‹ Histoire de Sixte-QuinteChapitre 29 sur 174 · Tempesli, t. 1, llb. XII, li^ jtxVii, p · texte numérisé non relu

Tempesli, t. 1, llb. XII, li^ jtxVii, p

nécessaires ù la subsistance de rhomme. D'abord, il n'y avait que très-peu de voies de communication; les anciennes routes romaines n'ayant pas été entretenues, étaient devenues, sur beaucoup de passages, impraticables pendant la mauvaise saison. Ensuite, Tair vicié de la campagne de Rome en avait chassé presque tous les habitants : les terres y restaient, pour la plus grande partie, incultes et abandonnées. Le peu de blé qu'on y récoltait ne pouvait pas suffire à la consommation de la ville de Rome; il fallait, comme au temps des empereurs, en faire venir de Sicile et d'autres pays, pour nourrir sa population agglomérée, qui s'élevait alors à environ soixante-dix mille âmes ^ Mais le commerce des grains, soit par mer, soit dans l'intérieur des provinces, n'était ni libre, ni sûr. En mer, il était constamment inquiété par les vaisseaux turcs et par les corsaires de Barbarie; àTintérieur, des droits énormes gênaient les importations venant de Tétranger, et des règlemenls surannés gênaient la liberté des transactions. Enfin, la crainte des bandits avait jusqu'alors arrêté les transports de toutes les * denrées, sur les marchés même les plus rapprochés des producteurs. Une dernière cause nuisait encore plus, peut-être, que les précédentes, au libre commerce des subsistances : c'était celle qui résultait des privilèges et des monopoles accordés à certains offices publics, qui avaient le droit de prélever à leur profit des taxes considérables sur les ventes et l'emmagasinage des

i . Voy. dans les Etudes statistiques sur Rome^ par M. le comte de Tournon, t. 1, p. 21G et suivantes, le chapitre sur la population de la ville de Rome dans l'antiquité, le moyen âge et jusqu'en 1814. Sous Pie Y, en 15GG, M. de Tournon l'évalue ù CG,UOO habiUinlsi elle devait être à peu près la même, en 158G.

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denrées, taxes qui, comme toujours, retombaient à la charge des consommateurs.

Les prédécesseurs de Sixte s'étaient émus d'un état de choses aussi déplorable : Pie V, par un édit du 11 octobre 1566, avait défendu aux seigneurs de forcer leurs vassaux à vendre leurs grains : en outre, il avait garanti, par un sauf-conduit général, la liberté des cultivateurs, pendant les semailles et les moissons, ainsi que celle des personnes qui conduisaient du blé aux marchés, les mettant à l'abri aussi bien des poursuites .de la justice, que de celles de leurs créanciers. Ces mesures, coïncidant avec des années abondantes, avaient favorisé la culture du blé et son commerce. Mais, bientôt, la terreur inspirée parle brigandage avait fait de nouveau abandonner les terres de la campagne de Rome au pâturage, en éloignant les fermiers des marchés.

La rareté du grain et de la farine, et la cherté du pain avaient excité la sollicitude de Sixte dès le commencement de son règne. Mais, à ce moment, n'ayant trouvé dans le Trésor apostolique aucuns fonds disponibles, il avait dû se borner à promulguer un édit par lequel il fixait, sous les peines les plus sévères, le prix de la farine à cinq quattrini la livre '.

Des fonctionnaires, connus sous le nom de conservateurs de Rome,'étaient alors chargés du soin de veiller, dans cette ville, à ce que le pain fût de bonne qualité, du poids exigé, et vendu au prix dé la taxe. Mais celte .surveillance ne s'exerçait pas gratuitement. Soit qu'ils se prêtassent, moyennant finances, aux fraudes des

t. Ou un hajocco^ — environ 6 centimes; — mais la livre romaine ne pèse que 11 onces et 1/2 gros, soit 339 gramme/.

