Tempesli, l. II, lib. IV, noxvin,p
chargés de présider à celte publication, et que Sixte les confirma dans ces fonctions. Les fautes commise^ dans l'impression ne sauraient donc, sans injustice, lui être imputées. D'ailleurs, de tout temps, la bible a servi, comme un arsenal, à toutes les sectes qui cherchent des armes pour attaquer la religion catholique. Sixte ne pouvait pas empêcher ces controverses de continuer : on ne doit donc pas lui reprocher d'avoir laissé imprimer des passages, lesquels, quoi qu'on fasse, soulèveront des discussions sans cesse renaissantes, tant qu'il existera parmi les chrétiens des dissidences d'opinions et de croyances. Il est certain, au contraire, que voulant se conformer à la recommandation du Concile de Trente, Sixte s'était efforcé de faire imprimer une nouvelle édition de la bible, plus pure que les précédentes. C'est ce qu'il explique dans l'avertissement : — « lllud sane certum atque exploratum esse volumus^ nostros hos labores ac vigilias eo nunquam spectasse, ut nova editio in lucem ^xeat , sed ut Vulgata refus , ex Tridentini synoii prœscripto emendatissimœ^ pristinquœe suœ puntati, qualis primum ab ipsitis interpretU manu styloque prodieraty quoad fîeri potest^ restituta^ imprimatur ^.
Par comparaison avec les éditions antérieures, on peut dire que Sixte a atteint le but qu'il s'était proposé. La postérité doit donc lui savoir gré, non-seulement d'avoir amélioré le texte des Livres saints, mais d'avoir fait reproduire et mis à la portée d'un plus grand nombre de lecteurs des ouvrages devenu rares et presque introuvables. Car l'imprimerie est comme
l Teiupesli, ibid., n® xxil, p. 63.
rancienne Mnémosyne, dont le chantre de Jérusalem ai dit avec raison :
Mente degli anni^ et del Toblio nemica, Delle cose custode et dispensiera.
«Ame des siècles, ennemie de Toubli, elle conserve e et répand le souvenir des choses. »