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etlsabeauà Bordeaux.
258 HISTOmB DE SOIXANTE ANS
I99S. Il fit des réquisitions de vivres et de vètemeaii pour les troupes, imprima aux opérations miU^ taires un mouvement si énergique, que nos ligaei de Wissembourg rentrèrent en notre possession. Pichegru, qui commandait Tannée du Rhio, Hoche, celle de la Moselle, formèrent leur jonction. Ce dernier força le passage des Vosges, eiil^ buta les Prussiens, débloqua Landau. La frontière fut sauvée.
Ce contraste ne faisait qu'exciter la fureur des exagérés. En novembre et décembre 1 793, ils sem-
luuen blèrent obéir à un mot d'ordre. A Bordeaux, eu Isabeau et Tallien restèrent souverains maîtres, les mesures violentes n'étaient même pas motiféee, comme à Lyon et à Nantes, par une rébellion redoutable et par la complicité avec l'étranger. Ik désarmèrent néanmoins la population, voulurent changer le nom du département et lui donner oeloi du Bec-d'Ambès, prélevèrent des impôts sur les riches, emprisonnèrent les nobles, les prêtres, et livrèrent à la guillotine cent huit personnes, sans aucun motif sérieux. Ils prirent, en outre, un arrêté qui enjoignait à Brune, général de l'armée révolutionnaire, d'incendier les communes qui ne se prêteraient pas aux réquisitions de vivres. Brune refusa obéissance. Et tandis que la disette la plus rigoureuse régnait à Bordeaux; Isabeau et Tallien vivaient dans le luxe, insultant par leurs orgies à la misère publique, s'entourant d'un