‹ Histoire de soixante ans: la Révolution, 1789-1800 (volume 3)Chapitre 20 sur 45 · LIVRE XVm M · texte numérisé non relu

LIVRE XVm M

de fripons stipendiés, qui s'introduisaient partout, itm. xnéme au sein des sociétés populaires. » Tout en 8>e défendant d'avoir conçu le projet de dénoncer Sébert, Pache et toute la Commune, il conclut cependant qu'il fallait soulever le masque du patriotisme derrière lequel se cachaient certains visages, et purger la société des traîtres qu'elle renfermait dans son sein. Il dénonça comme des aristocrates déç^isés, comme des agents de l'étranger, Dubuisson, eci-eommissaire du ministre Lebrun en Belgique, à l'époque de la trahison de Dumouriez; Proli, fils naturel du prince de Kaunitz ; et, comme affiliés à Proli, Desfieux et Pereyra. « Je demande, ajouta-t-il en terminant, qu'il soit fait un scrutin épuratoire à la tribune pour chasser les agents des puissances étrangères qui se seraient introduits dans cette socsiété. »

L'épuration , telle était l'arme que Robespierre a.Tait résolu de tourner contre les Hébertistes; arme terrible si Ton songe qu'elle expulsait des Jacobins oeux qu'elle atteignait et les dévouait ainsi à peu près sûrement à l'échafaud. La Commune atterrée Efforts de ï^aista pourtant. Chaumette prononça le 23 no- ^^"^^^^^^^"^

* r * la Commune

membre un réquisitoire violent contre les prêtres et pourconsenrer fitprwidre un arrêté qui ordonnait la fermeture des **"^ p^p»!»"'^temples, l'arrestation comme suspect de quiconque eu demanderait l'ouverture ; qui enjoignait aux Coïïïités de surveiller les prêtres et déclarait qu'une demande serait adressée à la Convention pour leur

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Robespierre

demande aux

Jacobins le

scrutin épuratoire.

fort bien : « L'idée d*un grand être qui veille 8ur l'innocence opprimée et qui. punit le crime triomphant est toute populaire. • Un mot singulier tomba de ses lë^TCs : « L'athéisme est aristocratique. • Il répéta aussi la parole de Voltaire : « Si Dieu n'existait pas il faudrait l'inventer... Ce sentiment, ajouta^j, est celui de l'Europe et de l'univers, c'est celui do peuple français. Ce peuple n'est attaché ni anx prêtres, ni à la superstition, ni aux cérémonies religieuses : il ne l'est qu'au culte en lui-même; c'est* à-dire à l'idée d'une puissance incompréhensible, l'effroi du crime et le soutien de la vertu, à qui il se plaît à rendre hommage. • La cause de la liberté des cultes était évidemment gagnée après des considérations d'un ordre aussi positif. Il s'agissait d'en assurer le triomphe en détruisant la facticm des anarchistes.

Robespierre, avec sa tactique ordinaire, lactique d'autant plus redoutable qu'il croyait être dans le vrai, représenta le mouvement qui venait de s'accomplir comme un piège tendu par l'étranger pour | rendre les Français odieux à tous les peuples et les entraîner contre la nation. Cette machination avait pour but de donner un vernis d'immoralité à la Révolution. Elle était conduite par a des hommes immoraux , soudoyés par les cours étrangères. » U ajouta que les puissances, outre les armées dont elles enveloppaient nos frontières , entretenaient à l'intérieur même de la France « une armée d'espions,

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