scène Antoinette l'arrêté du Comité de Salut public. La
déchirante.
reine pâlit, se leva et s'élança instinctivement devant le lit où dormait son fils, disant qu'on la tuerait avant de lui ôter son enfant. Les municipaux invitèrent Marie-Antoinette à se conformer aux ordres du Comité. Ils s'attendaient à une scène déchirante; elle fut telle en effet qu'on peut se l'imaginer. La dou- ^ leur de la malheureuse mère fut si poignante que les forces lui manquèrent. Craignant par sa résistance d'aggraver le sort de ses enfants, elle se soumit, prit son fils dans ses bras, le baigna longtemps de ses larmes, et le laissa emmener. Le procès-verbal de la Commune constate que les magistrats du peuple eurent, pour Marie-Antoinette, « tous les égards compatibles avec la sévérité de leurs fonctions. » Comment le cœur de ces hommes ne fut-il pas brisé
à laspect d'une pareille douleur? C'est ce qu'où ne i7w. s'expliquerait pas si l'on oubliait que tous étaient eux-mêmes engagés dans la situation, et que leur tête répondait de leurs actes. Des six commissaires qui vinrent séparer Marie-Antoinette de son (ils, un devait périr fusillé, les deux autres sur l'échafaud. Les légendes royalistes n'expliqueront jamais la Révolution, parce qu'au lieu de rechercher le secret de ces événements dans les lois psycologiques qui président aux actions humaines , elles préfèrent créer des monstres et faire une règle de l'exception.
On emporta l'enfant qui sanglotait. Il fut con- u commune duit dans l'appartement qu'avait occupé Louis XVL ^°"°®
* * ^ * ^ * pour instituteur
La Commune alors, livrée à l'influence d'utopistes auflis comme Chaumette, de scélérats comme Hébert, fit *^® ^"*^ ^.^' *®
' ' coi'donnier
une chose abominable. Elle livra le jeune prince à simon. la surveillance d'un ignoble et méchant cordonnier nommé Simon. Tel fut l'instituteur choisi par les adorateurs de la Raison et de la Nature pour le fils du roi. Ces gens eussent pris à tâche de faire haïr la République, de vouer la Révolution à l'exécration du genre humain, et de concentrer toutes les sympathies des générations sur la cause royaliste, qu'ils n'eussent pu imaginer de moyen plus ingénieux. L'histoire de l'enfant-roi séparé de sa mère, enfermé dans une tour avec l'ignoble savetier qui va l'accabler de coups, de mauvais traitements, d'injures épouvantables et cyniques jusqu'à ce qu'il ait, en quelque sorte, sucé, jour par jour, le sang de cette
d'enlèvement du jeune prince.
1793. frêle et charmante créature; les larmes de cette mère qui, le visage aux barreaux de sa prison, les regards sans cesse fixés sur la sombre cour du Temple, espère et attend en vain que son fils vientie à passer, tout cela arrachera éternellement des larmes aux âmes sensibles.
Nouveaux bniite Peu de tcmps après ces événements, le bruit d'un enlèvement du jeune prince motiva de nouvelles visites à la tour du Temple. Une perquisition fut faite par Drouet, Maure, Dumont et Chabot. Marie- Antoinette profita de cette circonstance pour protes* ter contre l'arrêté qui la séparait de son fils. La maison d'Autriche fit, dans ces conjonctures, un de ces calculs épouvantables que la politique peut concevoir, mais que la morale et l'humanité n'abodieusecon- soudrout jamais. La mort de Marie -Antoinette l'Aiuriche à ï^'était pas encore résolue dans les conseils de la
l'égarddeMarie- République. La délivrance des prisonniers du Temple était même en voie de négociation dans le courant du mois de juillet 1793. Venise, Naplei et Florence n'ayant point tourné leurs armes contre la République, la liberté de la famille royale leur fut promise, à la condition qu'elles continueraient de ne point prendre part à la coalition. Maret, nommé ambassadeur de France à Naples, et Semonville furent chargés de cette négociation. Enlevés par ordre du gouverneur de Milan, on les incarcéra dans la forteresse de Mantoue, comme Jaco-* bins. Le gouvernement autrichien feignit d'ignorer
UVRE XVn 443
l'objet de leur mission, quoiqu'il en eût les preuves. 1793. Au congrès d'Ânvërs, il avait été convenu qu'on ferait de la France une Pologne, morcelée, divisée. Plutôt que de s'engager à respecter l'intégrité de la France, l'implacable Autriche préféra laisser Marie-Antoinette aux mains de la Révolution exas-
pérée.
L'arrestation de Maret et de Semonville dans de telles circonstances, dut décider du sort de la reine.
