‹ Histoire de Soissons (volume 2)Chapitre 13 sur 17 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

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GuiUaame-*Boaac ue jouit pts long-temps en paix de sa «oavdie seigiietiri« : à peine ëiait*il ÎQ5taUé 4aiisâon fief, qae le ban de guerre du roi Henri appela aux armes tous les vassaux de la couronne pour marcher contre ce même duc de Nor- , qui avait dépouillé et banni Guillaume*

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Déjà, quatre aas auparavant (1054), les milices de Reims, de Sotssons et de tout le pays avaient pris part à une attaque assez malheureuse de Henri I** contre le duc CruiUaume : Henri , excité par Geoffroy-Martel, comte d'Anjou , et peut-être aussi par le comte de Soissons , résolut de venger ses revers ; (c n assembla son kost (son armée ) le jAus puissant qu'il put , dit la chronique de Normandie^, et se mit a chemin , ardofU (bi*iilant) et détruisant le pays jusqnes au Bessin et jusques a la mer. • . Après ce , le roi ordonna son retour par Bayeux et par Caen , » se proposant de passer la rivière de Dive à Yaraville , puis de pousser droit a Rouen en saccageant tout sur son passage.

Quand Tarmée eut gagné Yaraville , a pour ce que la chaussée était 16ngue , et le pont de Dive , étroit , le roi passa le premier , * et puis ordonna ses gens à passer par ordre , et doubla son arrièregarde , et l'ordonna à demeurer en la ville , tant que tout le sommage (le bagage) fut passé. » Le duc Guillaume , très inférieur en forces à Henri , s'était contenté de garder ses châteaux et villes fortifiées, en observant Vhost du roi à distance, sans lui offrir la bataille ; mais , quand - il sut que les Françsds passaient la Dive k Yaraville , le duc manda tous ses gens, Normands et Bretons j lien

• Hiiiorienê dp$ Gauler 9t de la France , t. xi , .|k 343.

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mnfitmll^ et plus ^ eise férit {se jeta) en Varaville , où rarrière^garde était. «( Quand ceux qui étaient sur la chaussée ouirent}d^ not^e (le tumulte), si se. comiaencèreiit à hâter de passer , et se boulaient Fun Vautre ou mareâ (dans les mares d^eau), eiaulne pouvait aider Tautre , et h si grand nom* bre se mirent sur le pont , qui était .faible , qu'il rompit et chut , et tous ceux qUi étaient dessus « tombèrent en la rivière. • . Le duc Guillaume et ses gens criaient: Diexme\ (Dieu aide!) et fortement assaillaient les Français. Moult était le roi <Iolent, quUl voyait ses gens ainsi noyer, tuer et prendre, et ne leur pouvait aider. • • • Le comte de Roucy y fut pris , le comte de Soissons , le vicomte de Melun, le palatin de Brie (le comte de Champagne et de Brie), et plusieurs autres grands s^ignieurs* De ladite arriére-garde n^ échappèrent ^ue peu ou nuls qui ne fussent morts ou pris. Si grand^prise de prisonniers ne fut onc faite en Normandie, sans plus grand' occision. »

Le comte Guillaume-Busac ne resta toutefois pas long-temps prisonnier du duc son cousin , qui avait été deux fois son vainqueur: la paix fut conclue peu de temps après la journée de Varaville , et le duc de Normandie remit tousses prisonniers en liberté, moyennant de bonnes rançons , dont le poids retomba sur les vassaux des seigneurs captif. Guillaume-Busac n'était pas demeuré plus d'un an au pouvoir de Guillaume-le-Conquérant ; car il assista , en 1059 , au sacre du jeune Philippe I'' ,

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que Henri^ son père, associa aa trAne le jour éeb Pentecôle , dans la cathediale de Rébus. Au procè^verbal du sacre^, le comte de Soîssons est&ommë le hnitième entre les grands barons pràents on représentés par délégués dans la cérémonie : les sept premiers cités sont le duc d'Aquitaine, le dae de Bourgogne , le marquis (comte) de Flandre, les comtes d'Anjou , de Fadois (Valois-Amiens) , de Yermandois et de Pontkien. Heddes ou Heddon, éféque de Soissons , siégea le premier entre les prélats , immédiatement après les archevêques : Gérard, abbé de St-Médard , n'est nommé que le dixième, et Hugues , abbé de St-Crépin , que le Tingt-neuyième entre les abbés présents.

Les malheurs que Guittauine-Busac avait essuyés rendirent sans doute ses inclinations mmns belliqueuses , et Péloignèrent de se mêler activement aux luttes intestines qui troublèrent la France sous Philippe I"*; le comté de Soissons fut préservé, à ce qu'il semble , des ravages de la guerre qui désola le Valois etl'Ourceois , durant les querelles de Philippe I** avec la maison de Valois- Amiens. Suivant un historien de Soissons (Cabaret), Guillaume releva la Tour des Comtes, ruinée parle siège de 1057 , et lui donna le nom de Chàteat^ Gaillard , en mémoire du fameux Chàteau-Gail"lard près les Andelys, qu*il avait autrefois possédé lorsqu'il était comte d'£u. La résidence des corn-

' GalUa ChrisHattû, t. x; Inêirmmeniaj p. 2^

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