BERNARDINO FUNGAÏ. VIERGE ET ENFANT ENTOURES DE SAINTS
Tableau d'autel à la Galerie Municipale, Sienne.
centrer notre attention sur des personnages détachés ou des groupes qu'à embrasser chaque tableau comme un ensemble artistique.
C'est durant cette période que le Sodoma exécuta deux de ses meilleurs panneaux, le Saint Georges et le dragon (i5i8), maintenant dans la collection Cook, et la Nativité de la Vierge, dans l'église Santa Maria del Carminé, œuvre d'une grande puissance et d'une grande beauté malgré certaines fautes de composition.
Avant l'achèvement de la décoration de l'Oratoire de Saint-Bernardin, le Sodoma quitta Sienne pour parcourir le nord de l'Italie. Les artistes venaient de perdre en Pandolfo un protecteur généreux et l'État un despote rusé : Sienne était redevenue la proie du désordre et des luttes civiles. Le Sodoma. cherchant ailleurs du travail, offrit ses services au duc de Ferrare. Au cours de ce voyage, il se rendit probablement en Lombardie, et alla puiser de nouveau à la source première de son inspiration, en renouant connaissance avec les œuvres de Léonard et de son école.
En i525 il revient à Sienne où se dessinait un mouvement démocratique, à la fois religieux et patriotique, mouvement qui s'accentua considérablement l'année suivante, lorsque, la ville ayant été de nouveau consacrée à la Vierge, les Siennois remportèrent la glorieuse victoire de Camollia. Il se produisit alors, par contre-coup, une grande demande de tableaux représentant des sujets sacrés : on érigea dans les endroits publics des effigies de la Madone, du Christ et des saints patrons de la ville. Le Sodoma qui revenait débordant d'énergie et d'idées nouvelles allait pouvoir satisfaire cet engouement. C'est au cours des cinq années qui suivirent son retour qu'il produisit plusieurs de ses meilleures œuvres. Le Saint Sébastien, peint pour une confrérie et maintenant aux
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Offices, fut immédiatement suivi d'une magnifique série de fresques commandées par une autre association religieuse. La plus belle, et aussi la mieux conservée, est le Christ dans les Limbes, maintenant au Musée de Sienne. L'Eve, d'un superbe modelé, compte parmi les plus heureuses créations de l'artiste.
Cette série achevée, il fut chargé de décorer la chapelle de Sainte-Catherine à S. Domenico. Là, ses fresques sont de valeur fort inégale. Pénétré, au début, de son sujet, il commence bien sa tâche : la première scène, X Extase de sainte Catherine, est heureusement conçue, et peinte avec art. Artistes et physiologistes s'accordent à louer le mouvement de la sainte défaillante. En dehors des œuvres de Michel-Ange et des grands Vénitiens, on compte peu de figures d'un plus beau modelé dans tout l'art italien. Mais, même dans cette fresque, il s'en faut que tout offre un degré uniforme d'excellence. Nous oublions toutefois la faiblesse de la partie supérieure en contemplant, au bas, le groupe des trois femmes ; en présence d'un tel chef-d'œuvre, on a mieux à faire que de critiquer. L'homme renferme toujours comme une double personnalité ; un génie complexe et multiforme, souvent plusieurs. 11 y eut dans le multiple Sodoma un très grand artiste ; devant cette œuvre nous oublions le Sodoma charlatan et mystificateur, le Sodoma débauché, le Sodoma indolent et superficiel, pour nous laisser pénétrer par les émotions que le maître voulut exprimer.
