que la réaction prépare au gouvernement national. Le 25 juillet, à Custozza, 600 Savoyens, cernés par 3,000 hulans, les attaquent à la oaïonnette et leur passent sur le corps ; à Aoste, le chanoine Orsières rédige un éloquent appel aux armes ; le 15 août, l'autorité dément une fois de plus le bruit fort accrédité (jue la cession de la Savoie devient le prix d'une intervention française en Italie renoue imminente par les victoires des Autrichiens; les placards officiels sont déchirés aux cris de : Vive la Savoie! La séance du 27 décembre 1848 fut l'une des plus importantes de la session lé^slative au point de vue de l'attitude de la députation savoyenne. Après un discours de M. Brunier, auquel réplique M. Jacquemoud, le
* A Chambéry, le Courrier des Alpes (conservateur) combat Tannexioa que prônent le Patriote savoisien (radical) et La Savoie. A Annecy, VEcko du Mont-Blanc (clérical) tient tête au Nati(mal savoisien. En jailletl848, les deux rédacteurs français du Patriote savoisien sont expulsés.
' A Aix et à Montmélian, pour les taxes d'octroi, à Ëvian pour les droits de douane, à Saint-Gingolph pour Taccession au Valley, à Chambéry aux cris de : A bas les nobles et les prêtres! (mai à septembre).
député Léon Costa plaide avec véhémence les droits méconnus de la Savoie :
« Une haute et puissante barrière, dit-il, sépare la Savoie de l'Italie; ses mœurs, ses habitudes, sa langue, son commerce ne lui assignent aucune place dans la grande famille italienne qui doit se constituer un jour. On prête au gouvernement l'intention positive d'abandonner la Savoie, si la cession de cette province, éiran- S^ère à l'Italie, pouvait, dans une combinaison politique, avoriser la création du royaume subalpin. Je ne crois pas à un pareil dessein, car il me parait contraire aux intérêts du Piémont La Savoie est dans une véritable détresse, et, loin de venir à son aide, vous Tépuisez d'hommes et d'argent ; aussi mon pays, dont la politique et les espérances ne sont pas en tout identiques à celles du Piémont , s'inquiète et murmure ; il commence à dire hautement qu'il ne pourrait plus prendre |)art à une lutte qui lui est étrangère et qui le ruine, si vous ne faites nen pour l'indemniser de ses sacrifices. Rappelezvous que oans ce siècle trop positif, l'intérêt, plus que tout autre mobile, rapproche ou divise La centralisation administrative qui nous met à la merci de nos tuteurs de Turin, souvent mal informés, nous paralyse. . . Les libertés et franchises de l'Eglise gallicane^ dont jouit la Savoie, étaient jadis placées sous la sauvegarde du Sénat ; la Savoie attache d'autant plus d'importance à la conservation de ces franchises et ae ces libertés qu'elles ont eu une grande influence pour lui procurer, à tontes
les époques, un clergé exemplaire et instruit La
Savoie veut une Université, car elle tient à sa langue ; la réduction des tarifs de douanes, des subventions pour travaux publics et des chemins de fer. »
La défaite de Gustozza et les événements de Home allaient rendre nécessaire Tintervention de l'étranger; mais, au lieu de se faire^ au profit de la Révolution, elle allait s'exécuter contre elle. Tel est le sort fatal des mouvements
populaires que ne dirige pas un grand esprit ; ils avortent ou s'exagèrent ; ils tombent dans Timpuissance ou dans la dictature. Le Parlement de Turin, rouvert le 4^^ février 1849, demandait impérieusement le renouvellement de la guerre contre l'Autriche, et s'écriail, par la vpix de ses plus fougueux orateurs : JL^or^i délia secunda riscossa e giunta! Les députés de Ja Savoie résistèrent à cet entraînement ; leur attitude, franchement hostile à la guerre, montra quel peut être l'embarras d'un pay$ dont les éléments sont discordants, où les
