‹ Histoire de SavoieChapitre 121 sur 126 · DOCUMENT N» CXXXVIII · texte numérisé non relu

DOCUMENT N» CXXXVIII

Le Duc de Savoye aux Commis du Duché d'Aoste. — - Très chiers bien amis et féaulx, Encores que nous ayons de nostre costé par tous moyens tasché de estre

en bonne paix avec le Ro; de France \nj volant remettre li Marquisat et tout ce qu'avions capitulé avec luy à Paris, si estrce que lors que nous espérions avoir tout apoincté, le sieur Desdignières est entré en Savoye et a surprins le ville de Huinelian et ayant résolu les secou* rir par le chemin de caste Duché d'Aouste nou» sey acheminons avec une bonne armée d'ËspaignoIs et Pied* montoys exsuyte desquels désirons avoir un ré^ment de deux mille Valdostains et parce escripvons au vibailly d'en faire la levée affin que eu passant par là soyons prêts de nous suyvre puisque avant que s acheminerons nous les payerons. De quoy nous avons vola advertir et dans Tasseuranee que ferez prompt avec le fnaniuis de LuUin et durant son absence le baron de La bastie son fils qui les eondayra, je prie Dieu vous avoir aussy en sa sainte garde. — A Rivoles ce XV Aug^ 1600. — G. Emanuel.

Tiré des Ancnivrs d'âosth, folio ^6 du volume II des Billett Royaux,

DOCUMENT No CXXXIX

ous avions faict acheminer les Espagnols par ce pais là avec intention de les suyvre et passer en Savoye au secours de nos Estats, mais à mesme temps que nous estions pour partir nous eusmes advis de l'arrivée du comte de Fuentès avec des grandes forces mandées d'Espagne. Il nous semblast de ne devoir passer ouMra sans premier nous estre abouché avec luy corne nous sommes pour faire maintenant et ayant eu advis de la perte de Contiens et que le Uoy s advançoit dans la province de Tarentaise nous avons bien voulu dire qu'il est nécessaire que les Espagnols ne bougent point du pals pour la conservation et asseurance d'iceluy attendant que nous soyons de retour devers ledict comte que nous y irons en personne pour passer oultre contre l'ennemy. Au moyen de quoy nous mandons des bleds en bonne quantité pour les munitions afiin que le pai» n'en, ayt que moins de charge. et d'ineonunodilés, let ne

croyons rien moins sinon que le pais les veuille sup-

f)orter pour encore un peu de temps, puisque oultre 'impossibilité de faire autrement il s'agit de Tasseurance de leurs vies et biens. Et puisque nous devons estre sitost de là nous avons retenu l'argent de la levée qui estoit prest à partir affin de le porter avec nous.... (Turin, 31 août 1600.)

DOCUMENT No CXL

11 n'estoit besoin d'envoyer icy l'advocat Cerise pour vous représenter, come il a faict avec une grande efficace, car nous vous louons et rendons meilleures grâces de vos zèle et bons offices. Sitost qu'avons en^ tendu les désordres que ces Espagnols v vous ont faict avons mis les bottes pour monter à cneval et venir au païs mais eûmes advis de la venue du comte de Fuentès et l'avons deu attendre, et n'a pas esté que nous n'ayons prié diverses fois Don Innigo de les faire contenir en

toute modestie et encores luy escripvons Car ce n'est

point mon intention de faire tenir en ce païs aultre garnison que .par vous mesme (Turin, 6 septembre

DOCUMENT No CXLI

Le Duc de Savoye aux Commis d'Aoste, etc. — Après l'accord ensuyvi avec ceux de Genève, le comte de Fuentès s'est résoulu de licentier le régiment des Italiens qui passarent dernièrement en Savoye sous la charge du comte Guy de Saint-George lesquels devans retourner en leurs maisons nous avions pensé de les faire revenir par les mesmes estappes de la vallée de Suse et Maunenne. Mais les communes ont recouru avec tant d'instances, allégant la foulle reçeûe déjà en allant oultre celle du passage et retour de la cavallerie que nous envoyâmes dernièrement pour renforcer Mgr d'Aïbigni que pour ne les ruyner tout à faict nous n'avons

pu à moins, quoyque à regret, de jelter ce retour par ce Duché. C'est à condition néantmoins débattue et résoulue avec ceux qui ont charge d'iceux , que l'on payera aux communes de toutes les estappes par où ils devront passer à raison de 12 sols Savoye pour chasque soldat sans estre tenu à aucun charroi ny bestes de ba-* gages moins au forrage des chevaux sinon en payant et que, si possible, ils soyent désarmés pour leur lever tout moyen de faire désordre... Chasque commune sera en droit soy repoulser la violence si elle leur estoit faicte. (Turin, 5 août 1603.)

Les documents 139 à 141 sont tirés des Archives d'Aoste (folios 304 et 305 da vol. Il des Sillets royauxj.

DOCUMENT NoCXLII

Le 6 octobre 1650, par rescrits datés de Turin et mis à la marge de la requête en i articles du Conseil de ville de Moûtiers, le duc accorde : 1° que le Conseil sera réduit à 18 membres plus les 3 syndics lesquels seront élus en assemblée générale des citoyens; 2® que les conseillers seront à vie et choisis à chaque vacance par le Conseil; S^ que le Conseil pourra condamner en cas de délit municipal à des amendes (:25 livres au maximum) applicables aux réparations de la ville, de l'Hôtel-Dieu et de la Maladrerie ; 4« que le Conseil jouira des droits et prérogatives attribués aux conseils de Chambéry, Annecy et numilly. Les syndics en exercice étaient Michel Durandard, Charion Gudinel et André Gacoz.

Tiré des Arch. monicipales de Moûtiers 6ur Toriginal n^ 126 du Répertoire ancien. Les deux documents ossenliels pour servir à l'histoire locale de la Taien^ taise sont : 1» l'inventaire des titres de rarchevéché^ rédigé par le notaire Jean Gartagnaz, en 1665, sur Tordre dq juge Claude de Lacullaz ; 9<> l'inventaire des Archives de la ville de Moûtiers , dressé sur l'ordre des nobles syndics, par Victor Bergonsy, le 26 août

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