‹ Histoire de Scanderbeg; on, Turks et chrétieus au xv siècleChapitre 202 sur 217 · LA PRISE DE CONSTANTINOPLE · texte numérisé non relu

LA PRISE DE CONSTANTINOPLE

a Les (Turks ) ont pris Gonslanlinople ; ils Tont prise; fh ont pris Thessalonique ; — ils ont pris aussi Sainte-Sophie, It grand monastère, — qui a trois cents clochettes^ et soixantedeux cloches; — et pour chaque cloche un prêtre^ pour chaque prêtre un diacre. — Au moment où le saint-sacrement, où le

roi du monde sortait (du sanctuaire), une voîx du ciel descendit par la bouche des anges : — Cessez la psalmodie ^ reposez le Saint-Sacrement sur Tautel ; — et envoyez un message au pays des Franks, pour que les Franks viennent le prendre,

— pour qu'ils viennent prendre la croix d'or, le saint Evangile,

— et la table de Tautel, afin que les^Turks), ne la souillent pas. Quand la Vierge entendit cette (voix), toutes ses images se mirent à pleurer. — Calme-loi , ô Vierge, ne te lamente pas ; ne pleure pas ; avec les ans, avec le temps ( toutes ces choses) seront de nouveau à toi. »

(XIX-XX).— LiVBE Y, pag. 246-252.

a Les victoires de Muhammed avaient jeté l'épouvante dans toute r Europe, jui déjà croyait le voir, vainuneur àe la Servie, arriver à Vienne et à Rome sur les caaavres des Hongroise Nicolas V proclama h croisade ; Calixte lU ardomui, pour toute la chrétienté, de sonner à midi la cloche des Turks *. L'empereur Frédéric 111 convoquait des diètes qui se bornaient à lever des armées sur le papier et à décréter de l'argent qui n'était pas payé. Heureusement, la foi vive du frère Jean de Capistrano rappela les souvenirs de Pieire YErmite et de Foulques de Neuilly.

a Né dans la province d'Aquila, il s'était adonné au barreau. Le roi Ladislas le promut à diverses magistratures, et le noiiiina juge à la cour de la Grande Vicai rie. Un baron puissant ayant été condamné à mort, non-seulement le Roi approuva la sentence, mais il Tétendit au fils aine. Les juges courbaient le front sous la volonté royale, quand Jean les encouraeea 4 résister. Le Roi ayant, nuilgré leur tetuê d'adhëstoa, oMKMné

1 Pendant longtemps, au moment ob le Salthan, après Atoît bu dans la coupe des Janissaires, ceignait le cimeterre, il disait, ett la leur rendant pleine d'or : Au revoir! à Rome!

' La comète de Halley ayant paru h cette époque, el le vùl^îre s'en effrayant comme d'un présage qui annonçait à TEurope eialière Tesclavage sons le joug ottoman, GalixtelII mit à profit ce phénomène pour secouer l'inertie de l'Europe.

l'exécution, Jeaa résigna des fonctions qu'il ne pouvait coxi8<a>ver sans se rendre complice de Tinjustice, et prit Thabit de Saint-François.

a Devenu le compagnon des Bernardins de Sienne, il s'en alla prêchant, jusqu'au moment oîi, frappé du përil qui menaçait la chrétienté, il organisa une cinquième croisade contre lesTurksS non plus composée de nobles et de cheYalierSy mail d'étudiants, de moines, de paysans, armés de frondes et de bâtons ferrés. Seul, plein de confiance quand toute TEurope désespérait, frère Jean alla réveiller Jean Hunyaxle, qui, k rappelant ses victoires et ses anciennes défaites, prit le commandement suprême. Cette armée, ou plutôt cette multitnde, s'avança en désordre, mais avec enthousiasme, au cri de :Jim! et obligea Muliammed à lever le siège de Belgrade*.

« Comme si leur mission à tous deux était alors terminée, Hunyade mourut trois semaines après, et Jean ne lui survécut que deux mois.

« Muhamnied occupa le reste de la Servie, d^où il emmena deux cent mille prisonniers; et la flotte pontificale fut désormais seule à secourir les îles attaquées par les Turks.»

(César Cantd, Histoire Universelle, tome XII.)

(XXI).— Livre VI, pag. 289.

TPAUEZOrWTIA.

T^v irdXiv ^jav sxtiÇsv ô Zcttci KwvdxavTivwv, ET;^6v TCOpTccpouç 5(x>i07rouç xs' àcpévTaç ©oêsTordtpooç,

1 « La première, sous Clément VI, conquit Sinyme, en 1344; h seconde, sous Urbain V, porta la guerre chez les Servions, en 4363: la troisième, hous Grégoire XI, fut mise en déroute à Nioopolis, « 4396 ; la quatrième, sous Eugène IV, fut défaite à Varna. »

* « Placée entre le Danube et la Save, Belgrade est une ville im- « portante; c'est le boulevard de TEmpire Turk contre rAatrid», « c'est la clef de la Serbie. Un arrangement qui caractérise la polî- « tique de notre temps, qui n'aime guère à rien décider «Tana « manière définitive, a fait que cette clef de la Serbie n'est ne « entre les mains de la Serbie, mais entre les mains des Turks. » (Saint-Marc Girardin, Souvenirs de voyages et d'Andes.)

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K' evav tcouXiv, xaXbv luouXiv xi' ojcè t/jv ttôXiv IpTai, Kai T^ Êvav TO cpTspouXv' a6£ œt' aTaav etov pafxfxivov, Ka\ (JT* àXXo TOcpTEpoîlXv' a6e X^P'^^^ 7re7ctYpa;jt.[jiivov, K' ouoe (Jt:?jv ajxTcsXov xovsu', (XY)5è trzo TuepiêoXi, 'ETT^yev xat Ixave^j^ev ffxou xuTrapecKr' t:?jv f {Çav. '"'EpxovTai x.i^ioi IlaTpiap// xal {xupoi AtaicoTaSsç, Kaveiç a to TuàX' xl àvayvwô', xaveiç Çotv x\ àvayvwOei. Kspaç ul'oç Fiavvixaç ev' aTOç àx' àva^voSôei. 2it' àvayvuO' aix' àvaxXaiY*, git' àvaxpouy' tJjv xdtpStav • N' àviXXot lixôéç ! va pceue Ifxaç i^ PwfJLavia' irapOÊV, 'E TTcxpôav xà TupoiruXata xal Tot paciiXoffxafjLVia, 'E TuapOav xal al sxxXiriaïaîç xi' ijXa -zk fjLOvaariQpia, 'EiuapÔEv xal 'A^effocoià, to {xeyav [xovaaT^plv EJ(£v ffapavTa xaXuyep ç x^ ÎÇsvTa ttevtê Siàxouç* Eî/^ev §(oS£xa (JTq[jt.avTpa SfixaoYT^ xajATravaç • Toù xofffjLOv ISiaiuaTfiffa tÎJv yyjv xpo/^ov eTUOÏxa,

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T^ ofiLixaTia c' xocpvs tov ïlaaav t' o^puSiaff' tov Bs^upev, Kl' (XTO [xaTO^OffiafiLav œxotov' Ijjiàvxt àXX' ^vav.

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