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fâutears de la Ligue, et ce prélat montra au nonce an projet d*accord, duquel on avait soigneusement écarté les trois propositions relatives à Tlnquisition , au concile de Trente, et à la libre autorité du pape dans le royaume. Le nonce en témoigna beaucoup de mécontentement, commençant à douter que le duc de Guise eût, au fond, aucun désir de défendre la religion catholique, dont il prenait la défense en paroles ^.
C'est dans ces dispositions, peu favorables à ce prince et à la Ligue, qu'il écrivait au pape pour lui faire connaître le véritable état de l'opinion publique à Paris. Il disait dans sa dépêche : « Que les hommes sages déploraient le mépris dans lequel était tombée l'autorité royale ; que les plus furieux reconnaissaient avoir été trompés sous prétexte de religion, s'apercevant maintenant que, sans le roi, il était impossible de rien faire contre les hérétiques ; c'est pourquoi ils déploraient les derniers événements qui avaient obligé ce prince à s'enfuir de sa capitale. » Le nonce envoya en outre au pape la copie d'une lettre écrite à Henri III, alors à Chartres, par les chefs de la Ligue, contenant les conditions de l'accord proposé par le duc de Guise*. Henri avait répondu à cette ouverture, en repoussant ce traité, et en informant les ligueurs que son intention étant de donner satisfaction à son peuple , il avait résolu de. réunir les États-Généraux du royaume à Blois, le 16 août suivant (4588).
Cette réponse ne pouvait satisfaire ni les chefs de la Ligue, ni le nonce : l'envoyé du pape n'insistait plus néanmoins sur l'admission en France du tribunal de l'Inquisition, non plus que sur le libre exercice de