T. l, lib. IX, noXL, p. 147 el suivantes
les mains de la cour un autre semblable chef, il obtiendra sa grâce et celle de quatre de ses compagnons bandits comme lui, qui auront aidé à la réussite de son entreprise.
« Et si c'est un autre bandit qui ne soit pas chef, qui tue un chef de bandits, il obtiendra également grâce pour lui, et il pourra obtenir la grâce de deux autres bandits ordinaires, à son choix, avec deux cents écus de prime, et, s'il le livre vivant, trois cents.
« Et si plusieurs bandits se réunissent pour une telle entreprise, indépendamment de la prime pécuniaire susdite, ils pourront obtenir la grâce de quatre d'entre eux, à leur choix.
« Et si ceux qui auront tué ou pris le susdit chef sont de la même compagnie ou de sa suite, ils obtiendront la grâce dé leurs camarades jusqu au nombre de huit.
« Déclarant que, sous le titre de chefs de bandits, on doit entendre ceux qui notoirement guident une compagnie d'autres bandits, et sont réputés tels, ou autrement, selon l'appréciation qu'en fera à sa volonté l'officier auquel une telle déclaration sera faite.
(f Si un bandit ordinaire, qui n'est pas un chef, vient à tuer un autre bandit semblable, il obtiendra grâce pour lui-môme ; et si le mort est son camarade de la même compagnie, il gagnera de plus cinquante écus, et cent, s'il le livre vivant.
« Ittfm, Si un particulier, qui n'est ni bandit ni délinquant, tue un chef de bandits, on lui payera immédiatement une prime de trois cents écus; et s'il le prend vivant et le livre entre les mains de la force publique de la Cour, six cents, et dans les deux cas il pourra obtenir la grâce de deux autres bandits, à sa désignation.
« Et si le mort ou le prisonnier n'a pas été un chef, en le livrant vivant le particulier gagnera cent écus, et en le luant cinquante, avec le droit d'en désigner un autre pour être gracié, ainsi qu'il vient d'être expliqué.
« Sa Sainteté veut encore que les soldats et officiers de la Cour commandés, ou seulement désignés ou obligés de quelque manière que ce soit à servir la Justice, bien qu'ils y soient tenus ex debito officii (par le devoir de leur charge), obtiennent les mômes primes pécuniaires indiquées dans les deux articles précédents, à partager entre eux, s'ils sont plusieurs ensemble à exécuter l'entreprise, le tout à la volonté du supérieur, selon les mérites de chacun.
« En outre de toutes les susdites faveurs, les grâces et payements seront immédiatement expédiés partout gratis^ sans caution judiciaire, et sans que ceux qui voudronten jouir comparaissent en personne, ou se constituent prisonniers, pour justifier de leurs intentions, nonobstant la bulle de Pie IV, de sainte mémoire, assurant chacun que les primes seront, sur-lechamp, sans exception, opposition ou retard aucun, payées par le seigneur dépositaire de la Révérendissime chambre (apostolique), qui en a reçu Tordre exprès de notre Seigneur.
«En outre, pour ce que les homicides, voleurs, agresseurs et semblables scélérats ne sont pas tous bannis ou condamnés, la Cour ne possédant pas peutêtre les renseignements particuliers sur leurs noms et prénoms, à cause de leur multitude, et parce qu'ils ne sont pas connus des victimes de leurs méfaits, on déclare que le présent édit comprend, nonseulement les condamnés et les bannis par sentences
spéciales, à Tégard desquels un délit est exigé même en état de contumace, selon le style de la Cour, mais encore ceux qui notoirement sont homicides, voleui-s, sicaires, agresseurs, criminels, ou accusés par le cri public de semblables scélératesses capitales (en écartant néanmoins toute fraude dans l'appréciation de la culpabilité).