})rovinces ont des intérêts opposés et les popuations des aspirations contradictoires. Seiae d'entré eux se réunirent et rédigèrent (IÇi février i849) un Mémoire sur Tétat de la Savoie qui fut remis aux ministres et distribué aux membres du Parlement. Ce manifeste, posant eQ. principe que les griefs de la Savoie ejtaient trop nombreux pour qu'on en dressât la liste, insistait sur les principaux : classement des routes onéreux aux provinces ; frais du culte laissés à la charge du pays ; tanf des douanes prohibitif de toute activité ; invasion des Piémbntaîs dans les emplois supérieurs; classification inégale des tribunaux; centralisation (Je l'enseignement à Turin ; impôts excessife ; charges militaires injustes. Ses conclusions étaient nettes : décentralisation administrative, emploi des impôts en travaux publies, refus de prendre part aux guerres offensives ; tout cela motivé sur les traditions de grandeur et d'Sutonomie d'un pays, qui ayant jadis conquis le Piémont ne veut point aujourd'hui rester son vassal. Mais la protestation de ce groupe de députés, fidèles au mandat impératif
qu'ils avaient reçu des électeurs % disparut, sans éoho, au milieu des clameurs patriotiques d'une assemblée d'Italiens.
L'heure n'était plus aux transactions. Entre l'invasion étrangère qui menaçait Tltalie et la République c[m menaçait son tréne, Charles- Albert n^avait plus qu'une suprême ressource, la fortmie des armes. Rattazzi remplace Oioberti; le 20 mars, le roi franchit le Tessîn, le premier, marchant, triste et sombre , au désastre qu'il pressentait ; il se bat le 21 à Sforzesca, le 22 à Mortara, et le 23 à Novare. Au soir de cette journée d'efforts héroïques où la mort ne voulut pas de lui, Charles- Albert abdique. Les dépêches annonçant le deuil de la pairie piémontaise laissèrent la Savoie presque indifférente ; on se préoccupait uniquement des listes dos tués de Novare. Le 27 mars, quelques jeunes gens promènent le drapeau français; à Albertville, le comité radical propose la réunion d'une assemblée nationale; on en plaisante. Le 10 avril, un journal, excessif dans sa haine de la Révolution, ne trouva, pour honorer les défenseurs de Brescia , que des paroles blessantes : C'est le dernier acte de cette farce bettiqueuse de V affranchissement de Vttalie pour laquelle nous avons payé assez cher notre billet é^ entrée.
M. Brunîer, qui était alors le chef du parti libéral français, dftîgeait une guerre sans brève contre les théories des iournaux cléricaux : VEcho du Mont-Blanc, d Annecy, et le Courrier des Alpes, de Chambéry; ceux-ci répondi-
* Voir 1« Mémoire explicatif adressé (inelqnes Joars plot Urd ani membres (Us Gooseils proTineianx et divitionnaires.
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renty avec une verve que rien ne lassait, aux brusques sorties que le jeune député faisait sur leur terrain ; ils prenaient texte des insurreo tiens sanglantes de Paris (juin 48) et de Lyon (juin 49), pour rappeler l'invasion de Chambéry, pour faire des malheureux qui en fijrent victunes, non pas les agents désavoués d'une politique :malaaroite mais des incendiaires et aes assassins, et pour ne montrer dans les partisans de l'annexion que des fauteurs de troubles et des tribuns ambitieux. Â la veille des élections de 1849, le comité électoral oon* servateur combattait la candidature de l'élu d'Aiguebelle par un manifeste qui débutait à la façQU des Catilinairea :
€ La patrie est en danger! Ses ennemis, elle les porte dans son sein. Quels sont- ils? Ce sont ces prétendus démocrates qui travaillent, les uns pour la Sniase^ les autres pour la France !»
La session du Conseil divisionns^e de.
