‹ Histoire de Sixte-QuinteChapitre 73 sur 174 · CHAPITRE Xni · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xni

kwàtêmadÊê ettrMrdlBaiKt «iToyétt ta pape à Tteetrien et m éMetiea^-^ Demaaiies oppotéa de la France et de TEipagne. — Siite cède aai selliciUliMU àt cette dendère. — Il falnine reieommanicatioà de Henri de Navarre et du prisée de Cumàé. -^ Proleatatloii da parlement de t*aris et de Heflri de NaTarre.— Dillieiltét avee le rei de Fraaee, aa aajêt du nonce Frangipani.— Héprii da pape pour Henri III. — Projet du doc de Satolé eontre Genète. ^ Le toi de Franee réclaine le weoinrs do pit>e, qai lé M HSiÊtt. ^ Affairt dit Yal de Tara : Aletaudfc Fanète. -*. Le Tènitien M orofini entoyé eomme nonce en Franee. «— Gonfidencea <|«e lai fait le maréchal de Retz. — Conduite de Henri III.

Dès que l'élection da suecésseur de Grégoire Xm eut été connue, les principales puissances catholiques de l'Europe s'empressèrent de lui envoyer des ambassadeurs extraordinaires, pour le féliciter sur son avénement, et protester de leurs bonnes dispositions à l'égard du Saint-Siège. Nous avons raconté l'échange de bons procédés qui avait eu lieu, dans cette circonstance, entre le pape et la république de Venise. Celle de Gènes, sa rivale, ne voulut pas rester en arrière ; elle envoya également quatre de ses sénateurs complimenter le pontife, qui reçut, presque en môme temps, l'archevêque de Léopold, ambassadeur du roi de Pologne, le comte de Cimbria, conseiller de l'Empereur, le duc de Feria, connétable de Castille, représentant du Roi Catholique, le duc de Luxembourg, envoyé du roi de France, le grand'maitre de Malte Amédée, frère de Charles-Emmanuel, duc de Savoie,

César d^Este, frère d'Alphonse II, duc de Ferrare, et Ranuce, fils d'Octave Farnëse» duc de Parme.

A peine ces réceptions officielles étaient-elles ter^ minées, que le pape fut assailli de démarches et de sollicitations faites dans un but diamétralement opposé. Le comte d'Olivarès, ambassadeur d'Espagne, soutenu par le cardinal français Pellevé, l'agent le plus actif de la Ligue à Rome, pressait arec hauteur le pontife de fulminer l'excommunication contre le roi de Navarre et le prince de Gondé^ chefs des protestants français, de déclarer le premier exclu de la succession à la couronne de France, et d'obliger Henri III à ex* terminer l'hérésie sans paix ni trêve K De son côté, le marquis de Pisani ^ ambassadeur ordinaire du roi de France, appuyé par les cardinaux d'Esté, Santorio et de Joyeuse, s'efforçait de détourner le pape d'adopter ces résolutions, l'engageant à prendre conseil des événements, et à ne pas brusquer des mesures aussi graves; promettant d'amener le roi son maître à un arrangement, qui donnerait une satisfaction suffisante au Saint-Siège et à la religion catholique.

Mais, dans cette circonstance, ce fut l'influence espagnole qui l'emporta. Cédant aux obsessions d'Olivarès, Sixte ordonna la révision du procès intenté contre le roi de Navarre et le prince de Gondé, accusés d'avoir abandonné et renié la foi catholique, qu'ils avaient embrassée et juré d'observer la lendemain de la Saint-Barthélémy. Pressé par la Ligue qui agissait alors à l'instigation du roi d'Espagne, Grégoire XIII avait fait commencer l'instruction de cette

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