‹ Histoire de Sixte-QuinteChapitre 79 sur 174 · Tempesli, p. 317, n»» vi-vii · texte numérisé non relu

Tempesli, p. 317, n»» vi-vii

VIE DE SIXTE-QUINT. 22o

les autres, tant qu'il n'aurait pas rétabli la paix dans son royaume et réprimé ses ennemis domestiques, et qu'alors il montrerait à Sa Béatitude et à tout le monde, combien il était jaloux de conserver et de propager la religion catholique et d'extirper l'hérésie. » Le pape dut se contenter de cette réponse, et abandonner tout espoir de voir le Roi Très-Chrétien prendre part à l'expédition contre la reine Elisabeth.

Marie Stuart avait averti Sixte que des espions salariés par la fille de Henri VIII s'étaient glissés jusqu'au milieu de la cour pontificale et du Sacré-Collége, et lui faisaient connaître à l'avance les résolutions secrètes arrêtées dans le consistoire des cardinaux. Sixte avait ordonné d'exercer une active surveillance sur les lettres emportées de Rome par la poste. On ne tarda pas à en intercepter plusieurs écrites par un certain Annibal Capello, et adressées au secrétaire d'Elisabeth et au duc \ie Saxe, chef des luthériens, en Allemagne, dans lesquelles on révélait les desseins du souverain pontife', en attaquant sa conduite. Informé que ses lettres avaient été interceptées, Capello prit la fuite, mais il fut poursuivi et arrêté dans la Marche d'Ancône, ramené à Rome, traduit en jugement et condamné à avoir la main, la langue et la tête tranchées. Sixte se plaignit en consistoire que les secrets d'État eussent été livrés ainsi aux ennemis de l'Église, et il défendit aux cardinaux de les révéler à personne, parce qu'il lui paraissait évident que Capello n'avair pu en être informé que par quelques-uns d'eux ' .

Cependant le nonce, en France, continuait à repré-

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