(( Item. Tous ceux qui ont été trouvés en état de flagrant délit, commettant les crimes capitaux susdits, et qui vont dans la campagne avec les autres précédemment bannis, ou non, armés, se réunissant dans des conventicules, exigeant des rançons, dévalisant les passants, volant et détruisant le bien d'autrui avec leurs adhérents, complices , fauteurs et receleurs, Sa Sainteté veut qu'ils soient considérés, dès aujourd'hui, comme ennemis publics, et restent soumis aux peines ci-dessus dites.
« De plus, pour lever toute difficulté, on déclare que, par une seule agression, c'est-à-dire voler sur la route sans tuer personne, quand même l'objet volé serait de peu d'importance, la peine du dernier supplice sera néanmoins encourue, en outre des autres punitions susdites, et c'est ainsi que les juges doivent exécuter les présentes.
« Item, Que la minorité, pourvu qu'elle ait dépassé la quatorzième année, ne devra pas être une cause d'excuse à aucun des susnommés.
a Donné à Rome, le 1" juin 1585. »
Il ne faudrait pas juger ce bando avec les idées modernes : la répression qu'il organisait, les peines qu'il édictait, les encouragements au meurtre, à la trahison qu'il renferme, ne pourraient plus, de notre temps, être employés, même contre les plus affreux
scélérats. Mais, vers la fln du seizième siècle, cet édit ne paraissait que sévère, et sa rigueur, admise comme nécessaire aprè$ tant de crimes, était accueillie avec satisfaction par la grande majorité des sujets du nonveau pape.
Pour compléter son système. Sixte adopta une troisième mesure, qui excita d'abord la surprise et Tinquiétude des populations, mais dont l'opportunité fut bientôt reconnue. Il ordonna le licenciement des soldats que le gouvernement de son prédécesseur avait . cantonnés et disséminés dans les provinces de TÉtal ecclésiastique. Grégoire XIII, ayant plus de confiance en des troupes étrangères que dans ses propres sujets, avait fait venir et entretenait à grands frais huit cents soldats corses, qu'il avait répandus par petits détachements dans la campagne de Rome. Ces étrangers, soit qu'ils eussent été gagnés par les chefs de bandits, soit qu'ils demeurassent indifférents aux attaques des brigands, se bornaient à les poursuivre mollement, et à engager avec eux des escarmouches sans résultat, se hâtant de se retirer dans les villes et les forteresses à la première apparence d'une résistance sérieuse. Le cardinal di Montalto avait pu juger depuis longtemps de l'inutilité de cette troupe, qui coûtait fort cher au gouvernement pontifical. Il ordonna donc son licenciement, et prescrivit le départ des Corses pour leur pays. En outre, il défendit aux communes de continuer à contribuer à la solde des officiers, auxquels il enleva leurs grades : il réorganisa ensuite le corps des soldats connus sous le nom de centurions, qui tenaient garnison dans les châteaux fortifiés et dans les villes, les obligea de rester à leurs postes, et de se tenir constamment à la disposition des atitorités. Enfin, faisant
VIE DE SIXTE-QUINT. bî)
un choix parmi les nombreux sbires de la police rqmaine, il ne conserva que ceux reconnus d'une fidélité et d'une énergie éprouvées.
Telles furent les mesures adoptées par Sixte-Quint pour la répression du brigandage dans sesÉtats. Par la première, il rendait les possesseurs de flefsetles communes responsables des crimes commis sur leurs territoires respectifs. Par la seconde, il semait la méfiance et encourageait la trahison parmi les bandits euxmêmes, intéressés, par de fortes primes et par la certitude de la grâce, à se détruire ou à se livrer les uns les autres. Enfin, par la troisième, il assurait Texécution de ses ordres, au moyen d'une force publique épurée, fortement constituée, et à l'abri de la crainte et de la corruption.
