II
m HISTOIRE DE SOIXANTE ANS
47n. sabilité de la défaite sur Miranda et battit en retraite. Les Autrichiens ne surent pas profiter de leur victoire. Ils manquèrent d'impétuosité dans leur poursuite. Miranda rallia des troupes derrière Tirleinont et soutint le lendemain les efforts de Tennemi pendant sept heures. L'armée française se reforma à Goidzenhowen et à Hackendovén, et battit en retraite, poursuivie par les Autrichiens. Mais lorsque ces derniers voulurent, le 22 mars, tenter une attaque générale à Pellenberg, ils furent repoussés.
Précipité de la hauteur de ses rêves, Dumouriez acheva de perdre à la fois la fermeté de son esprit et le sentiment de l'honneur. 11 refusa le désaveu que Danton lui demandait. N'ayant pu triompher des Autrichiens, il songeait à réaliser avec leur concours le plan qu'il avait formé seul. Il est juste d'ajouter que Dumouriez ne pouvait se dissimuler les inconséquences de son manifeste et de sa conduite en Belgique. L'échafaud l'attendait à Paris. Il se voyait réduit à choisir entre la mort et le déshonneur. Il préféra le déshonneur. Au lieu dit la Mon- Eotrevues tagne de fer, dans une maison isolée, Dumouriez se ae Dumouiiez rcucoutra pendant la nuit du 22 mars avec le co-
et du colonel ^
Mack. lonel autrichien, baron.de Mack, chef d'état-major du prince de Cobourg. Dumouriez proposa d'enlever la famille royale du Temple, de dissoudre la Convention, de proclamer roi le jeune dauphin et de rétablir la Constitution de 1 791 . De leur côté les Autrichiens devaient suspendre les hostilités et