‹ Histoire de Sixte-QuinteChapitre 96 sur 174 · Ibid., lib. XIII, n®» viii à xil, p · texte numérisé non relu

Ibid., lib. XIII, n®» viii à xil, p

Bourbon, ce prélat serait sur-le-champ nommé roi par la Liguée

Cette négociation était encore pendante, lorsque le secrétaire du légat arriva, porteur du mémoire du cardinal Morosini. Admis sur-le-champ à l'audience du souverain pontife, après lui avoir remis sa dépêche, il lui dépeignit au vrai, de vive voix,ie misérable état du royaume de France, l'agitation des villes et des provinces, la guerre civile entre les catholiques de la Ligue et les catholiques partisans du roi, la guerre religieuse entre les huguenots et les ligueurs, enfin, l'alliance conclue par le roi avec le parti protestant et le roi de Navarre.

Sixte, ému de ce tableau, espéra néanmoins ramener le roi de France à se soumettre à sa juridiction ecclésiastique, en l'intimidant par un acte de vigueur. Le 5 mai 1589, il réunit les cardinaux en Consistoire, et leur proposa de lancer un monitoire contre Henri de Valois. Dans ce décret, après avoir rappelé l'assassinat du cardinal de Guise, l'emprisonnement du cardinal de Bourbon et de rarchevêijue de Lyon, les excès commis par le roi, qui, après plusieurs admonitions, ne s'était pas empressé de satisfaire, comme il le devait, aux prescriptions du Saint-Siège apostolique., il l'exhortait de nouveau à s'y soumettre, par l'affection paternelle qu'il lui portait, le regardant comme fils aîné de l'Église : il l'invitait par les entrailles de la miséricorde divine, et l'avertissait avec l'autorité du chef de l'Église, une première, une seconde et une troisième fois, de remettre en liberté le cardinal et l'archevêque, dans le délai de dix jours, à partir de la

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