‹ Histoire de SoissonsChapitre 10 sur 16 · SOISSOMS AU SEIZIÈME SIÈCLE · texte numérisé non relu

SOISSOMS AU SEIZIÈME SIÈCLE

Louis XII , qu^une grave maladie avait mis au bord delà tombe, en 1505, n^ayant de son mariage avec Anne de Bretagne qu^mie fille unique , songea prudemment à lui transmettre le trône en la fiançant avec le jeune duc de Valois , François d^ Angouléme^ son neveu et son successeur : ce projet trouva de grands obstacles dans Tambition de

la reine, qui caressait avec orgueil Tidëe d^unir sa fille au fils de Philippe-le-Beau, archiduc d^ Autriche, au petit-fik de Ferdinand d^Âragon et de l'empereur Maximilien. Louis XII fit céder h, la raison d^ état toute considération étrangère à Tintérét de la France , et il commença par ériger de Douyeau en pairie le comté de Soissons , déclarant, dans ses lettres patentes données à Blois au mois de février 1 506, que sa fille Claude ou ses autres héritiers et successeurs , soit mâles ou fth melles , soit en ligne droite ou collatérale , jouiraient, après son décès, entièrement, paisiblement et perpétuellement de ce comté et des autres terres et possessions que son ayeul , Charles , duc d^Orléans, avait acquis de ses propres deniers, du temps de Charles YI, lequel lui permit de les posséder en droit et titre de pairie^ avec tous les privilèges attachés à ce titre. Louis XII reconnaissait donc que ce comté et ses dépendances ne devaient pas être sujets 2i retourner au domaine ni considérés comme annexes de la couronne, quels que fussent les héritier de sa fille Claude, vraie héritière de son ayeul. Quand cette déclaration royale eut ' été enregistrée au parlement, Louis XII assembla les Etats du royaume à Tours, aumoisde mai, pour leur faire promettre de tenir la main au traité de mariage de Claude de France et de François d'Ângouléme , si le cas advenait qu'il allât de vie à trépckê sans avoir lignée masculine. Le chancelier demanda aux députés des bonnes villes de s^ engager a transmettre, par écrit, le serment de ceux qui les avaient

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envoyés^ pour la consommatiQn de ce mariage que le roi avait si Fort a cœur. Les dësirs de Lqui» Xil ne rencontrèrent pas d'opposition dans ces Etals mémorables oii il fut justement baptisé père du peuple^ aux applaudissemens de rassremblëe, et les députés iTBiï!kïmvent\e%lettTes et scellé$ de chaounee cités et villes ^n dedans la fête de la Madeleine. Mais le bon roi Louis XII vécut plus long-temps qu'il ne l'espérait et présida lui-même au mariage projeté dans Tenfance des deux futurs époux. François d' Angouléme , à qui Claude apporta en dot la seigneurie de Soissons avec d'autres bdles terres , les cmneœa bientôt après à la couronne que lui laissa Louis XII en cessant de vivre, le 1<^ janvier 1515, et, depuis lors, la moitié du comté , qt^ deux érections efi pairie avaiei^^ fait tofmbiçr réellemeAt dans la mouvance du rm , fit par^e du domaine., en diqiinuant et jumikilAnt par d^rés les droits fçodaux delà sec<mde moitié du comté , que révéquQ, nommé par le- roi, c^ délendait plu^ , et que les comtes de la mûson de Bourb<N9rYetodôme ne p^ai^ateiit pas à o|)poser à la puissance royale ^

Soissons et le comté ne se distinguaient ni par

* Hist. -du Seizième siècle , par le bibliophile Jacob , t, 3. p. 65 et smv. Hist. des Gr. Offie. t. m, p. 243 et suiv. Dans l'admirable Requête de d^Agueaseaa sur la mouvance da comté de Soissons , on voit que cette mouvance avait été noqnîgeauroi parla force des événemens, et que, si Tévéquefut primitivemeqtseignearsozerain, le roi Ini enleva une partie de cette suzeraineté en donnant an comté le titre de pairie i et aniériearement , en recevant la Commune (tant sa main, D^A^esseaua eu le tort de vouloir

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