‹ Histoire de soixante ans: la Révolution, 1789-1800 (volume 2)Chapitre 47 sur 57 · LIVRE xm · texte numérisé non relu

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comme le girondin Carra, vivaient fastueusement 1793. et s'inquiétaient peu de l'insurrection; d'autres, comme Julien (de Toulouse), se répandaient en plaintes amères contre les députés de la droite. Des Jacobins ridicules, comme Momoro, Ronsin, et des aventuriers , compliquaient la situation. On apprit en même temps qu'à Valenciennes, Dampierre qui avait succédé à Dumouriez dans le commandement de l'armée, n'avait pu soutenir le feu des batteries autrichiennes. Réduit à se retirer avec une armée trop faible, il combattit le lendemain dans les bois de Vicogne et fut tué par un boulet de canon. Aux derniers temps du règne de Louis XVI, tous les malheurs publics étaient imputés à la monarchie. Au mois de mai 1793, c'est à la Gironde que les Jacobins et les masses populaires attribuaient nos revers intérieurs et extérieurs. L'idée que leur perte devenait indispensable au salut de la République s'empara ainsi des esprits, et comme la Gironde avait conscience de cette situation, elle prit une attitude qui rendit en effet sa perte nécessaire. Ainsi s'accomplit, par le conflit libre et naturel des passions humaines, ce que l'aveugle multitude nomme la fatalité.

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