Chambéry (15 au 28 juin 4849) inauaura le régime parlementaire et les nouvelles unertés de la Savoie. Les membres distingués qui composaient cette assemblée * réagirent par la fermeté de lem^s principes et la sagesse de leurs décisions contre 1 exaltation des partis extrêmes. Ces déclarations sont demeurées, malgré les vingt années qui se sont écoulées depuis lors, comme le programme politique de la Savoie qui n'est point devenue révolutionnaire mais qui est restée libérale. Ce programme se résumait ainsi : décentralisation
^ Président, le marquis Costa de Beaaregard ; vice-président» l'intendant Sage : secrétatret l'avocat PîHet. Comptê-rtndu officiel du Conseil divisionnaire de Chambéry^ page 140.
complète^ réduction de Vimpôt, responsabilîfé dëê agents du pouvoir exécutif.
«Le Conseil décide de pubtier le résumé de ses délibérations afin de rendre comjjte aux électeurs de la gestion de leurs affaires et de faire cesser cet antagonisme de province à province, né de préventions plutôt que de réalités. 11 infporte de former les populations aux habitudes de la lé^lité, de les faire participer même, autant que possible, k la dispensation de h juaiiee dans tous les genres pour qu'en la rendant eHes s'imprègnent de son esprit, du respect de l'ordre, dn respect de la loi, du respect des droits de tous» oe la haine pour tout arbitraire et toute violence. Sous peine de semer le mécontentemen^t et la désaffection, on doit satisfaire ce besoin d'activité; et, si le gouvernement veut initier les populations à la véritable vie politique, à une appréciation éclairée des questions générales, il faut qu'il les forme en détail en érrumeipant k$ eofn^ muneê et ^en laissant les iwtére&fés se former û la freh tique des affaires par la disiussion élémenktire 4es iîUéréts locaux. Le Conseil insiste sur la convenance de ne placer en Savoie, dans les emplois qui mettent le titulaire en rapports ioumaliers avec les populations, que des Savoisiens. 11 se plaint qu'on ait emprunté à la France le système de centralisation excessive et d'arbitraire administratif décrétés par la loi communale du 31 octobre 1848, ou'il appelle un modèle de despo" tistne : La protection au gouvernement étouffe les corps administratifs; la liberté que nous assure le Statut ne s'adresse qu'à l'individu ; pins les citoyens isolés ont acquis de libertés, plus leurs agrégations en ont perdu. — Le Conseil réclame le remboursement à la oayoie, sous forme d'allocations pour travaux publics, une partâe du numéraire qu'elle a versé pour la guerre de Lombardie et dont la perte est la principale cause de sa détresse. Il se plaint de l'incurie des agents administratifSf de Tinsouciance des populations, et provoque le réveil de l'esprit public. Il elôt la semon par ces sages et éloqventesjparoles*: La Savoiepeut espérer d'arriver
sans secousses au bien-être moral et matériel attopiel tendent toutes les nations; mais l'aYeniir prouvei» que celles-là seules atteindront à ce but qui sauront concilier leur émancipation avec le respect des pouvoirs élaUis et marcher d'un pas égal dans Tordre, et la liberté.* i^
En Italie, la défaite de Novare, la prise de Roiae, la chute de Venise ruinaient, pour un temps, les espérances du parti d'action. Victor^ Ëunnianuel II, devenu roi, signe la paix'(6 août) à de dures conditions^ mais en refusant toute concession de nature à compromettre les libertés acquises. Résolu à maintenir Tinté^té du Statut, il s'entoura de ministres hardis et fermes et se garda de contrarier, par trop d'initiative, le jeu régulier des nouvelles institution?. Les Savoyens furent enchantés d'une paix q^i ramenait 6,498 fils de famille dans leurs foyers'; mais les chefs du psurti conservateur, ennemie déclarés de l'esprit libéral piémontais, méoon-^ tents des lois récentes qui rompaient Fantique association de l'Eglise et de l'Etat, inaugurèrent contre le gouvernement une opposition malveillante, l'accusant alternativement de foibleisse^ d'imprévoyance ou d'oppression, tantôt à propos de l'aggravation d'impôt nécessitée parles frais de guerre dus à l'Autriche ^ tantôt àtpropôs du choix des fonctionnaires, le plus souvent au
