‹ Histoire de Scanderbeg; on, Turks et chrétieus au xv siècleChapitre 42 sur 217 · LIVRE · texte numérisé non relu

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toncbé de eompasston^ Scsmlerfeeg )eè fett prisotftrtor».

A l'aspect de ce désastre si imprévu, Fi«oar Pacha, sans nul souci des ordres de son tnattre, ni de sd propre dignité, s'écrie : €c Un bon général^ an liéBf dé perdra « toutes liés troupe» par Un fol entétemeflt^ eif doH <i ftamyer les débris. » Il tourne bride et etitratrte tout le reste à sa suite. Poursuivis à outrance pur ta (îatalerié albanaise, les fuyards sont satnrés sans pitiés

Telle fut la seconde victoire de Scanderbeg siif lei Turks. Une troisième allait bientôt la suivre.

Entré en Albanie, avec quinze tnille chevëtts el les déhrH deson préâéeesseur,Mostap)ia-Pacha, après avoir soigneusement reconnu le pays^ s'établit sur une hauteur é^arpé^ qu'il hérissa de travaui défensif^. Garnissant ensuite de postes avancé» toutes les crêtes des montagnes vOiéine^^ il ordonna qu'à ta moindre apparition de l'ei^nenfi, dét feux débroussailles en transmissent aussitôt là nonteffe j pour éviter toute indiscrétion ou trahison^ le§ eottrenrn et batteurs d'estrade durent ^ sous peine de mort; rentrer immédiatement an camp. Une fois ces précantionn prises, Mustapha ne songea plus qu*à saccager le pays. Pillage^ incendie, massacres, tous les fléattl se déchaînèrent à la fois. Ceux qne le fer avait épargnés étaient traînés en servitude. Aussi la malheureuse population des eam-' pagnes se réfugiait-dle éplorée dans les villes.

A peine informé de cette fhnéste invasion^ Scail^ derbeg, avec quatre mille cavaliers et mille fantassins, entra dans le val de Mocrèna.Attaqnera-t-il Fennemi, l'af-

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famera-t-il dans ses retranchements? Comme entre ces deux partis il hésitait, un Albanais se présenta devant lui : prisonnier des Turks et parvenu à s'échapper, il donna, sur leur position, des renseignements précis. Ses réponses démontrèrent que Mustapha, loin d'être inexpugnable, pouvait être surpris, tandis que de gros détachements turks seraient en course.

Peu de jours après , informé par ses espions qu'il est temps d'agir, Scanderbeg sort du val avec ses troupes, et, pour ne pas laisser à l'ennemi le temps de se reconnaître, précipite sa marche.

 son approche, les signaux convenus s'allumèrent sur toutes les montagnes, et comme une telle attaque n'était nullement prévue , ce ne fut que tumulte et confusion parmi les Ottomans; émotion qu'augmenta encore ce cri répété par une foule d'arrivants : « C'est « Scanderbeg avec une grande armée , Scanderbeg « en personne! » Plusieurs compagnies d'arbalétriers occupaient toutes les avenues du camp turk , avec ordre de tirer sur ceux qui voudraient en sortir ou y rentrer.

La charge sonne aussitôt : chariots, fossés, rochers, les Albanais escaladent tout; plus de traits, plus de flèches; la lutte est d'homme à homme, corpis à corps, à coups d'épées et de masses * de fer; le sol se jonche de morts. Enfin les Turks, malgré leur courage accoutumé,

^ Arme très-usitée alors chez les Turks.

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