‹ Histoire de Scanderbeg; on, Turks et chrétieus au xv siècleChapitre 76 sur 217 · LIVRE lU · texte numérisé non relu

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les. saluaQl d'affoctueuses bénédictions, joDchant la terre de feuillage. Ici, les riches présentaient leurs offrande eo disant :. « Accepte, Scaoderbeg, accepte ; entre tes c( vaillantes mains nos dons deviendront du fer pour nood «défendre! » Là^les pauvres s'écriaient avec émotion : « Nous n'avonsque nos bras et nos cœurs, ils sont à toilp

Arrivé aux frontières de la Macédoine, Scanderbeg s'arrêta quelque temps dans la Basse-Dibre; c était par là que les Turks pénétraient habituellement en Albanie. Résolu à leur fermer pour toujours ce passage, U ordonna la construction d'une forteresse sur la haute moii|r tagne de Modrissa. De là, on découvrait une très-vaste étendue de pays. Quatre mille soldats vinrent protégé le@ ouvriers; aussi l'ennemi n'essaya*t-il pas d'întecr rompre les travaux.

Cette nouvelle position offirait deux grands avantage».: désormais, prévenant toute surprise» son canon signalerait ai^ loin l'approche des Turks ; et puis, au moindre signal, l'habitant des campagnes trouverait dans ses murs, avec une imposante garnison, un asile assuré.

Au reste^ trop de précautions ne pouvaient être prises, car c'était un formidable adversaire qui venait de celadre le sabre d'Othmao. A peine âgé de vingt^deux an^, Muhammedannonçaitdéjàtoutcequ'ildevajlètreunjouj;. I)eu;i fois Sulthau, ea 1443 ^ et 1446, par la double abdication de son père, deux fois il eiait redevenu i^ujet,

1 847,,850derhégire.

mais non sans un mortel ressentiment contre les conseillers fldèles qui avaient rendu à Tempire son glorieux défenseur ; pour être ajournée, sa vengeance n'en fut que plus implacable.

Une impénétrable dissimulation enveloppait sa pensée. Un de ses vézyrs osant un jour lui demander le motif d^armements considérables : « Si un poil de ma barbe le c( savait, » répondit brusquement Muhammed, ce je Farce racherais et le jetterais au feu. »

Chez lui j le sourire accompagnait toujours une sentence de mort.

Le tir de Tare était son eiercice de prédilection ; il le recommandait à ses troupes, surtout aux Janissaires^ et racontait souvent , d'après la tradition arabe , que l'ange Gabriel étant apparu à Adam, lui avait dit, en lui présentant un arc et des flèches : (c Servez vous de cette c( arme; c'est la force de Dieu. »

Un écrivain turk a tracé, de sa personne, un singulier portrait : a Son nez aquilin ressemble à un bec de perce roquet reposant sur des cerises ; sa barbe noire a l'é- « paisseur de fils d'or joints ensemble, et sa moustache « orne ses lèvres comme des feuilles de barolie posées « sur un bouton de rose. » Ses yeux noirs étaient petits, son regard vif et brillant, sa taille moyenne et bien prise. Habile à tous les exercices du corps, à manier le meterre , à laccer le djéridy il domptait les plus fougueux coursiers. Un large pantdlon, la robe flottante, les brodequins jaunes en pointe, un turban de forme cy-

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