• Le Conseil divisionnaire d'Annecy n'aborda qu'accessoirement la qvestiott politiqae et se prëoecupa fftant tont des améliorations à apporter aux routes» aux serrices pnbHosv des aliégem^ts d'impôts et des exemples agricoles.. « En Sinrçie. disait-il, la question agricole est la question vitale. Personne n'y sait faire le fromage ; nos éleveurs sont à la discrétion des froiiliQrjtJïernois.et de. Fribourg, ,qu| s'entourent de furm^lUéa myi^^ques^ caçnipnt lei^irs proçé^^^ et se refus^ent à fpriner de^ éSdires. Wn'y a qîie ^îynitifcrés en Fatieigttyyil éhAmt 100.' ^
sujet des (][uestions religieuses. M. de Cavour ne désertait pas ses espérances; tandis qu*il négociait la rentrée du Piémont dans le concert européen et préparait les succès diplomatiques et militaires ae 1o55, il continuait, sur le terrain législatif, la lutte qui devait maintenir le Piémont à la tète du mouvement italien. Au dehors, les patriotes exilés, Manin surtout par la noblesse de ses actes, attiraient à eux les sympathies de l'Europe que n'avait point encore elfrayée l'attentat d'Orsini ; au deoans, l'Autriche enveloppait de plus en plus les Etats sardes par le réseau de ses garnisons et de ses compressions morales ; impuissant à prendre l'ofTensive en Lombardie, M. de Cavour attaqua indirectement l'Autriche en brisant avec Rome. Mais, là aussi, tout ce qui semblait de nature à rallier autour du Piémont les Etats italiens et à en faire le défenseur des idées libérales, le soldat de l'unité, tendait à le séparer de plus en plus de la Savoie.
Il n'y avait plus d'autres privilèges, en Savoie, que ceux des prêtres; la noblesse s'effaçait derrière eux, se retranchait avec eux dans cette dernière citadelle de l'idée féodale, où, par un singulier effet de l'esprit de corps, ce n'étaient point en masse les ecclésiastiques savoyens qui se groupaient autour du vieux drapeau , mais ceux surtout venus de Rome pour a^ter l'opinion et sauver, à tout prix, le principe. L'enseignement public et privé leur appartenait; ils possédaient le privilég[e exorbitant du for ecclésiastique qui les plaçait hors du droit commun; ils avaient retenu les registres de l'état civil, et, non contents de créer ainsi, par les immunités qui leur étaient spéciales, un Etat
dans l'Etat, ils pesaient de toutes leurs influen- . ces sur la vie politique du pays, imposaient aux électeurs les nommes de leur choix et décidaient en dernier ressort toutes les questions graves. Les journées de Chambéry et la récente enquête parlementaire venaient d'en donner la preuve; les événements qui suivirent allaient justifier les craintes du cabinet de Turin. L'intolérance est peut-être inséparable des oroj^ances profondes y car la foi suppose T exclusion de tout ce qui s'en sépare* ; le clergé croyait moins agir pour un intérêt politique que pour le salut des âmes. Un pouvoir, un ministère, une coterie prépondérante n'étaient pour lui que des instruments ou des obstacles; l'Eglise, seule gardienne à ses yeux des vérités éternelles et du salut social, dominait de toute sa hauteur les efforts et les manœuvres des partis ; les prêtres défendaient le domaine de la foi contre l'invasion des idées nouvelles comme la société civile, autour d'eux, luttait avec les doctrines agressives des socialistes. Qu'aurait-on dit de soldats qui se seraient désarmés à la veille du combat ? Le cler^ n'avait d'autres armes terrestres que ses pnviléges; s'en dessaisir, c'était perdre en même temps tous ses leviers d'action ; il les défendit à outrance.
