‹ Histoire de Scanderbeg; on, Turks et chrétieus au xv siècleChapitre 43 sur 217 · L[VRE II · texte numérisé non relu

L[VRE II

plient de toutes parts; Mustapha lui-même, s' échappant par une issue éloignée, ne doit la vie qu'à la rapidité de son cheval. Après lui, tombe toute résistance : la plupart des survivants mettent bas les armes ^ et demandent quartier. Mais^ furieux des excès récemment commis^ les Albanais, de cinq mille, en épargnèrent à peine trois cents; encore ces malheureux étaient-ils criblés de blessures.

Quant au vainqueur, il n'avait perdu que soixante-dix hommes.

Cette nouvelle défaite, si imprévue, causa au Sùlthan une singulière surprise. Toutefois, contre Tattente générale, il resta maître de lui-même; son visage ne trahit aucune commotion intérieure.

Bientôt on sut la cause de ce calme Après avoir, en i 426, dévasté l'ile deZante, alors possession vénitienne, soumis ensuite la Morée, imposé un tribut à l'empereur grec, pris Thessalonique, et forcé les Vénitiens à la paix; après avoir, en personne, étouffé, en 1434, la révolte de Karaman-Ogli , passé le Danube, durant cette guerre avec la Hongrie, guerre si glorieuse pour JeanHunyade, assiégé, mais en vain, Belgrade, subjugué la Servie, qu'il rendit à la paix ; après s'être réconcilié avec son beau-frère, le même Karaman-Ogli qui avait repris les armes, Murad, ce Dioclétien de l'islamisme, avait, comme on l'a vu % volontairement abdiqué le pouvoir suprême. Forcé de le

^ Ci-dessus, pag. 56.

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