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eut le bras cassé. Après cet accident, les exécutions ma. 86 firent aux Brotteaux. La mitraille et la fusillade forent substituées à Téchafaud qui, selon GoUotd'Herbois, ne fonctionnait pas assez vite. Dans le phraséologie IaDfi;aâ;e du comédien CoUot, le canon se nommait ^^°^ **®
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«la foudre. » Il disait forger la foudre, pour con- Fouché. damner; lancer sous la foudre, pour exécuter. Fouché parlait aussi par métaphores. Konsin, mauvais auteur dramatique, devenu par les clubs général de Tarmée révolutionnaire, habitué de salles d'armes et de tripots, lançait la foudre. Ils disaient aussi la faux de la mort, et eussent voulu que d'un coup elle exterminât les Lyonnais. Quinze cents hommes à peine trouvaient grâce à leur yeux dans cette grande population.
Les démolitions allant trop lentement au gré de ^^^
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CoUot-dTierbois et de Fouché, on employa la mine des condamoés. et le canon. Les exécutions capitales furent aussi activées. Elles s'élevaient à une douzaine environ par jour dans les premiers temps de l'arrivée de Collot. Bientôt, selon sa volonté, elles augmentèrent dans une proportion considérable. Le 4, soixante jeunes gens furent extraits de la prison de Roanne, et furent conduits aux Brotteaux. On les plaça entre deux fossés parallèles, creusés pour leur servir de tombe. Deux haies de soldats fermaient toute issue à quiconque aurait tenté de s'évader. Les prisonniers étaient d'ailleurs liés deux par deux. Derrière eux étincelait la foudre de CoUot^d'Herbois, c'est-à-dire
S&4 mSTOIRB DE SODUNTE ANS
iTw. plusieurs pièces de canon et les baïonnettes des soldats de Ronsin. L'attitude des prisonniers était digne et ferme. Contrairement à ce qu'espérait CoUot-d'Herbois, le canon et le fusil causaient moins d'épouvante que la guillotine. Les condamnés attendirent la mort en chantant l'hymne des Girondins:
Mourir pour la patrie...
A la deuxième strophe, la mèche des canonnien s'abaissa et une décharge formidable retentit. ?w que tous furent blessés, mais il n'y en eut pasYin{t de tués. On ordonna un feu de peloton : un bataillon de volontaires refusa de tirer. Les autres, mal exercés sans doute à ce métier de bourreau, visèrent mal. Il fallut que les soldats qui formaient la haie vinssent achever le massacre à coups de sabres et de baïonnettes. Cette œuvre sanglante ne dura pas moins de deux heures. « Ces grands exemples, écrivait Collot-d'Herbois au menuisier Duplay, influeront sur les cités douteuses. Là sont des hommes qui affectent une fausse et barbare sensibilité ; la nôtre est toute pour la patrie. » Le lendemain, deux cent neuf Lyonnais, jugés en un jour, amenés au même lieu par une imposante force armée, furent attachés à une longue corde tendue d'arbre en arbre dans la prairie de la Part-Dieu, qui était bordée de saules. A quatre pas de chaque prisonnier, un piquet de soldats attendait l'ordre
des exëcoteurs.