‹ Histoire de Sixte-QuinteChapitre 129 sur 174 · Cité par Nibby, ibidem · texte numérisé non relu

Cité par Nibby, ibidem

par l'obélisque du Vatican. On doit en conclure que tous les bois, fers, cordages et agrès de toute espèce qui avaient servi à manœuvrer le premier obélisque, furent employés de nouveau pour élever celui de Sainte-Marie Majeure.

Selon son usage, le pape fit graver sur les quatre faces du piédestal les inscriptions suivantes :

Au midi :

Christus Per invictam

Crueem

Populo pacem

Ppœbeat

Qui

Augusti pace

In prsesepe nasci

Voluit.

Au levant:

Au nord

Christus Dei

In aeternum viventis

Cunabula

Laetissime colo

Qui mortui

Sépulcre Augusti

Serviebam.

Ghristum Dominum.

Quem Augustus

De Virgine

Nasci turum

Vivens adoravit

Seq. deinceps

Dominum

Dici vetuit

Adoro.

Au couchant :

Obeliscum iEgypto advectum

Augusto In ejus mausoleo

Dicatum

Eversum deinde et

In plures confractum

Partes

In via ad sanctum

Rochum jacentem

In pristinam facîem

Restitutum

SalutiferaB cruci

Felicius

Hic erigî jussît an. D.

M.D.LXXXVII. Pont. III.

Au-dessous on lit :

Domenico Fontana transtulit et erexit ^ .

3"* Loge des Bénédictions à Saint- Jean de Latran,

L'étranger venant de Naples, qui entre pour la première fois à Rome par la porte de Saint-Jean de Latran, ne peut manquer de comprendre qu'il n'est pas dans une ville ordinaire. La perspective qui s'étend devant ses yeux l'avertirait suffisammeiit, s'il pouvait l'ignorer, qu'il se trouve dans l'antique capitale des Césars et des papes, berceau de la civilisation laline et de la religion chrétienne. En effet, il voit à gauche la façade imposante de la basilique du Sauveur se dresser majestueusement et dominer l'immense place dé-

1. Voy. d:ins son ouvrage, p. 76 et 77, la gravure de cet obélisque.

serte ; à droite, à rextrémité d'une large voie bordée d^un côté par les anciennes murailles en briques de la ville, apparaît la basilique de Sainte-Croix de Jérusalem, élevée dans l'origine par sainte Hélène, mère de Constantin. En face, le Triclinium du pape Léon III, magnifique mosaïque à fond d'or, rappelle, avec la Scala Santa^ les siècles de foi du moyen âge, tandis que quelques arcades, assez bien conservées, de l'aqueduc de Néron, indiquent une partie de l'emplacement de la maison dorée de ,cet empereur. En retour, se montrent l'immense façade du palais de Latran, la loge ou portique des Bénédictions, le grand obélisque égyptien qui la précède et le Baptistère de Constantin; ajoutez dans le lointain, aux extrémités de deux longues rues très-peu habitées, entrecoupées de jardins et de vignes, la basilique de Sainte-Marie-Majeure et la masse énorme du Colysée. Cette réunion de monuments, qui diffèrent autant par leur architecture que par leur origine et leur destination, frappe les yeux d'étonnement et jette l'esprit dans une méditation profonde.

Sixte-Quint a contribué, pour une notable part, à embellir ce quartier de Rome et à le rendre pittoresque : c'est à lui que Ton doit l'ouverture des rues de Sainte-Croix de Jérusalem et de Sainte-Marie Majeure ou Felice. C'est lui qui a fait élever la loge des Bénédictions et la plus grande partie du palais de Latran, l'obélisque et sa fontaine, et qui a transporté la Scala- Santa où elle est placée actuellement. Tous ces travaux ont été exécutés sous son ardente impulsion, en moins de cinq années, par Domenico Fontana, qui s'est attaché à les raconter lui-môme, pour en transmettre le souvenir à la postérité.

4» VIB DÉ 8IXTE-Q0mT.

On sartt qaè !a bâtsiiiifae cto Saftnt-Jeaik ûe Latraâ on du Sauvear fat éleyèe pat Gom^mïtÊi à ki prière tm pBLfè saint Sylveslrey vers TafD 319. û^ prétend Èïèùîë ^e cet empefi^eiir, peur donner rexeifiple aux onYtiets^ voalnt porter s^r ses épatdes don^é corbeilles pleines de terre provenant des fondations ^ A l'aide de répa-rations intelligentes, cet édifice avait pn être conservé )6squ>n 4908. Mais cette année, la veille de Saittt- Jean , pendant que les chanoines étaient à chanter tépres, le feu prit à la charpente en bois de la toiture^y pKv Fincurie d'un ouvrier, et la vieille église! fut con-^ ^«l'Mée',' comme Ta été,- le45juilletiSS3, celle dé^Saim-' Paul bots les Murs.

Lorsque ce malhetf arf iVa^ Clémenft Y était pape^ et 9^ résidait à Avignon. Il s^empressa, principatemeM énr les instances de Pélràrque *,• d'envoyer des fonds pour réédifier la( basilique. Après lui, un grand nombre de papes suitirenl cet excmi^lé, et lorsque Sitte-Qui* monta sur la chaire de Saint-Pierre, le corps de l*édifice était achevé. Mais le nouveau pontife ayant trouvé insuffisante l'ancienne loge destinée à donnei^ la bénédiction au peuple, résolut d'en faire construire une autre sur h, place au nord, qui fait face à Sainte^ Marie Majeure. Dès le mois de juin iâSS, il en confia l'édification à Domenico Fontana.

Cette loge est lo*t entière bâtie en travertin, k ôetA ordres d'architecture : le pre^iier, en bas, dorique; le second, au-dessus, corinthien. Dans Tiiitérieur, auA deux étages, elle est entièrement coirverfe de peitt^

f. Voy. dam Oaerf»^ L- II, p. 9\, l'» col.^ là butte ôé Clément vil, Admonet nos, dans le préambule de laquelle ce fait- est rapporté.

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