L'adoption de ce système et sa miso à exécution à Rome et dans les provinces, avec une sévérité inexorable, produisirent bientôt les résultats que le sagace pontife avait prévus. Traqués par les populations, auxquelles Ténergie de leur souverain avait rendu la confiance et le courage, les brigands ne tardèrent pas les uns à être pris et tués, les autres à se disperser et à se cacher dans les retraites les plus inaccessibles. Mais manquant de vivres et n'osant se remettre en campagne, se méfiant d'ailleurs les uns des autres, ils s'empressaient de saisir les occasions de se trahir pour gagner les primes promises, et obtenir la grâce de leurs méfaits. En quelques mois, la campagne de Rome fut presque entièrement délivrée de ces malfaiteurs, et il fallut beaucoup moins de temps pour rendre à la ville elle-même sa complète sécurité.
Néanmoins, comme il arrive souvent en présence du danger, quelques chefs de ces bandits redoublèi*ent
d*audace, de forfanterie et de férocité, en apprenant que leurs tôles avaient été mises à prix. L'histoire contemporaine a conservé les noms de plusieurs de ces scélérats, et raconté leurs derniers exploits.
Un d'eux, Gurzietto dal Sambuco, à l'annonce de la bulle de Sixte et du bando du cardinal de Saint- Georges, pour afficher le mépris que ces actes lui inspiraient, réunit vingt-cinq de ses compagnons, eut la hardiesse de traverser la campagne de Rome, et de se présenter la nuit à Tune des portes de cette ville. Poussant des cris, il frappait à la porte en se nommant, et demandait ironiquement qu*on le laissât entrer, se moquant du pape et du gouverneur. Les soldats de garde , réunis à des sbires , firent une sortie pour le poursuivre; mais il se réfugia dans une église près de Saint-Paul hors des Murs, et s'y fortifia. On envoya contre lui un détachement de chevaulégers du pape, auxquels il résista avec avantage. La nuit suivante, craignant d*étre attaqué par des forces plus nombreuses, il parvint à s'échapper avec sa troupe, traversa la rivière de Givita-Vecchia, puis, par un long détour, il réussit à gagner TAbruzze. De là, passant près d'Ascoli, il se joignit à Marco di Sciarra. Réunissant alors une bande de soixante-dix brigands des plus déterminés, ils revinrent ensemble dans la campagne de Rome assouvir leur rage, insultant à Tautorité du pape et commettant toutes les atrocités. Redoutant néanmoins sa vengeance, ils ne tardèrent pas à se séparer. Gurzietto, laissant la plupart de ses compagnons, gagna la Marche d'Ancône, et nolisant un navire, s'embarqua pour la Dalmatie. Nous verrons plus tard la fin de ses aventures à Trieste.
Un autre chef de sicaires infestait encore la partie
de la campagne située entre Terracine et Rome. C'était, dit rhistorien Galesini, un indigne prêtre, connu sous le nom de Guercino, Dans les lettres qu'il écrivait et dans les actes qu'il publiait, il prenait le nom de Roi de la campagne. Par une dérision sacrilège, il avait défendu à l'évoque d'Anagni l'exercice de ses fonctions sacerdotales, et il avait ordonné au clergé, ainsi qu'aux fidèles du diocèse , de le reconnaître lui seul comme leur évoque et leur roi.
Ce bandit battait le pays delà frontière du royaume de Naples jusqu'à Rome. Peu de temps après l'intronisation de Sixte, il avait rencontré, près de Terracine, Antonio Caraffa, frère de Ferdinando, duc de Luceria, qui venait de Rome, où il avait été envoyé par son frère, pour prêter foi et hommage au nouveau pape. L'attaquer, lui enlever ses bagages et le laisser presque nu sur la route, fut pour le prêtre Guercino l'affaire d'un moment. Le pauvre ambassadeur parvint à grand' peine à gagner Terracine, d'où les autorités se hâtèrent d'expédier un courrier au pape, avec des chevaux préparés, afin qu'il arrivât plus promptement. Sixte parut vivement affecté de ce coup audacieux : il s'empressa de pourvoir aux besoins de l'ambassadeur, mais il ne voulut pas qu'on poursuivit Guercino. a Or sus, dit-il après un moment de réflexion, ce misérable ne mérite pas que nous- lui fassions l'honneur insigne d'envoyer à ses trousses des soldats ou des sbires; mais notre bulle saura l'atteindre. » Il dit vrai, car peu de jours après, Guercino fut pris, on lui coupa la tête, et elle fut envoyée immédiatement à Rome, entourée par dérision d'une couronne dorée, et elle fut ainsi exposée au château Saint-Ange.