JH VIE DE flIXTE-QUINT.

boulangera, soit qu'ils eussent le droit d'exiger d'eux un salaire, les conservateurs reliraient de leurs fonctions un revenu considérable. Aussi , laissaient-ils fabriquer et mettre en vente du pain à peine cuit, et dont la pâte était môiée de substances nuisibles à la santé. Ces abus excitaient les plaintes du ,bas peuple, qui soufTrait à la fois de la disette et du froid. Sixte en fut informé, et il résolut, avec sa fermeté ordinmre, d y mettre un terme.

C'était alors l'usage, comme de notre temps, que les principaux fonctionnaires publics vinssent complimenter le souverain à l'occasion du premier jour de Tannée. Les conservateurs de Rome se présentèrent donc le 1" janvier 4586 au palais du Vatican, et furent reçus par le pontife-roi. L'un d'eux ayant commencé à débiter son discours de circonstance, Sixte l'interrompit après quelques phrases et leur dit « ; Or •us, laissons un peu de côté ces cérémonies, et parlons de ce qui me préoccupe extrêmement. Je suis porté à penser que vous autres, vous êtes décidés à perdre le peu qui vous est resté, par pure bienveillance du saint-siége, de l'administration publique. Vos ancêtres, par leur mauvaise conduite envers les pontifes mes prédécesseurs, ont perdu, comme vous en faites l'expérience aujourd'hui, tous leurs anciens droits et privilèges. Il ne vous reste actuellement que cette fonction minime de présider à l'abondance et à la vente des denrées; et cependant, vous la remplissez si mal, que vous me forcerez à vous l'enlever, afin que les pauvres ne souffrent pas par votre propre faute, à mon grand déplaisir. » Après ces paroles, il les congédia d'un air irrité \

i, TempeiU, ut supra, n^ xxvni, p. 198.

Il est nécessaire d'expliquer, que les conservateurs de Rome étaient chargés d'assurer Tabondance et le bon marché des denrées nécessaires à Talimentation des habitants. Ils composaient une magistrature divisée en trois tribunaux connus sous les noms de : Annona frumeniaria, Annona olearia el Annona délia grascia,

U Annona frumentaria veillait à l'exécution des lois sur l'ensemencement des terres, fixait les prix des grains et des légumes, et achetait des approvisionnements qu'elle revendait aux boulangers, en fixant la taxe du pain. Aucun fermier ou cultivateur ne pouvait vendre sa récolte sans son autorisation.

V Annona o/eana s'appliquait au commerce de l'huile: elle avait le droit d'obliger tous les producteurs à lui céder cette denrée, qu'elle conservait pour la revendre, à des prix fixés par elle, à des marchands au détail. Enfin, le tribunal de V Annona délia grascia étendait son pouvoir sur presque tous les autres objets servant à la consommation, et spécialement sur les bestiaux et sur les produits du laitage. Il obligeait les éleveurs à livrer les animaux aux bouchers de Rome ; il prohibait l'abattage des agneaux blancs (à cause de la couleur de leur laine), permettant seulement la consommation des agneaux noirs; il fixait le prix du fromage et en permettait ou prohibait l'exportation ^ Ces attributions étaient les seules, on Ta vu par les paroles du pontife, qui eussent été laissées aux magistrats laïques qu'on appelait, comme par dérision, les conservateurs de Rome. Pendant le long cours de leur domination, les papes avaient réussi à enlever aux citoyens romains, ainsi que l'avait exprimé Sixte,

1. Etudes statialiques sur Rome^ par M. le comte de Tournoo, t. I, p. 366.

boulangers, soit qu'ils eussent le droit d'exiger d'eux un salaire, les conservateurs retiraient de leurs fonctions un revenu considérable. Aussi , laissaient-ils fabriquer et mettre en vente du pain à peine cuit, et dont la pâte était mêlée de substances nuisibles à la santé. Ces abus excitaient les plaintes du .bas peuple, qui souffrait ù la fois de la disette et du froid. Sixte en fut informé, et il résolut, avec sa fermeté ordinaire, d'y mettre un terme.

