‹ Histoire de Scanderbeg; on, Turks et chrétieus au xv siècleChapitre 112 sur 217 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

fuyant avant le siège avec leurs richesses, inepte superstition d'un peuple dégénéré, tout conspira contre le salut commun.

Telle s'était montrée Rome, en 410, quand Àlaric la saccagea. Romains et.Constantinopolitains ne méritaient plus une telle patrie S

a Ainsi fut accomplie, » s'écrie encoreDucas,« cette c( parole du prophète Amos :

(( Je me vengerai des autels de Rétel, dit le Seigneur; c( les cornes de la table des sacrifices seront jetées à c( terre, le palais à créneaux sera renversé, les habita* a tiens d'ivoire seront anéanties, et beaucoup d'autres (( avec elles*; vos fêtes me seront en horreur, et je qq (( prendrai plus plaisir à vos holocaustes ; que le (( bruit de vos cantiques s'éloigne de moi, je ne veux « plus entendre les psaumes chantés sur vos instrucc ments ; la fin de mon peuple est arrivée, je ne diffé-* ce rerai plus son châtiment, et ce jour-là les voûtes du c< Temple retentiront de hurlements*. »

Rursa *, au pied de ce mont Olympe d'Asie dont Con-

1 PoujouLAT, Histoire de ConstantinoplCy tom. I.

« DucAs, XXXÏX, p. 165.— Amos, III, U-15.

8 Id. V, p. 21,23, et VIII, p. 3.

Voir Notes et Pièces justificatives (XVIII).

^ « Brousa a été la capitale asiatique du jeune empire turk, mais seulement pendant une partie du xiv® siècle, car il trouva promptement à s'établir dans Andrinople, sorte de poste avancé plus stratégique et tout aussi délicieux. Mais, comme consolation, les sulthans

'2U UISTOIKE DE SCANDËRBEG.

stantinople aperçoit les ciraes^ était devenue, depuis l'établissement des Turks au centre de l'Asie Mineure, la seconde capitale de leur empire naissant; position favorable d'où les Sulthans se dirigèrent vers le détroit des Dardanelles pour passer en Europe, et ensuite vers le Bosphore de Thrace pour s*em parer de Constantinople^

Dès lors, cette cité et Andrinople, siège de leur domination, ne furent plus que des villes secondaires.

Muhammed prit immédiatement pour sa résidence, pour celle de ses successeurs, la haute colline choisie par Constantin; sur la pointe du triangle, huit stades furent consacrés à son palais.

L'œuvre de dévastation était consommée; une fois mattre absolu de Constantiuople, il songea à consolider sa conquête par des institutions appropriées aux mœurs et aux besoins de ses nouveaux sujets.

donnèrent dans la suite à Brousa divers embelUssements et des mosquées superbes , entre autres le Yescbil-Imaret , ou fondation verle, dont l'inlérieur est en porcelaine verte de Perse. De tant de grandeurs, il ne reste guère aujourd'hui que des édifices dégradés; les mosquées el les chapelles funéraires des anciens sulthans s*en vont ; celle du fondateur de la monarchie , Osman , n'est qu*uue masure, et Ton pourra bientôt dire :

Etiam periere ruinœ.

Mais après la description aussi savante que minutieuse de Brousse, par M. de Hammer, tout n'aura pas péri. »

(William Rey, Autriche, Hongrie et Turquie^ 4839-4848.) * Andréossy, Voyage à fembouchure de la mer Noire,

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