‹ Histoire de Sixte-QuinteChapitre 75 sur 174 · Teapsti, he. cU. p. U7,fll*x. et hBote · texte numérisé non relu

Teapsti, he. cU. p. U7,fll*x. et hBote

fftme Calvin : et, comme il arrive ordinairement à ceux qui abusent d'une grâce insigne, quMls s'étaient précipités dans des excès plus répréhensibles et dans

une hostilité encore plus flagrante <c C'est pourquoi,

nous, obligé par le devoir de notre office ^ nous servir de Tépée de la vengeance, nous regrettons vé* ritablement d- avoir à remployer pour ces scélératesses contre Henri, qui est de l'illustre famille des Bourbons, dans laquelle fleurirent de tout temps la candeur de la religion, Téclat de la vertu et le respect constamment professé à regard du siège apostolique : mais toutes ces choses étant publiques, manifestes et notoires, et en étant nous-méme pleinement et légitimement informé, notamment par le procès commencé au temps du pape Grégoire, d'heureuse mémoire, ainsi que par d'autres documents nombreux et par les plus graves témoignages, etc avec l'autorité du Dieu tout puissant, nous prononçons et déclarons que les deux Bourbons susnommés ont été et sont hérétiques, retombés dans Thérésie et impénitents. En conséquence, nous déclarons qu'ils ont encouru les condamnations, censures et peines prononcées par les sacrés canons, les constitutions apostoliques, les lois générales et particulières, en vertu desquels nous décrétons qu'ils seront privés de leurs royaumes, de leurs biens et dignités, et qu'ils seront inhabiles, non-seulement par eux-mêmes, mais par leurs héritiers, à succédera la couronne de France. » C'est pourquoi. Sixte délie leurs sujets du serment de fidélité : ensuite il exhorte, prie et avertit le Roi Très- Chrétien de se rappeler le serment solennel fait par lui, au moment de son couronnement, d'exterminer les hérétiques, de vouloir, avec sa tonte^^puissance,

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autoriié, vertu et grandeur d'âme royale, poursuivre la prompte exécution de la sentence qu*il vient de rendre, pour faire chose agréable à Dieu, et pour donner çae tribut d'obéissance à la sainte Eglise ro^ maine comme son fils aîné ; enfin, il eommapde, e^ vertu de la sainte obédience qui lui est due, k tpua les ëvêques, archevêques et primats de France et de Na^ varre, qu'aussitôt qu'ils auront reçu les copies de cette bulle, ils la fassent publier, et autant qu'il dér? pendra d'eux, qu'ils en assurent TexéGution ^

L'effet produit par cette excommunication fut grand à Rome : les agents de la Ligue et le comte d'ûliv^irèa triomphaient. Les premiers voyaient le roi de Navarre éeartë à toujours du trône de France; tandis quel'am^ bassadeur d'Espagne espérait bien, grâce à cette ex-<elusion, y faire asseoir un jour $on maître. Les car-» dinaux partisans de la France et ceux qui flottaient indécis entre les deux puissances, envisageaient aveo appréhension les conséquences d'un acte aussi violent, contraire à tous les précédents de l'Église, qui a toujours avertîtes dissidents par unmonitoire lancé avant Texcommunication , formalité qui n'avait pas été remplie.

En France, dès que la bulle fut connue, vers la fin de septembre, elle excita l'enthousiasme des ligueurs, des Guise et de leurs partisans, qui se croyaient di^sormais assurés de la vieiioire, aussi bien sur le faible Henri III, nm sur les huguenots et le roi de Navarre. Mais cette excommunication affligea profondément^ tous les catholiques modérés, tous les Français restés fidèles aux lois et aux traditions du royaume, foulées

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