‹ Histoire de Scanderbeg; on, Turks et chrétieus au xv siècleChapitre 164 sur 217 · LIVRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE VI

permettaient-ils pas encore de réjouissances publiques.

Mais bientôt arriva un courrier de Tanusios, avec des lettres pour le Conseil de Régence, et enfin Tanusios lui même. Alors éclatèrent d'inexprimables transports de joie. Un édit du Conseil, confirmé par la Régente, ordonna de solennelles actions de grâces et des prières publiques pour la conservation du prince et de sa vaillante armée; touchantes prescriptions, qu'observa religieusement la nation entière.

Avant de rentrer dans sa capitale, Scanderbeg voulut rendre aux ennemis^ chez eux, une de ces terribles visites dont ils gardèrent si longtemps le souvenir.

Ayant ensuite muni ses frontières de troupes suffisantes, le père, le libérateur rentra au milieu des siens.

Après quelques jours passés en fêtes, il annonça à divers princes chrétiens l'heureux succès de ses armes. De riches présents, glorieux trophées, accompagnaient ces lettres : c'était attester et répandre au loin la gloire du nom albanais ; c'était aussi raffermir les cœurs^ provoquer le zèle, relever la confiance.

Comme il n'y avait plus d'armée ennemie en campagne, Scanderbeg congédia une grande partie de ses troupes, sûr, au premier appel, de les retrouver plus ardentes, plus dévouées que jamais.

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