‹ Histoire de Sixte-QuinteChapitre 94 sur 174 · Tempesli, t. Il, lib. X, n» xl, p · texte numérisé non relu

Tempesli, t. Il, lib. X, n» xl, p

de Guise, non plus qu'aux privilèges que nous avons pu lui accorder; mais elle consiste dans la question de savoir s'il a pu, de quehfue manière que ce soit, tuer un cardinal, et s'il peut en retenir d autres en prison, nous seul ayant sur eux un pouvoir souverain. D'où il suit, que l'obligation précise et indispensable du roi devait être de nous communiquer d'abord les démérites du cardinal, et ensuite d'obtenir de nous Tautorisation et le mode de le châtier, dans la mesure de ses attentats, sans offenser aussi notablement l'Église. Et il ne sert à rien de dire que l'autorité du cardinal avait fait de tels progrès dans ce royaume, que si le roi ne l'avait fait disparaître avec promptitude et stratagème, il lui aurait été impossible de le faire emprisonner, puisque l'on voit manifestement qu'il retient sûrement en prison le cardinal de Bourbon, l'archevêque de Lyon et d'autres encore ^ »

Après avoir reçu cette réponse, le légat dut se borner à éviter avec le roi toute discussion au sujet de l'absolution qu'il sollicitait, et concentrer ses efforts pour obtenir la publication pure et simple du concile de Trente, en excitant le roi à faire la guerre aux huguenots.

Henri III semblait consentir à cette dernière condition, et il se montrait, en apparence, disposé à combattre les hérétiques. Mais il éludait constamment la publication du concile sans la réserve : Suivis jurt^fug régis et regni. Il alléguait l'opposition du Parlement de Paris et du clergé, ainsi que la nécessité de conserver ses propres privilèges.

De leur côté, depuis la mort du duc de Guise, les

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