C'était alors Tusage, comme de notre temps, que les principaux fonctionnaires publics vinssent complimonter le souverain à l'occasion du premier jour de l'année. Les conservateurs de Rome se présentèrent donc la 4*' janvier 1586 au palais du Vatican, et furent reçus par le pontife-roi. L'un d'eux ayant commencé à débiter son discours de circonstance. Sixte l'interrompit après quelques phrases et leur dit « ; Or sus, laissons un peu de côté ces cérémonies, et parlons de ce qui me préoccupe extrêmement. Je suis porté à penser que vous autres, vous êtes décidés à perdre le peu qui vous est resté, par pure bienveillance du saint-siége, de l'administration publique. Vos ancêtres, par leur mauvaise conduite envers les pontifes mes prédécesseurs, ont perdu, comme vous en faites l'expérience aujourd'hui, tous leurs anciens droits et privilèges. Il ne vous reste actuellement que cette fonction minime de présider à l'abondance et à la vente des denrées; et cependant, vous la remplissez si mal, que vous me forcerez à vous l'enlever, afin que les pauvres ne souffrent pas par votre propre faute, à mon grand déplaisir. » Après ces paroles, il les congédia d'un air irrité \

1, TempesU, ut supra, n® xxvni, p, 198.

Il est nécessaire d'expliquer, que les conservateurs de Rome étaient chargés d'assurer l'abondance et le bon marché des denrées nécessaires h Talimentation des habitants. Ils composaient une magistrature divisée en trois tribunaux connus sous les noms de : Annona frumentaria, Annona olearia et Annona délia grascia,

V Annona frumentaria veillait à l'exécution des lois sur Tensemencement des terres, fixait les prix des grains et des légumes, et achetait des approvisionnements qu'elle revendait aux boulangers, en fixant la taxe du pain. Aucun fermier ou cultivateur ne pouvait vendre sa récolte sans son autorisation.

V Annona o/eam s'appliquait au commerce de l'huile: elle avait le droit d'obliger tous les producteurs à lui céder cette denrée, qu'elle conservait pour la revendre, à des prix fixés par elle, à des marchands au détail.

Enfin, le tribunal de V Annona délia grascia étendait son pouvoir sur presque tous les autres objets servant à la consommation, et spécialement sur les bestiaux et sur les produits du laitage. Il obligeait les éleveurs à livrer les animaux aux bouchers de Rome; il prohibait l'abattage des agneaux blancs (à cause de la couleur de leur laine), permettant seulement la consommation des agneaux noirs; il fixait le prix du fromage et en permettait ou prohibait l'exportation ^

Ces attributions étaient les seules, on l'a vu par les paroles du pontife, qui eussent été laissées aux magistrats laïques qu'on appelait, comme par dérision, les conservateurs de Rome. Pendant le long cours de leur domination, les papes avaient réussi à enlever aux citoyen3 romains, ainsi que l'avait exprimé Sixte,

1 . Etudes atatiitiques sur Rome^ par M. le comte de Tournons t. I, p. 366.

boulangera, soit qu'ils eussent le droit d'exiger d'aux un salaire, les conservateurs reliraient de leurs fonctions un revenu considérable. Aussi , laissaient-ils fabriquer et mettre en vente du pain à peine cuit, et dont la pâte élait mêlée de substances nuisibla» à la santé. Ces abus excitaient les plaintes du .bas peuple, qui souffrait h la fois de la disette et du froid. Sixte en fut informé, et il résolut, avec sa fermeté ordinaire, d'y mettre un terme.