Un autre prêtre, tout aussi criminel, paya bientôt
après la peine de ses iniquités. C'était un certain Jean Valente, autrefois prôlre à Ardée. Il se faisait remarquer par sa forfanterie et par ses cruautés raffinées. Il parcourait l'ancien Latium dont il était la terreur, tuant, pillant et traitant les malheureux habitants avec la dernière barbarie. Il se faisait accompagner par une troupe nombreuse et bien armée qu'il entretenait a sa solde : il promulguait des édits, auxquels la population, laissée jusqu'alors sans défense, était obligée d'obéir, sous peine des plus affreuses persécutions. A l'exemple des souverains légitimes et par dérision, il inscrivait en tête de ses actes les qualifications suivantes : « Nous, Jean Valente, autrement prêtre Ardeate, exilé très-habile et très-puissant, prince de toute la plage marine et de toute la région montagneuse. » Poiir affirmer sa souveraineté, il avait établi un hôtel de monnaies, où il faisait frapper des pièces à son effigie.
Le cardinal Colonna, légat de cette province, avait essayé de tous les moyens pour l'avoir mort ou vivant entre ses mains, sans pouvoir réussir. Craignant d'encourir le blâme de Sixte, il crut devoir écrire au pontife : « Qu'il avait fait tout ce qu'il avait pu : mais que le seul moyen qui lui parût efficace pour le prendre, c'était de diriger contre lui une galère bien armée, parce que , depuis la capture du prêtre Guercino , ce scélérat avait appris à se garder, était en mouvement continuel de la mer sur terre et réciproquement, et commettait les plus affreux assassinats. »
Sixte fit répondre au cardinal ce peu de mots : « Sa Sainteté dit que pour s'emparer de ce scélérat de sicaire, il n'est nul besoin de galère armée, ayant Dieu contre lui; et Sa Sainteté, se confiant en Dieu, a la
pleine assurance que, sous peu, Dieu lui-même Tarrêtera. » « Cette réponse, ajoute l'historien Galesini, fut une prophétie ; car la bulle du pape , exécutée fidèlement par les princes voisins de TËtat ecclésiastique, fit tomber Valenle sous les forces d'un souverain qui commanda qu'on lui tranchât immédiatement la tête, et qui s'empressa de l'envoyer à Rome en tribut d'obéissance au pontife. Les complices de ce brigand, à mesure qu'ils étaient arrêtés, servaient d'exemples au peuple de la puissance et de la justice de leur souverain, étant les uns tirés à quatre chevaux, les autres pendus ou attachés à la roue, selon la diversité de leurs méfaits. Et c'est ainsi que cette province fut délivrée, les honnêtes gens ne se lassant pas de rendre grâces à Dieu de ce qu'ils pouvaient désormais respirer en paix, et jouir en sûreté de leur bien, de leur honneur et de leur vie. »
On a vu que Curzietto dal Sambuco, après avoir été braver Sixte jusqu'à l'une des portes de Rome, s'était embarqué pour la Dalmatie, afin d'échapper à son ressentiment. Il voulait voir Venise, et gagna cette ville, avec quatre de ses compagnons et un de ses frères encore très-jeune. De Venise, où il ne se trouvait sans doute pas en sûreté, il se rendit à Trieste, croyant se mettre entièrement à Tabri des poursuites du pape, dans une ville soumise à l'autorité de l'empereur : il se trompait. A peine entré à Trieste avec ses compagnons, amplement fourni d'armes, d'argent et d'objets de toutes sortes, dépouilles de tant de victimes assassinées par lui et par les siens, il fut arrêté par l'ordre du gouverneur, et enfermé dans la citadelle. Connaissant la bulle de Sixie, et voulant s'y conformer, le gouverneur avait expédié de suite un envoyé au pape, pour lui ap-
prendre cette capture, et lui offrir de lui livrer vivant son prisonnier. Informé de celle ambassade, et n'ignorant pas le sort qui lui était réservé, s'il était remis au pape, Gurzietto profita de la négligence du comman*dantdu château, et parvint, à l'aide de ses compagnons, à barricader la porte de la prison située dansTintérieur delà forteresse : s'emparant ensuite de l'arsenal, abondamment garni de munitions et d'artillerie, il intima Tordre aux habitants deTrieste qu'on eût à les laisser, lui et les siens, sortir en liberté, ou bien qu'il mourrait au moins vengé, en faisant sauter la citadelle, et avec elle une grande partie de la ville.
