‹ Histoire de SoissonsChapitre 2 sur 16 · HI5T01AB · texte numérisé non relu

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Engiierrand III , seigneur de Coucy , qui avait fait injure à l'ëgUse de Laon et dommage à ses terres ; mais son principal ouvrage fut l'achèvement de la cath^ale^ En 1218, chargé d'ans et d'infirmités , il quitta le siège épiscopal^ur lequel il vit avec plaifiir monter Jacques de Basoche, neveu de Pévéque Nivelon , et il se fit simple chanokie dans l'abhay e St- Jean-des-Yignes, qui avait alors pour abbë son ami ^écial Raoul , homme très reHgieux , ap-« pelé lion , serpent et colombe dans les vers d'une ë{»taphe. Ce Raoul , partageant les goûts d'artis^ te de Tévéque, faisait construire le chœur de la grande église de SvJean , réparer les hâtimens du monastère et amener dans le cloître les eaux du mont de Ste-Geneviève : les deux amis furent mi-r sevelis cote a-côte dans l'égUse de l'abbaye , Haimar eu 1219 ^ sous une haute tombe de bois doré » et Raoul en 1234, sous une pierre plate , l'un avec les insignes d'abbé y l'aulxe revêtu de se^ ornemens épiscopauK^.

L'abbé Raoul avait eu, en 1224, un démêlé asr se2rvif avecle comte de Soissons, k l'occasion d'un nommé Gérard, saisi sur les terres de l'abbaye par les gens du comte : l'affaire se décida par arbitres , et il suffît, pour la juger, de s'ei^ référer aux bulles des papes qui fixaient les limites de la juridiùtion abbatiale , laquelle s'étendait depuis Panleu

' Galiia Chriêt. t. ix. Dormay, p. 204. Chron, ah. S. Joan de Fineis, p. iT! et ôuiv. Le tombeau d^Haimard fut ouvert au commencement du XVll* , on y trouva «on cadavre de- Tni-consumé excepté les- pieds reiiiermés dans des brodequins dorés encore très brillans.

DE smubKs. tôt

jusqu'à une oroisf qui eiistâit alors (au carrefour des raes de la Gride , de Fanien , des Gapticiils et Royale) et depuis la $mul$aié du chemin de St^ Rémi jusqu'à une autre saulsaie située sur la route de Vauxbuin : les noms des rues de St-Renu et de Panleu servant encore à marquer le territoire que compr^iait cette justice dont les droits pl*évalurent si bien, que le comte rendit le criminel. Tous les différends, qui eurent lieu Ters le même temps , entre la Commune et le Chapitre , entre le Chapitre et le comte , ne s'apaisèrent pas aussi aisément: la mésintdltgence de la Commune avec le Giapltre avait commencé dès Pan 1181, quand les gens de la ville ayant pris un homme dans le Cloître, les chanoines, se plaignirent au légràt du Saintl^ége et &rAt constater par arbitrage l'étendue de leur justice. En 1224 , l'archidiacre Hugues Sai^ns et deux commissaires du pape ordonnèrent que deux jurés de la ville s'engageraient, en même temps que le maire qni avait feit seul jusqu'à cette époque le serment de sûreté , à ne jamais attenter aux personnes des chanoines ni à leurs biens : les communiers s'irritèrent de ces préten^ tions nouvelles du clergé , et lés chanoines furent en botte à des insultes, sans pouvoir forcer le maire et les jurés à prêter le serment requis. Le Chapitre remit ses intérêts à Guérin , évêque de Senlis et chancelier de France ; mais , avant que le chancelier eut pris une décision , des incon- Btts menacèrent les chanoines et tirèrent des flèches dans leurs maisons pendant la nuité Le Cha-

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