C'était alors l'usage, comme de notre temps, que les principaux fonctionnaires publics vinssent complimenter le souverain à l'occasion du premier jour de Tannée. Les conservateurs de Rome se présentèrent donc la i" janvier 4586 au palais du Vatican, et furent reçus par le pontife-roi. L'un d'eux ayant commencé à débiter son discours de circonstance. Sixte l'interrompit après quelques phrases et leur dit « ; Or sus, laissons un peu de côté ces cérémonies, et parlons de ce qui me préoccupe extrêmement. Je suis porté à penser que vous autres, vous êtes décidés à perdre le peu qui vous est resté, par pure bienveillance du saint'Siége, de l'administration publique. Vos ancêtres, par leur mauvaise conduite envers les pontifes mes prédécesseurs, ont perdu, comme vous en faites l'expérience aujourd'hui, tous leurs anciens droits et privilèges. Il ne vous reste actuellement que cette fonction minime de présider à l'abondance et à la vente des denrées; et cependant, vous la remplissez si mal, que vous me forcerez à vous l'enlever, afin que les pauvres ne souffrent pas par votre propre faute, à mon grand déplaisir. » Après ces paroles, il les congédia d'un air irrité \

I, TempesU, ut supra, n? xxviii,p. 198.

Il est nécessaire d'expliquer, que les conservateurs de Rome étaient chargés d'assurer Tabondance et le bon marché des denrées nécessaires à Talimentation des habitants. lis composaient une magistrature divisée en trois tribunaux connus sous les noms de : Anmna frumentaria, Annona olearia et Anncma délia grascia.

VAnnona frumeniaria veillait à Texécution des lois sur Tensemencement des terres, fixait les prix des grains et des légumes, et achetait des approvisionnements qu'elle revendait aux boulangers, en fixant la taxe du pain. Aucun fermier ou cultivateur ne pouvait vendre sa récolte sans son autorisation.

VAnnona olearia s'appliquait au commerce de l'huile: elle avait le droit d'obliger tous les producteurs à lui céder cette denrée, qu'elle conservait pour la revendre, à des prix fixés par elle, à des marchands au détail.

Enfin, le tribunal AeV Annona délia graseia étendait son pouvoir sur presque tous les autres objets servant à la consommation, et spécialement sur les bestiaux et sur les produits du laitage. Il obligeait les éleveurs à livrer les animaux aux bouchers de Rome ; il prohibait Tabattage des agneaux blancs (à cause de la couleur de leur laine), permettant seulement la consommation des agneaux noirs; il fixait le prix du fromage et en permettait ou prohibait l'exportation ^

Ces attributions étaient les seules, on Ta vu par les paroles du pontife, qui eussent été laissées aux magistrats laïques qu'on appelait, comme par dérision, les conservateurs de Rome. Pendant le long cours de leur domination, les papes avaient réussi à enlever aux citoyens romains, ainsi que l'avait exprimé Sixte,

1 . Etudes atatiatiques aur Rome^ par M. le comte de TournoD, t. I, p. 366.

boulangera, soit qu'ils eussent le droit d'exiger d'eux un salaire, les conservateurs retiraient de leurs fonctions un revenu considérable. Aussi , laissaient-ils fabriquer et mettre en vente du pain à peine cuit, et dont la pâte était mêlée de substances nuisibles à la santé. Ces abus excitaient les plaintes du .bas peuple, qui souffrait ù la fois de la disette et du froid. Sixte en fut informé, et il résolut, avec sa fermeté ordinaire, d'y mettre un terme.

C'était alors l'usage, comme de notre temps, que les principaux fonctionnaires publics vinssent complimonter le souverain à l'occasion du premier jour de l'année. Les conservateurs de Rome se présentèrent donc le 1" janvier 4586 au palais du Vatican, et furent reçus par le pontife-roi. L'un d'eux ayant commencé à débiter son discours de circonstance, Sixte l'interrompit après quelques phrases et leur dit a : Or sus, laissons un peu de côté ces cérémonies, et parlons de ce qui me préoccupe extrêmement. Je suis porté à penser que vous autres, vous êtes décidés à perdre le peu qui vous est resté, par pure bienveillance du saint-siége, de l'administration publique. Vos ancêtres, par leur mauvaise conduite envers les pontifes mes prédécesseurs, ont perdu, comme vous en faites l'expérience aujourd'hui, tous leurs anciens droits et privilèges. Il ne vous reste actuellement que cette fonction minime de présider à l'abondance et à la vente des denrées; et cependant, vous la remplissez si mal, que vous me forcerez à vous l'enlever, afin que les pauvres ne souffrent pas par votre propre faute, à mon grand déplaisir. » Après ces paroles, il les congédia d'un air irrité \

1, TempesU, ut supra, n^ xxviii, p. 198.