Cette question des droits du clergé, la plus grave de celles qui furent débattues pendant la période d'agitations qui s'écoule de 4848 à 4860, domine 1 histoire de ce temps; elle explique les mouvements de l'opinion et comment
^ Ce mot de César Cantii (les Précurseurs de la Réforme en Italie/ ne doit être pris que ^ans son ^eos le pla s. général, aé^ vérité pour les doctrines, indulgence pour les individus; de même qu*ii faut distinguer entre la tolérance et l'indifférence.
il arriva, par suite des événements survenus à Paris et à. Turin, cjue les cléricaux, ennemis * déclarés de l'annexion en 1848 , en étaient les
f)lus chauds partisans en 1860, tandis oue les ibéraux se misaient piémontais en 1860 de français qu'ils étaient en 1848.
La loi Boncorapagni, du 4 octobre 1848, fut le premier coup porté à l'influence du clergé. Le Parlement attribuait à l'Etat Vadministror tion de V enseignement dans toutes les écoles d'instruction élémentaire, publiques et privées, cour les adolescents et les adultes, et dans les écoles du degré supérieur pour les filles. Un règlement identique d'éducation et d'enseignement s'appliquait au Piémont comme à la Savoie ; le clergé blâma avec vivacité cette disci- Sline uniforme qu'on imposait à des pays si ifîérents de tempérament. La loi de novembre i850 supprima les équivoques de la loi de 1848 derrière lesquelles s'abritait la réaction ; l'article premier adoptait une formule péremptoire : L'enseignement secondaire, tant public ^ue privée dépend du gouvernement, La réorganisation du Collège national de Chambéry marchait si lentement, entravée par tant de petits moyens, que les ministres, possesseurs désormais de aroits illimités, firent entendre qu'ils briseraient toutes les résistances par l'application pure et simple de la loi.
L'agitation commença aussitôt par la publication de pétitions au Sénat pour le maintien en Savoie des communautés religieuses vouées à l'enseignement. Ces adresses, rédigées avec une adroite modération, insistaient sur les services rendus aux classes laborieuses par les congrégations ; les droits acquis du clergé a'effth
çaient derrière Tintérêt public. On représentait 'humblement que les dames de la Visitation étaient un institut national, que ce serait insulter aux vertus de saint François de Sales que de supprimer cette œuvre dont la Savoie avait doté 1 univers chrétien; que les dames du Sacré-Cœur dirigeaient leur pensionnat de filles à Tabri .d'un asile pour les sourdesmuettes de la province ; que les sœurs de Saint- Joseph et les frères de la Doctrine chrétienne donnaient à des milliers d'enfants l'instruction , 'atuite. Aux pétitions succédèrent les adresses lu clergé et des lettres énumérant les pertes morales que la Savoie allait subir ; chaque iour , pendant des mois, l'organe du parti réveilla de la sorte l'attention publique et provoqua une agitation patriotique qui se compliquait de la sincérité des uns, du naturel frondeur des autres et de la mauvaise humeur des contribuables exaspérés d'un surcroît imprévu d'impôts.
Les lois Siccardi, qui décrétaient la suppres^ sion du for et des immunités ecclésiastiques, c'est-à-dire l'assujettissement du clergé au droit commun % la réduction du nombre des fêtes légales, l'abolition du droit d'asile des églises, furent l'occasion de la rupture éclatante du clergé et du gouvernement. C'était moins la question de fait qui était en jeu que la question oe principe ; on ne tolérait pas que le roi consentît à se passer de l'aveu du Saint- Siège et réglât d'aussi graves intérêts par une
* La toDsure suffisait pour faire joair le premiei: venu du privilège du for ecclésiastique, car elle donnait entrée dans la eléricature. On pouvait être tonsuré à 15 ans. On comprend dès lors l'importance de cette juridiction exceptionnelle et des abus où elle pouvait entraîner.
