Lib. XXXVI, cap. xi, § IS
lisque da Vatican fut fait à rimilation de celui qni avait été érigé parNuncorê, fils deSésostris. Mais, d'un autre côté, il ne serait pas exact de considérer tous les hiéroglyphes comme l'œuvre des rois d'Egypte ; il n'y en a que quatre à Rome qui remontent à •cette origine : ce sont ceux de Saint-Jean de Latran, de la place du Peuple, de Monte-Citorio et de la Minerve. Les autres ont été taillés et travaillés pendant la domination des Romains en Egypte, et la preuve de ce fait ressort, non-seulement du style et de la manière dont les hiéroglyphes sont gravés , mais plus sûrement encore des inscriptions, portant les noms des empereurs romains qui les ont fait tailler, ou auxquels ils sont dédiés.
Auguste fut le premier qui transporta deux de ces aiguilles à Rome. Il flt élever la première au milieu de l'arête du grand Cirque, à la place de la barrière en bois; il fit mettre l'autre dans le Champ de Mars, afin qu'elle servît de gnomon, en indiquant, au moyen de son ombre, la durée des jours et des nuits. Auguste avait enlevé ces deux monolithes du temple du Soleil, à Héliopolis : c'est Strabon, le premier, qui nous l'apprend ', et son récit est confirmé par Pline ^ et par Ammien '. En outre, Pline dit que c'est Caligula qui fit transporter l'obélisque du Vatican pour décorer son cirque. Ammien en indique d'autres amenés postérieurement â Rome. Le dernier fut celui que Constance fit ériger l'an 357 de l'ère chrétienne.
Pline explique longuement l'immense difficulté qu'il y avait à remuer et transporter ces énormes mo-