Il est nécessaire d'expliquer, que les conservateurs de Rome étaient chargés d'assurer l'abondance et le bon marché des denrées nécessaires à Talimentation des habitants. Ils composaient une magistrature divisée en trois tribunaux connus sous les noms de : Annona frumentaria, Annona olearia et Annona delta grascia,

V Annona frumentaria veillait à l'exécution des lois sur l'ensemencement des terres, fixait les prix des grains et des légumes, et achetait des approvisionnements qu'elle revendait aux boulangers, en fixant la taxe du pain. Aucun fermier ou cultivateur ne pouvait vendre sa récolte sans son autorisation.

V Annona olearia s'appliquait au commerce de l'huile: elle avait le droit d'obliger tous les producteurs à lui céder cette denrée, qu'elle conservait pour la revendre, à des prix fixés par elle, à des marchands au détail.

Enfin, le tribunal de V Annona delta grascia étendait son pouvoir sur presque tous les autres objets servant à la consommation, et spécialement sur les bestiaux et sur les produits du laitage. Il obligeait les éleveurs h livrer les animaux aux bouchers de Rome ; il prohibait l'abattage des agneaux blancs (à cause de la couleur de leur laine), permettant seulement la consommation des agneaux noirs; il fixait le prix du fromage et en permettait ou prohibait l'exportation ^

Ces attributions étaient les seules, on l'a vu par les paroles du pontife, qui eussent été laissées aux magistrats laïques qu'on appelait, comme par dérision, les conservateurs de Rome. Pendant le long cours de leur domination, les papes avaient réussi à enlever aux citoyen3 romains, ainsi que l'avait exprimé Sixte,

1 . Etudes ataiialiques sur Rome, par M. le comte de TournoD, t. I, p. 366.

t)4 VIE DE SIXTE-QUINT.

boulangers, soit qu'ilg eussent le droit d'exiger d'aax un salaire, les conservateurs reliraient de leurs fonctions un revenu considérable. Aussi , laissaient-ils fabriquer et mettre en vente du pain à peine cuit, et dont la pâte était méiée de substances nuisiblai à la santé. Ces abus excitaient les plaintes du .bas peuple, qui souffrait à la fois de la disette et du froid. Sixte en fut informé, et il résolut, avec sa fermeté ordiaaire, d'y mettre un terme.

C'était alors Tusage, comme de notre temps, que les principaux fonctionnaires publics vinssent compU^ monter le souverain à l'occasion du premier jour de Tannée. Les conservateurs de Rome se présentèrent donc le 1" janvier 4586 au palais du Vatican, et furent reçus par le pontife-roi. L'un d'eux ayant commencé à débiter son discours de circonstance, Sixte l'interrompit après quelques phrases et leur dit « : Or sus, laissons un peu de côté ces cérémonies, et parlons de ce qui me préoccupe extrêmement. Je suis porté à penser que vous autres, vous êtes décidés à perdre le peu qui vous est resté, par pure bienveillance du saint-siége, de l'administration publique. Vos ancêtres, par leur mauvaise conduite envers les pontifes mes prédécesseurs, ont perdu, comme vous en faites l'expérience aujourd'hui, tous leurs anciens droits et privilèges. Il ne vous reste actuellement que cette fonction minime de présider à l'abondance et à la vente des denrées; et cependant, vous la remplissez si mal, que voi;i8 me forcerez à vous l'enlever, afin que les pauvres ne souffrent pas par votre propre faute, à mon grand déplaisir. » Après ces paroles, il les congédia d'un air irrité \

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