‹ Histoire de Sixte-QuinteChapitre 128 sur 174 · Guerra, t. 111, p. 94, 2« col · texte numérisé non relu

Guerra, t. 111, p. 94, 2« col

2" Obélisque de Sainte-Marie Majeure,

Tout en faisant construire et décorer, dans rinté* rieur de Sainte-Marie Majeure, la chapelle del Presepio, Sixte ne négligeait pas les abords de la basilique. Pour y accéder plus Cacilement de sa villa qui en était voisine, il fit niveler la place située derrière Tabside, et il ouvrit une rue nouvelle, qui se prolonge de cette place jusqu'à la Trinité des Monts. En outre, il résolut d'y faire ériger un des obélisques depuis longtemps oubliés dans une des rues de Rome. Dans son ou\rage sur les antiquités de cette ville, Fulvius raconte que, peu de temps avant Tannée 1527, on découvrit deux obélisques renversés à terre près de l'église de SaHat- Roch, dans la via di Ripetta. On crut qu'ils provenaient du mausolée d'Auguste, situé dans ce quartier, et les uns attribuent à Claude, d'autres à Domilienleur transport d'Egypte à Rome^ Sixte donna l'ordre à son architecte Fontana d*en ériger un sur la place de Sainte-Marie Majeure, au point où commence la rue qu'il venait de faire ouvrir. Cette aiguille est sans hiéroglyphes, ce qui fait présumer qu'elle a été travaillée sous la domination romaine en Egypte. Fontana surmonta son sommet d'une croix portée par une étoile, et trois montagnes, emblèmes faisant partie des armoiries de Sixte. La hauteur totale de ce monument est d'environ quatre-vingt-cinq pieds romains. Cette opération eut lieu en 4587, et selon le savant FeaS qui en a relevé les comptes, elle ne coûta que deux mille neuf cent trente-sept écus, ce qui est très-peu de chose, en comparaison de la dépense occasionnée

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