‹ Histoire de Sixte-QuinteChapitre 84 sur 174 · Ibid., lib. II, no» i-ii, p · texte numérisé non relu

Ibid., lib. II, no» i-ii, p

l'autorité du pape dans le royaume; mais il était revenu à la charge pour obtenir des ligueurs que la publication du concile de Trente fût comprise au nombre des conditions à proposer au roi, et à faire approuver par les [États-Généraux. Après plusieurs conférences avec le duc de Guise, le cardinal de Bourbon et l'archevêque de Lyon, le nonce alla trouver le roi à Vernon , afin d'essayer s'il réussirait mieux avec le faible monarque ; mais il n'en obtint qu'une réponse évasive, accompagnée de récriminations violentes contre ses ennemis. Le pauvre prince alla jusqu'à dire : « Qu'il espérait bien ne pas être abandonné, dans une cause si juste, par les autres souverains de' la chrétienté, et spécialement par le pape ; mais que, s'il en arrivait autrement, il lui resterait encore assez de courage , ayant un poignard à sa ceinture, pour le plonger dans le cœur de celui qui voudrait l'approcher, fût-il certain d*y perdre lui-môme la vie *, »

Le nonce ayant échoué auprès de Henri, comme il avait échoué auprès des Guise, revint à Paris, plus que jamais convaincu de l'inutilité de ses efforts pour ramener à un accord sincère des ennemis irréconciliables.

Repoussé par les ligueurs et par Henri HI, le nonce tenta de se rapprocher du roi d'Espagne, dont les intérêts étaient opposés à la fois à ceux des Guise et du roi de France. L'ambassadeur de Philippe à Paris l'avait déjà entretenu d'un projet d'alliance entre son maître et le Roi Très-Chrétien : le nonce voulut alors savoir quelles pourraient être les conditions de ce traité. L'ambassadeur d'Espagne les réduisit à trois points fondamentaux.

Page 1