Oui, à certains moments, trop courts et trop espacés, le Sodoma fut réellement un grand artiste : mais il cessait vite de sentir profondément et de travailler avec conviction. Satisfait des félicitations que lui attirait la première partie d'une œuvre, il se négligeait avant que la commande fût achevée; comme beaucoup d'hommes doués du même tempérament, ayant les mêmes habitudes,
il se lassait vite : l'élan d'émotion, puissant au début, tombait bientôt ; c'est ce qui arriva tandis qu'il travaillait à S. Domenico. La Communion de sainte Catherine a la grâce fleurie, la joliesse douceâtre, la sentimentalité à fleur de peau que l'on retrouve plus tard trop communément dans la peinture et la poésie italiennes. Doué d'une facilité néfaste, il brossait sans effort des tableaux certains de recueillir les applaudissements bruyants de la plupart des Siennois et des Siennoises. Il était terriblement habile et il le savait bien.
Cette fresque nous révèle nettement l'état d'âme où se trouvait le Sodoma lorsqu'il l'entreprit : il n'avait aucune émotion personnelle un peu vive à traduire ; flatté des compliments que lui avait déjà attirés la première fresque de la série, plein de confiance en soi et d'infatuation, il avait en même temps soif de nouvelles louanges. En travaillant à cette Communion de sainte Catherine, il visait à émouvoir le type courant de l'Italienne : il voulait peindre quelque chose qui arrachât à cette créature, si facile à attendrir, un roucoulement caressant d'admiration : « Gom' è bella! Gom1 è carina! ». Et il réussit dans son dessein.
Plus puissante est X Exécution de Niccolo Tuldo, mais dune puissance comme débridée : au milieu de cette composition encombrée de personnages, s'en détachent, il est vrai, deux ou trois que l'artiste a campés d'une façon très vivante et rendus avec une vigueur consommée; néanmoins ce n'est pas une grande œuvre; mal composée, elle contient beaucoup de traits insignifiants et triviaux.
C'est au cours de cette même période que le Sodoma peignit son plus charmant tableau d'autel, la Vierge et V Enfant, maintenant dans la chapelle du Palais public. Destiné primitivement à être placé au-dessus d'un autel
du Dôme, il fut probablement offert à celui-ci par une confrérie, en action de grâces après la victoire de Camollia : la Vierge et l'Enfant reproduisent le modèle déjà copié sur l'un des côtés de la bannière de saint Sébastien, mais ils sont légèrement vieillis; dans les deux œuvres, la Madone a le bras droit, les deux genoux et le pied gauche éclairés; la tête du saint, à l'extrême-droite, a les mêmes traits qu'un personnage placé de la même façon dans la Vierge des Offices. Le paysage, où figurent le Cotisée et les ruines de la Basilique de Constantin, rappelle instinctivement celui de V Extase de sainte Catherine où l'on voit le temple de Vesta, à Tivoli. Enfin tout le tableau est d'un coloris plus riche et plus chaud que les œuvres de la dernière époque de l'artiste, dans laquelle le rangent certains critiques.
Le plus grand nombre, et de beaucoup, des œuvres importantes que peignit le Sodoma au cours des vingt dernières années de sa vie, se trouvent au Palais public de Sienne. C'est en 1029 qu'il reçut sa première commande du gouvernement : il acheva cette année-là son beau Saint Victor, tableau évidemment destiné à commémorer la journée de Camollia, et le Saint Ansanus, moins digne d'éloges, de la Salle de la Mappemonde. Six ans plus tard, il exécuta sa Résurrection pour l'une des salles du rez-de-chaussée du même édifice et reçut la commande d'une nouvelle Madone dans la Capella del Voto, sur la façade du Palais. A cette période appartiennent également sa Vierge donnant à saint Alphonse V habit de V ordre de Saint-Dominique, son Saint Jacques (de Compostelle), Saint Sébastien et Saint Antoine de la chapelle espagnole de San Spirito, ainsi que ce superbe tableau d'autel, Y Adoration des Mages, à S. Agostino l. Nous
1 Contrairement à l'opinion du I)1 Frizzoni qui date ce tableau de i5i8, nous estimons qu'il fut peint beaucoup plus tard.