Effrayés des menaces de cet audacieux brigand, les Triestins s'empressèrent d'aller trouver le gouverneur, le priant, pour éviter de grands malheurs, de mettre Gurzietto en liberté. lUe leur promit, et le fit sortir de l'arsenal, l'autorisant à rester dans la ville de Trieste, avec ses compagnons, jusqu'à ce qu'il eût reçu de l'empereur l'ordre de disposer de leur sort. Cet ordre ne se fit pas attendre. Il prescrivait au gouverneur d'obéir à la bulle du pape, et de lui livrer le prisonnier et ses camarades.
Aussitôt, pour mettre ces bandits dans l'impossibilité d'opposer aucune résistance, le gouverneur, qui s'était chargé de leur fournir des vivres, leur fit servir du vin fortement mêlé d'opium. Accablés d'un sommeil profond et léthargique, les brigands furent facilement arrêtés, liés et embarqués sur une frégate préparée pour les conduire à Ancône.
« L'orgueilleux Gurzietto frémissait, comme un taureau furieux, de se voir inévitablement condamné à mort par le bras vengeur de ce pontife, auquel il avait témoigné tant de mépris sous les portes de Rome.
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Aussi, ne voulant pas mourir de la main du bourreau, comme il s'en était vanté souvent au milieu des siens, bien qu'il eût les fers aux pieds et les menottes aux mains, s'étant enlacé avec un de ses compagnons, en se passant les bras autour du cou , ils se jetèrent à la mer, sans qu'on pût le prévoir, et s y noyèrent tous les deux. Le ffère de Curzietto fut conduit à Rome, et de cette ville à Naples, selon les conventions établies; mais comme il était tout jeune, et qu'il ne s'était rendu coupable d'aucun crime , il fut mis en liberté ^ »
On voit que la bulle de Sixte, qui exhortait tous les princes dont les domaines se trouvaient limitrophes de ceux du Saint-Siège à lui livrer les bandits, était acceptée et mise à exécution même par l'empereur d'Allemagne, dont les États se trouvaient fort éloignés de ceux de l'Église.
Les autres souverains ne montrèrent pas moins d'empressement à se conformer à ses désirs; il en résulta qu'il s'établit entre eux et le pape, une sorte de droit d'extradition appliqué aux criminels, que Sixte avait mis, par sa bulle et par le bando du gouverneur de Rome, hors de la loi commune.
Ainsi, le roi d'Espagne, Philippe II, maître des provinces napolitaines, ordonna au duc Pietro d'Ossuna, son vice-roi à Naples, d'obéir, en tout ce qui intéressait la répression du brigandage, à la volonté du pape, comme à la sienne propre. Pour exécuter cet ordre sans rencontrer aucun obstacle, le vice-roi écrivit au pontife et le supplia, par l'entremise de Ferdinando délia Torre, son agent à Rome, de fulminer une bulle