simple loi au lieu de procéder par voie de concordat. Accepter le vote du Parlement parais-, sait au clergé une foiblesse coupable ^ une abdication de TEglise aux mains des laïcs. L'agitation reprit une intensité nouvelle ; les journaux, les mandements, les sermons furent remplis d'allusions aux iniquités révolutionnaires, au mépris que le Parlement affectait pour les droits les plus sacrés. Sauf la différence des temps et Tinfluence des mœurs, on se serait cru revenu aux jours néfastes où la Vendée se soulevait, à la voix des prêtres, contre les lois de la Convention , où le Faucigny prenait les armes pour sauver TEglise du serment civique ' .
Les lois Siccardi sont déposées sur le bureau de la Chambre le 25 févner 1850 ; le 9 mars, le pape proteste ; le 20, les quatre évêques de Savoie protestent au nom des droits du Saint- Siège et des concordats de 4432, 1727, 1742, 1823 et 1842; le 24, les prêtres du diocèse de Maurienne protestent à leur tour ; chaque jour, la publication d'adresses, de lettres, de thèses historiques venaient enflammer le sentiment religieux, aigrir le débat, passionner les défenseurs et les adversaires du projet. Les efforts du gouvernement pour distraire l'attention publique, pour donner satisfaction aux plaintes des catholiques contre les excès de la presse libérale demeurent impuissants*. Le
* Lire dans V Histoire d'Italie de César Vimercati (édition de 1863) la mort da ministre Santa Rosa et le récit des actes de Mgr Franzoni.
' En mars et avril 1850, le ministre Paleocapa jpnblie les Etudes du projet de la percée des Alpes; on ouvre à Ciiambéry une école gratuite de dessin ; le Paysan» d'Albertville, journal démocrate, est condamné pour outrages & la religion.
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5 avril, Mgr Billiet, archevêque de Chambéry, insulté dans les rues de Turin, avec d'autres prélats, par une populace ivre d'excès, prononce au Sénat un courageux et beau discours en faveur des immunités de l'Eglise; la noblesse de son attitude lui vaut des applaudissements unanimes. Le 8, la loi est votée par 51 voix contre 29. Le Piémont éclate en transports et vote un monument à Siccardi ; en Savoie, le journal clérical s'écrie :
« Le Piémont marche à sa ruine. Après le mépris des droits de l'Eglise viendront le schisme, la dissension, l'anarchie, la mort politique de la nationalité piémontaise ; sa chute dans la barbarie ou dans la servitude! :»
L'esprit çublic parut, à distance, si fort irrité, que les ministres décidèrent l'urgence d'un voyage en Savoie. Victor-Emmanuel, chaleureusement accueilli à Chambéry (21 au 27 mai) , put se convaincre que la désaffection qu'on redoutait n'avait germé que dans un cercle restreint*; les évêques de Savoie, subissant la légalité, n'imitent point les résistances fougueuses des archevêques de Turin (Mgr Franzoni) et de Cagliari, condamnés pour abics et frappés d'exil. Quelques mois plus tard, entrait aux affaires M. de Cavour, le grand Italien, qui devait être le Richelieu du Piémont. Le parti clérical, mauvais prophète en cette circons-
* n faut noter pourtant nn fait significatif. Le jour de la pose de la première pierre du palais-de-jnstice, le gouverneur suggéra ridée d'élever an Verney la statue de Charles-Albert, premier roi constitutionnel. Aussitôt M. de Lachenal réplique par l'avis de choisir plutôt la statue du président Favre, le plus connu des chefs de ce Sénat qui si souvent lutta contre les volontés des rois de Piémont,
tance, et se flattant de trouver un serviteur dans le petit-neveu de saint François de Sales, dit à ce propos : Ce choix ne sourit pas aux démocrates italiens, et &est pour cela que nous y applaudissons \ Il ne devait pas tarder à changer de langage.
* Courrier det Alpes da 16 octobre 1850» n^ 944.