admirons dans ces différentes œuvres plusieurs belles figures d'hommes, le Saint Victor du Palais public, le Saint Sébastien de San Spirito et le magnifique Saint Jacques à cheval, mais nous y relevons aussi un désir exagéré de rendre le relief des formes, de bien détacher les personnages de leur entourage, comme celui qui animait autrefois Andréa del Castagno. L'artiste ne se rend pas compte que les personnages d'un tableau ne doivent pas déborder de leur cadre. Au Palais public, le Saint Victor avance le pied hors de sa niche, et l'un des putti sort aussi la jambe, de même que l'un des néophytes dans la fresque de Saint Ansanus; à San Spirito, des membres de Turcs morts ou mourants font saillie un peu partout hors du tableau. Néanmoins, à d'autres points de vue. certaines de ces peintures de la dernière période valent ses meilleures œuvres.
Le Sodoma était d'ailleurs alors à l'apogée de sa renommée : dès i5i8 il avait reçu de Léon X le titre de Chevalier du Christ, et, en pleine maturité, s'honorait de l'appui et de l'amitié de plus d'un protecteur princier. Personnalité populaire à Sienne, surtout parmi la jeunesse, il avait reçu de grosses commandes de l'Etat. Pour comble de gloire, le plus grand empereur des temps modernes ne lui avait pas ménagé les louanges et, lors de son passage, en i536, Charles-Quint l'avait créé comte palatin. La dernière période de sa vie se résume dans le déclin de son talent et de sa prospérité : il fit des séjours à Piombino, à Volterra, à Pise et à Lucques, mais il ne gagnait pas assez pour ne pas s'endetter1. Finalement, « fatigué, pauvre et âgé, il revint à Sienne, où il ne devait pas vivre longtemps. Malade, n'ayant personne pour le soigner, sans argent pour payer une garde, il alla cher-
J Cf. Taul'ani-Centofauti, Notizie di artisti traite dai documenti pisani, Pise, 1898, p. 274.
cher asile au grand Hôpital, où il mourut au bout de quelques semaines ».
Le caractère le plus stable du Sodoma fut l'instabilité ; même son œuvre de la meilleure époque abonde en incohérences et en contradictions. Nul, parmi ses admirateurs, n'aurait pu dire ce qu'il allait jamais faire. Dans une même série de fresques, bien mieux, dans la même œuvre on trouve des morceaux de qualité très inégale.
La composition est son côté faible. Dans ses tableaux, trop chargés de personnages, les têtes se disposent presque toujours sur une même ligne horizontale. Il sait bien dessiner, mais son dessin trahit parfois une faiblesse et une négligence incroyables. Gomme coloriste, son talent se développa avec plus de régularité, mais, même à ce point de vue, il est quelque peu capricieux et incertain. Au début, la sécheresse du coloris décèle l'influence de l'école de Florence ; quoique meilleur, il ne vaut guère mieux que celui des dessins en silhouettes coloriées de maints quattrocentistes florentins. A la suite de ses séjours à Rome, la tonalité gagna en chaleur et en richesse ; et de plus en plus, avec le temps, l'artiste témoigna, grâce à une étude incessante, d'un sentiment des valeurs rare de son temps, et qui ne devait guère se rencontrer encore pendant bien des générations. Dans la dernière période, la couleur est plus froide et plus grise, mais le sens des valeurs subsiste. Les plus beaux côtés du talent du Sodoma sont le modelé, surtout celui des chairs et la peinture des paysages, où il excelle.
