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consistait, pour le citoyen, à ne pas faire à autrui ce itm. qu il ne voudrait pas qu'autrui lui fît. Mais par cela même que Condorcet avait en Tue l'individu et non le corps social, le principe de la solidarité manquait à cette conception incomplète. Elle avait en outre le désavantage de n'être pas en harmonie avec les circonstances terribles dans lesquelles toute individualité devait disparaître dans la personne sacrée de la patrie menacée. Robespierre fit avec force ressortir les défauts de ce projet de constitution. La haine des partis s'en mêla. On oublia les principes immortels que proclamait Condorcet, déclarant le peuple souverain, la conscience humaine libre, l'individu inviolable, la loi égale pour tous, pour ne se souvenir que de l'accord plus ou moins rigoureux qu'on pouvait trouver entre ces principes de législation et les idées fédéralistes.
Les faits donnaient malheureusement une certaine force à ces accusations. Le mouvement Girondin qui venait d'éclater à Toulon le mois précédent (1) pouvait devenir le point de départ d'une série de mouvements analogues. Les corps admi- R^staoceafënistratifs du département du Var avaient arrêté la ^éraustesdan»
les départe-
levée d'un bataillon de 500 hommes qui devait se meDtsduvaret rendre à Paris et se mettre à la disposition de la ^"*^*"^ Convention. pour la protéger. De sa propre autorité ce département avait, à cet effet, détourné 1 50,000
(4) Janvier 1793.
i7»s. francs des caisses publiques. Cambon fit décréter l'envoi au^ armées de ces 500 gardes nationaux. Mais le mois suivant, le même département arrêta, pour achat de grains^ les fonds de toutes les caisses de ses arrondissements (1). Prieur et Jean-Bon* Saint-Ândré se joignirent à Cambon pour dénoncer cet acte fédéraliste. Lanjuinais prit la défense des administrateurs du Yar, et Boyer^Fonfrède fit observer qu'un an auparavant, pour s'être refusés à un pareil acte, des administrateurs du m^e département avaient été pendus par le peuple. Marat voulut faire retomber la responsabilité de ces faits sur Roland , et comme on lui coupait la parole : « Ah! on voit bien, Messieurs, dit-il à la droite, que vous dînez encore chez la femme Roland ! » L'Assemblée se contenta d'annuler les arrêtés des corps administratifs du Var et de réclamer les fonds. Mais quatre jours après les mêmes tendances fédéralistes éclatèrent avec plus de violence encore dans la ville de Lyon et dégénérèrent en guerre civile.
TrottbiesàLyoD. Lyou, vaste ccutrc commercial et religieux, était devenu le refuge d'un grand nombre de prêtres réfractaires et d'agents de l'émigration. Ils exploitaient le mécontentement des fabricants que ruinait la Révolution. La Gironde représentant alors le parti modéré, les Lyonnais se disaient Girondins.
(i) 24 février 479S.