LIVRE Vir
nies*, la Servie, presque toute la Bulgarie; l'Albanie, TEpire, diverses autres portions de l'ancienne Illyrie, le long du golfe Adriatique ; TAcarnanie, l'Etolie, étaient tombées en son pouvoir; vainqueur de Constantinople, il avait anéanti l'Empire d'Orient, mais, grâce à Dieu^ sans anéantir la Grèce.
Maître d'Athènes', de Thèbes , où jadis Alexandre vainqueur n'avait épargné que la maison de Pindare , de Corinthe, il envahit le Péloponèse , prit Argos * en passant , déppuilla« de toutes leurs possessions , dans cette péninsule, les deux frères du dernier empereur, Démétrius et Thomas; sur la mer d*Ionie, Corfou* (Corcyre), Céphalonie etZante; dans TAi'chipel , eAtre autres îles, Négrepont (l'ancienne Eubée), Lesbos, Chio, Lemnos (aujourd'hui Staliméne), devinrent «a proî^.
Asservie, la Grèce se trouva partagée en quatre gonvernemenls principaux : la Macédoine, la Théssalie, Négrepont (comprenant TAulide^ la Béotié, L'Attique^la
* Voir Notes et pièces justificatives (XXIII).
* Vers i 456 , son artillerie avait porté d'affreux ravages dans l'Acropole. Déjà, Tan 479 avant notre èsre , Xercès , après avoir dévasté le Péloponèse, était venu incendier tous les édiûces qui couvraient l'Acropole ; Mardonius , mattre à son tour d'Athènes, anéantit les précieux débris des chefs-d'œuvre mutilés.
(M. Beulé, l'Acropole d'Athènes.) ' Bâtie par le phénicien Inachus, et, après Sicyone, la plus ancienne ville de la Grèce.
^ C'est là , dans ses magnifiques jardins célébrés par Homère, qu'Alcinoûs accueillit Ulysse revenant de Troie.
Phocide, avec les côtes de TEtolie) et la Morée, moins les possessions vénitiennes.
En Crimée , ses généraux arrachèrent aux Génois rimportante ville de Caffa, centre de leur commerce dans ces contrées^ Broyées sous ses pas^ disparurent les principautés de Sinope^ et de Castaition (livah de Kastamouni); CérasonteS avec presque tous les pays situés sur la rive méridionale du Pont-Euxin^ et nombre de places en Bithynie, en Phrygie, en Cappadoce, en Pamphylie, furent subjuguées; les princes de Raramaniet dépouillés.
En 14639 Ibrahim étant mort, Muhammed» habile à exploiter la mésintelligence des deux fils, aida l'nn d'eux, Pir-Hamed, à renverser du trône son frère Ishac, que le roi de Perse y avait placé ; bientôt il le déposséda lui-même.
Après avoir reconquis sur les Persans Tokat {Beriiàjf Sébaste (Sivas) et plusieurs autres grandes villes en Arménie, Muhammed, fulminant dans son orgueil , Tarrèt suprême du monde, menaçait à la fois Rome, l'Egypte, la Perse.... Tout à coup, au milieu de tant de triomphes, parmi tant de rêves superbes, au moment où cet irrésistible conquérant , cet insatiable domina-
i Déjii les Musulmans leur avaient porté un coup funeste, en enlevant Galata, Amastria et Amasie.
2 Y on Notes et pièces justificatives (KXIY),
' Aujourd'hui Keresoun. C'est de là, selon Ammien Marcenin, que Lucullus, après la guerre de Mithridate, rapporta le premier cerisier.