Il y aurait mauvaise grâce à insister sur les défauts d'un artiste dont l'œuvre a enrichi notre souvenir de plusieurs belles figures ; comment cependant ne pas noter même dans le rendu des chairs certaines imperfections : d'abord une tendance à l'exagération du modelé, qui dans ses dernières œuvres se traduit par des « habiletés » vulgaires ;
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en outre ses académies sont trop charnues, les formes qu'il peint ne semblent parfois que chair et muscles : elles ne laissent pas deviner en dessous une charpente osseuse solide. Les jeunes gens sont épais des genoux, des chevilles et des épaules : on se dit, en les contemplant, qu'un mois ou deux d'exercice physique ne leur aurait pas fait de mal. Même son Saint Victor donne l'impression de quelqu'un qui vit trop bien ; et son Isaac est un jouvenceau aux chairs singulièrement molles. Quel manque de virilité dans la plupart des figures pseudo- classiques peintes par le Sodoma, à côté des types helléniques purs. Qu'ils ont l'air peu masculin, lorsque nous les comparons à « la belle multitude de la frise des Panathénées, cette file de jeunes cavaliers, éphèbes aux regards droits, aux fiers visages mâles, aux reins dégagés et dont le corps tout entier est en action. »
Cependant, que nous aimions ou non les types qu'il a créés, on ne saurait contester qu'il nous les rend parfois très réels : conçus et peints d'une façon très vivante, ils hantent l'imagination de qui les a vus. Qui, les ayant une fois contemplés, oublierait Y Extase de sainte Catherine, VEve, les deux Saint Sébastien, ou le jeune roi de Y Adoration des Mages ?
On peut enfin décerner au Sodoma, peintre de paysages, des éloges sans réserve. Il rend les décors naturels d'une façon singulièrement artistique. En composant un paysage, il choisit les éléments susceptibles, soit par rapprochement d'idées, soit par beauté naturelle, de nous procurer une jouissance calme et durable, et les fond en un tout harmonieux. Il surmonte avec bonheur, dans l'exécution, les problèmes de la perspective du plein air et produit une illusion de distance. Dans les œuvres du Sodoma, comme dans celles du Pérugin, nous nous reposons de la fadeur sentimentale et efféminée de certains
personnages en contemplant le paysage, derrière eux, et, bien que les ciels de Tisoni n'aient pas l'immensité infinie de ceux de l'Ombrien, la manière dont il nous présente les paysages naturels possède des qualités particulières qui compensent presque ce regret1.
Outre le Sodoma et Pintoricchio, d'autres maîtres étrangers séjournèrent à Sienne durant la première décade du Cinquecento : le Pérugin peignit un grand tableau pour San Francesco, Pandolfo Petrucci chargea Signorelli et Genga de décorer son nouveau palais ; Fra Paolino, le dominicain, aide de Fra Bartolommeo, travailla à San Spirito ; mais nul de ces artistes n'exerça sur l'école siennoise une influence tant soit peu comparable à celle des deux grands maîtres que nous venons d'étudier.
Ceux-ci donnèrent en effet, peut-on dire, le coup de grâce à l'idéal de la vieille école siennoise. Sienne ne posséda jamais plus une telle série d'artistes poursuivant un but déterminé et revêtant un caractère national commun. Ses peintres, au Cinquecento, furent éclectiques : leurs œuvres décèlent tantôt l'influence de Pintoricchio, tantôt celle du Pérugin, tantôt celle du Sodoma ou encore de Michel-Ange ou de Fra Bartolommeo. Lorsqu'il eut délaissé le paradis entr'ouvert par Simone, le génie siennois ne cessa d'errer à l'aventure : il se posa en maint endroit mais sans jamais plus trouver un asile favorable.
Le premier à déserter complètement le vieil idéal fut Fungaï (1460- 1 5 16) : soumis de bonne heure à l'influence de Benvenuto di Giovanni2, ses premières œuvres rappellent de très près celles du Nestor de l'école du Vecchietta ;
1 Pour ce qui concerne plus spécialement la vie du Sodoma, nous recommandons au lecteur le livre de R. H. H. Cust, Giovanni Antonio Bazzi, Londres, Murray, 1906.
2 L'auteur possède une des premières œuvres de Fungaï, Un miracle de sainte Catherine de Sienne, qui ressemble de très près aux œuvres de Girolamo di Benvenuto.
