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t>il, ce ne serait pas sans doute en faveur de la 1799. branche d'Orléans. Il rappela ensuite les manœu- ,*'"'^\
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Très employées par le parti Orléaniste pour popu- proscription lariser le duc d'Orléans. « Le sang des rois est un ^onéanf^ prétexte, dit-il, lorsqu'il n'est plus une cause de troubles. » Analysant ensuite tous les motifs qui pouvaient rendre la famille d'Orléans redoutable, il s'écria : c C'en est trop pour que Philippe puisse ^^^^^^^
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exister en France sansalarmer la liberté.» Buzot buzoi. était devin en ce moment sans le savoir. Son regard pénétrait dans l'avenir; lorsqu'il faisait allusion à l'ambition de ce fils du duc d'Orléans dont le c jeune et bouillant courage » venait de se signaler à Jemmapes, il projetait jusque sur le millésime de 1830 une clarté prophétique. « Je demande que Philippe et ses fils, dit-il, aillent porter ailleurs que dans la Républiqlie le malheur d'être nés près du trône (1). » Louvet appuya cette motion et rappela emphatiquement le discours de Brutus contre les Tarquins. Saint-Just et Merlin de Thionville parlèrent dans le sens de l'exil. Chabot défendit le duc d'Orléans, et Pétion fit décréter que la proposition de Buzot serait ajournée jusqu'après le procès du roi. . . •
Le jour ou Louis XVI devait, pour la seconde fois, être appelé à la barre de la Convention, approchait. Il écrivit son testament. Son âme pieuse et
(4) Séance de la Convention du 16 décembre M9%.
â08 HISTOIRE DE SOIXANTE ANS
im. résignée déposa dans cet acte suprême l'expression de^u!^vi ^^ ®^ ^^* catholique. 11 y recommanda ses enfants à la reine. « Je prie ma femme, ajouta-t-il, de me pardonner les maux qu'elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donnés dans le cours de notre union , comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle, si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher (1). » Conformément aux principes de l'Evangile, il étendait ce pardon à ses ennemis. Il adjurait son fils « s'il avait le malheur de devenir roi > d'oublier toute haine, tout esprit de vengeance, de régner selon les lois, mais en même temps de ne point perdre de vue qu'un roi ne peut les faire respecter « qu'autant qu'il a l'autorité nécessaire. » Des recommandations particulières suivaient cet acte dans lequel se reflète l'idée politique, religieuse et familiale du dernier roi de l'ancienne monarchie française.
Louis XVI, aidé Louis XVI, plus calmc, s'occupa de préparer sa ^^^'^é^rr*^ défense. Il ne croyait pourtant pas gagner son prosa défense, cès aiUeurs que devant le tribunal de la postérité, et là encore le gain de sa cause fut bien loin d'être complet. < Ils me feront mourir, » disait-il h MM. Deseze, de Malesherbes et Tronchet. Ceux-ci cherchaient à lui rendre l'espoir sans en concevoir eux-mêmes. Le 26 décembre, Louis XYI parut pour la seconde fois à la barre de la Convention. Le
(4) Testament de Louis XYI, 25 décembre 4792.