‹ Histoire de Scanderbeg; on, Turks et chrétieus au xv siècleChapitre 156 sur 217 · LIVRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE VI

âncions écrits en faveur des actes da concile de BAIe. 9'excusant sur sa jeunesse et sur son inetpérience, il se reproche d'avoir persécuté TËglisedeDieu, et veut imiter saint Paul dt saint Atigustin dans leur répétitif. a Croyez-mot , y> dit-il en terminant , « croyet^ntoi a plutôt, maintenant qtie je suis un vieillard, que quand ce je vous parlais en jeune homme; faite» plus de cas a d'un souverain pontife que d'un particulier; repousiee « iEnéas-Sylvlus, mais accueiller Pie 11. »

On trouva, dans sa cassette, près de cinquante fnllte écus en or, destinés à l'eipédition contre les Tuits. Ihi furent, selon son désir, envoyés à Mathlas Cortiti potir soutenir la guerre patriotique à la fois et religieuse oà Rome Tavait engagé *.

Cette mort inattendue détruisait toutes les espératicês, des chrétiens du Levant. Elle consterna Tarmée albanaise. Le même coup qui enlevait A Scandèrbeg un pontife vénéré et tendrement chéri, Tisolait soudain î c'est avec ses seules forces que désormais il devra lutter contre l'immense effort des Turks.

Mais loin de Tabattre, cette catastrophe ne fait que retremper son courage. Nobles et grandes natures, qui, regardant en face le péril, comme pour le défier, puisent dans cette màle contemplation de nouvelles forces, et se font de Théroïsme une indomptable nécessité. Â peine la sinistre nouvelle était^elle répandue, que

i Annal. Eccles. HÂYMALDi,1464/|50;^CooimeMt. JacojuCirdiii Papiens. lib. 1.

3i8 IIISTOIIŒ DE SCANDERBEG.

déjà Balaban-Badera envahissait l'Épire avec quinze mille cavaliers. C'était un des meilleurs généraux d< Muhammed : au siège de Constantinople^s'élançanthar diment sur la brèche^ il était entré le premier dans h ville, et le Sultban, témoin de cet exploit^ l'avait aus sitôt élevé, d'une position subalterne, à un grade émi nent. Né de parents albanais et vassaux de Castriota^ mai pris, dès son bas ège, par les Turks, pendant qu'il gar dait les bœufs dans la campagne, il avait été emmeoi en esclavage avec d'autres enfants d'une aussi hambl( condition. Quoique élevé dans la religion musulmane Balaban conservait, pour le héros de sa patrie, un pro fond respect.

Aussi, dès son arrivée, pressé de lui en donner ui témoignage, lui adressa-t-il secrètement de richlss pré sents. Scanderbeg eut le tort de ne répondre à cett avance que par une blessante raillerie, par l'envoi d'an pioche, d'une faux, d'un soc de charrue, avec rinyita tion de retourner au métier de ses pères, et de laisse les armes à des mains plus dignes de les porter.

Furieux de cet afTront, Balaban jure de se venger Sans perdre de temps, il part de nuit, pour fondre « Timproviste sur Scanderbeg.

Mais, informé de sa marche, celui-ci vient au-devan des Turks avec quatre mille chevaux et deux mille dm cents fantassins seulement; il les force ainsi à s'arrêter

Les deux camps étaient placés à une demi-lieue l'un d l'autre, aux deux extrémités de la riante vallée de Yal

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