‹ Histoire de Scanderbeg; on, Turks et chrétieus au xv siècleChapitre 72 sur 217 · LIVRE ill · texte numérisé non relu

LIVRE ill

eddin était aussi un zélé partisan tfu système cîe iFàztouU lah-Houroufi , qui ne considérait les lettres de l'alphabet que comme des signes syYûtoMques de l'infeèlUgènee , correspondant ehàcûtje â un lïiettibre de rhofiamfe, et qui, diaprés ee principe, expliquait le Koran comiîié tfflè création purement humaine. Révéler ainsi aii pètîiï*é Ce secret de la doctrine des Sofl , c'était une grôVe îïnpitl* dence. FJvré aux légistes dont le ^yètèttie de climînaHt^ n'atteint, en Orient, que les faits matériels, !1 fat con* damné, à Ha1eb,par lesoùlêittàs el écorché vif. Se* (îèttvres s^altenient de poésieà tùrqties élpersattêS; mâh^on principal ouvrage, le Divan, est écrit èto langtie tùrtté.

Bien que plusieurs poëtëà aient cotti^Kysé deà VèW turks, soûs le règWî de Muhëihmed 1" et 4è Baïezld P*y nul d^entre eux ne mérité ùile mention parttetiliènè.Lè premier dont les œuvres dotent dfgfies d*étogês, Âttièd^ eddin , fut contemporain de Murad II. C^st âùtit sétt^ lement pendant lé règne de ee grand prince, et sbtis sa féconde influence, qiie la poésie ottomane côttitttfetiça I jeter quelque éclat '.

Murad II était mort te g février 1491, et Milhenwfiea) son fils , son héritier^ alors égé de vingt et «ti an», M l'apprit que trois jours après^. Cette nouvelte l«i fut afr* portée d' A ndrinople à Magnésie jmr ufi courrier du grawdl vézyr Khalil-Pacha*. « Qui m'aime me suive 1 >> s'éc^ta t-il aussitôt, en s'élançant sur un coursier arabe.

* Hammer, Histoire de l'empire ottoman^ lom. II.

2 Ducas, XXXIII, p. 426. (Voir Notes et pièces justificatives,)

En deux jours, il arriva à Gallipoli, accompagné de ses porte-épées * et de ses coureurs'. Muhammed s'y arrêta pendant deux autres jours, pour attendre le reste de sa suite et annoncer aux habitants d'Andrinople son arrivée (9 février) dans la Chersonèse de Thrace. De toutes parts le peuple affluait sur la route , saluant son nouveau matlre. Dès qu'il parut y les vézyrs , les beglerbegs, les oulémas, les scheikhs, venus au devant de lui à une lieue de la ville, mirent pied à terre et le précédèrent ainsi jusqu'aux portes d'Andrinople.

Mais, avant d'entrer dans la ville, le cortège s'arrêta; puis tous, en signe de deuil , comme pour rendre un suprême hommage à la mémoire de Murad, poussèrent des cris lamentables. Alors Muhammed descendit de cheval, mêla ses larmes à celles des assistants et donna sa main à baiser; puis le cortège reprit sa marche en l'escortant jusqu*au sérail.

Le lendemain^, en présence des vézyrs et d'une assemblée nombreuse de grands dignitaires. Je Sulthan monta sur son trône. Schahin, le chef des eunuques, et Ibrahim- Pacha se placèrent immédiatement au-dessous de lui; à quelque distance se tenaient Ishak-Pacha et le grand vézyr Khalil. Celui-ci, qui deux fois avait éloigné du pouvoir suprême et relégué dans la solitude de l'exil son maitre actuel, le connaissait trop pour compter sur sa

1 OxvSpofxotf les peiks.

• S.tfvifopot, les baltadjis.

» Ducas, XXX, pag. 127.

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