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mais il devait subir trois influences différentes qui modi fièrent entièrement sa manière. D'abord, attiré par le génie de Francesco di Giorgio, il l'imita à maints égards; ensuite, il étudia des estampes allemandes parvenues jusqu'à Sienne; enfin, il se rendit à Rome où il servit de collaborateur à Pintoricchio. De ces diverses influences, celle du maître ombrien fut la plus constante : Fungaï fut le premier des sienno-ombriens, bien qu'il ait gardé jusqu'au bout certains types déplaisants de Francesco, et que ses fonds montrent qu'il n'oublia jamais complètement ce que lui avaient appris les œuvres des maîtres allemands.
Un autre peintre de l'école sienno-ombrienne fut Matteo di Balducci, qui collabora également à des travaux de Pintoricchio. Nous ne le connaissons pas suffisamment à l'heure actuelle pour parler de son œuvre avec sûreté : il reste encore à élucider plus d'un délicat problème se rattachant à sa vie et à ses œuvres ; plusieurs peintures, apparemment de diverses mains, lui ont été attribuées non sans quelque témérité. Nous estimons qu'il aida son maître à décorer la Bibliothèque du Dôme et que la Vierge glorifiée à San Spirito , ainsi que la fresque de Y Assomption à l'hospice de Sienne sont de lui. Ces œuvres décèlent l'influence du Pérugin1 qui travailla à Sienne en i5o8 et i5oo,, en même temps que celle de Pintoricchio.
A cette école appartient encore Giacomo di Bartolommeo, connu sous le nom de Pacchiarotto (i474 I54o), peintre qui mena une vie turbulente et orageuse. Gomme Matteo l'élève de Fungaï et l'aide de Pintorricchio, son tableau d'autel de S. Maria del Carminé et ses œuvres, au Musée, montrent en lui un artiste très médiocre. Un
1 Vasari fait de lui l'élève du Pérugin.
peu supérieur, Girolamo di Giovanni, dit le Pacchia1, fils de Giovanni délie Bombarde, fondeur de canons venu de Hongrie, visita dans sa jeunesse Florence et Rome. Une œuvre de mérite, dans l'église San Cristoforo, dénote chez lui l'influence de Fra Bartolommeo et de Raphaël. Dans sa maturité, il travailla aux côtés du Sodoma à l'Oratoire de Saint-Bernardin, et Y Annonciation qu'il y peignit prouve que l'influence florentine exerçait encore son emprise sur lui. Avec le temps, il imita de plus en plus la manière du maître lombard, et ses fresques de la chapelle de la Gontrada dell'Oca appartiennent à l'école du Sodoma.
Les derniers maîtres formés par l'école sienno-ombrienne furent Domenico Beccafumi et Baldassare Peruzzi qui s'écartèrent bientôt de leur premier idéal artistique : ils trouvèrent, l'un et l'autre, dans la Ville Éternelle une inspiration et une conception nouvelles, mais ni l'un ni l'autre ne laissa de continuateurs notables.
Domenico di Jacopo di Pace, surnommé II Mecharino, vit le jour en i486, dans une chaumière delà petite plaine historique de la Cortine près de Montaperti ; on raconte sur ses jeunes années les mêmes anecdotes que sur Giotto et Segantini. Il eut la chance de trouver un protecteur, Lorenzo Beccafumi (dont il prit le nom), grâce auquel il put recevoir une éducation artistique. Son maître fut quelque artiste médiocre de Sienne, peignant dans la manière ombrienne, alors en vogue. Beccafumi dut, à notre avis, se trouver en contact direct avec le Pérugin, lorsque ce maître vint à Sienne, car l'un des plus anciens tableaux que nous possédions de lui, la Sainte Catherine recevant les stigmates, dénote une évidente imitation du grand Ombrien.
1 Le Pacchia naquit eu 1477 : ^a date de sa mort est inconnue, mais il vivait encore eu 1 535.
PACCHIAROTTO. — LA VISITATION
Tableau d'autel à la Galerie Municipale, Sienne.