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de France et de la chrélienté, et ne pouvant y porter aucun remède, par la faute de celui qui règne... Le Roi Très-Chrétien, ou considère le duc de Guise comme ami, ou non : s'il le regarde comme ami, il ne fallait pas lui donner sujet de craindre; s'il le regarde comme ennemi, il devait le retenir auprès de lui, la première fois qu'il y alla avec la reine mère, ou la seconde fois qu'il s'y rendit pour lui donner la serviette à table , et il ne pouvait craindre aucun tumulte , car, le chef étant perdu, chacun cherche à se cacher * . » Il recommandait en môme temps à son nonce d'aller trouver le duc de Guise, et de l'engager :
1° A rendre Paris au roi; 2** à introduire à Paris et en France l'Inquisition ; 3** à faire publier le concile de Trente ; 4® et à procurer par tout le royaume l'exécution libre de l'autorité pontificale '.
Il parait difficile de concilier ces trois demandes, faites par le pape au duc de Guise, avec le respect dont Sixte venait de protester en faveur de l'autorité royale. Quelle autre autorité, si ce n'est celle du roi de France avec le concours des Parlements, aurait pu accorder de pareilles concessions au chef de l'Église catholique? Aussi, malgré son très-vif désir de se rendre le souverain pontife favorable, le duc de Guise, après s'être excusé de ne pouvoir rendre Paris au roi, et avoir expliqué à sa manière la conduite du monarque, n'osa pas accéder aux trois autres propositions du pape. Il demanda à en référer à ses conseillers les plus intimes. Le lendemain , il lui envoya l'archevêque de Lyon, Pierre d'Épinay, un des grands