Tempesti, lib. XVHI, n«» t à xi, p. 276 à
que le Tare Ini-méme, noas eussent demandé la même chose! Non-sealement nous Tondrions les recevoir avec bonté, mais nous serions prêt à les embrasser avec toute charité. 9 Cette allocution produisit son effet, et les cardinaux dévoués à TEspagne n^osërent t)lus accuser le chef de TËglise de pactiser avec renvoyé d*un hérétique. Satisfait du succès de sa première démarche, le duc de Luxembourg, soutenu par le cardinal de Montalto, gagnait chaque jour du terrain dans le Sacré-Collége, au grand déplaisir du comte d'Olivarès.
En France, la victoire d'Ârques n'avait pas terminé la lutte : les catholiques de la Ligue, soutenus par les troupes espagnoles, occupaient Paris, Lyon, Toulouse, Rouen, le Havre, Calais, Orléans, Bourges, Nantes, Marseille, et beaucoup d'autres villes importantes. Le roi ne possédait que les trois ports de La Rochelle, Dieppe et Boulogne, par lesquels il*recevait des secours de la reine Elisabeth, son alliée. Il n'avait pour lui que les deux parlements de Rennes et de Bordeaux, tandis que la Ligue en comptait six attachés à sa cause. Le revenu du roi né dépassait pas deux millions d'écus; celui de la Ligue s'élevait annuellement à plus de huit millions d'écus, non compris les subsides du roi d'Espagne, celui promis par le pape, et sans compter non plus le produit des confiscations des biens des royalistes, ordonnées par les parlements ligueurs et exécutées avec la dernière sévérité^. Les forces des deux partis se balançaient donc encore, et même, à en juger par les seules apparence^, celles de la sainte Union, appuyées sur les troupes espagnoles,