Harie-
ÀDtoinette
est transférée à
La Çkinvention résolut de venger cet outrage. On la conciergerie. transfera Marie-Antoinette à la Conciergerie. Le 9 août, à deux heures du matin, les princesses furent éveillées par les municipaux qui venaient lire à la reine le décret de la Convention. Elle s'habilla en silence devant ces hommes , rassembla ses vêtements, se laissa fouiller, embrassa sa fille et recommanda ses enfants à sa belle-sœur. Elle sortit de cette prison du Temple, où elle avait tant souffert, avec de nouveaux déchirements, car elle s'éloignait de sou fils et de sa fille, et comprenait qu'elle ne les verrait plus. Marie -r Thérèse tomba évanouie aux^ pieds de sa mère. L'infortunée s'éloigna ivre de désespoir. Sa tète heurta la muraille : elle ne sentait pins la douleur physique. L'excès de la douleur mpi^lQ. anéantissait chez elle toute autre manifestation de l'existence. Deux gendarmes montèrent aveç^elle dans la voiture qui la conduisit à la Conciergerie, et la riNXiirent aux mains du guichetier Riobard^ Çot homme, conciliant l'hiunanité avec
U4 HISTOraE DE SOIXANTE ANS
i7^. les devoirs de ^a profession, mit la ri^ine daji9.ui3p grande salie, dite chambre du Conseil^ et l^sépar^^ par un paravent des deux gendarmes qui, nuit e(L jour,, devaient veiller sur sa personne. L'eapé];^Lnq9 dut alors .complètement l'abandonner. Le coiptfs Mercy d'Argenteau, son ami personnel, ThomipiD qu'elle avait jadis honoré de sa confiance, Qt qui^ de Bruxelles, suivait les péripéties de ce.dn^ffie lamentable, ne trouva, dit-on, rien de miei;ix, qup d'offrir 4e l'argent à Danton; ce qui paraît ai^ absurde que mensonger. Danton était déjà,,ilu|i7 mêfne trop compromis, trop usé, pour songer, à sauver la reine.
Le chevalier de Co quc la cour dc Vienne et ses diplom^ites ne RougeTiue ^^^^^ -^^ ^ gjj^ dô Marie-Thérèse, uo i^-
essaie de sauver r r ^ T-f
la reine. oounu. osa l'entreprendre. C'était, ^un cbev^er. de Saint-Louis du nom de Rougeville , qui parvint ^ ^'introduire à 1^ Conciergerie sou^ la. conduite àp liadministrateur de police Michonis. Par.un pa.pier caché dans un œillet, il parvint à faire savoir. à la reine qu'il avait des bras et de l'argentà^pn service. La reine essaya de tracer une réponse ayea )a pointe d'une épingle. Le gendarme Dufresne c^ntr^.i^Ufr ces entrefaites, vit Alarie-Antpinette pâle et tremblante^ saisit le billet,, le remit au concierge Richard^, qui fuitaçr^té, ainsi que sa femme. Le chevalier, , de.Rougeville avait disparu. Les époux Richard, de^t|tm§», furent remplacés par le nommé Bault^ qui n^^ montra pas. moins dévoué à la reine. ^^nU coiffait
la reine, et sa femme lui rapportait des fruits que «793. loi envoyaient les dames de la halle. La surveillance que la Commune exerçait sur Marie-Antoinette n'en était pas moins fort rigoureuse , et le régime auquel elle était soumise d'une sévérité révoltante. On ne lui laissait que trois chemises ; elle n'en pouvait changer que tous les dix jours. Sous prétexte qu'avec des aiguilles elle pouvait attenter à ses jours, on lui ôta même la consolation du travail. Elle essaya, à l'aide de fils arrachés à une vieille tenture et de deux cure-dents , de tricoter une jarretière. Sa robe, usée, trouée, eût été bonne à peine pour une mendiante.
La Convention se décida enfin, à la sollicitation de Billaud-Varennes, de charger le tribunal révolutionnaire d'instruire sans délai ni interruption le procès de celle qu'on nommait alors la veuve Capet. Le décret fut rendu le 3 octobre. Faute de pièces, Procès le tribunal se trouvait dans l'impossibilité d'exécuter le décret. Fouquier-Tinville les réclama par une lettre en daté du ô octobre. Le Comité de Salut public transmit, faute de mieux, à l'accusateur public, les docuoïents de la Commission des vingt-un. Ces âéments parurent insuffisants. Hébert imagina, pour les compléter, de chercher dans un interrogatoire préparé à l'avance par un de ses acolytes , nommé Daujon, à surprendre, de la bouche des enfants de la reine, des accusations contre leur mère. Nous touchons ici à de si noires infamies , III. 10
de la reine.
mi que l'histoire ^ dont la nritsioii' est? détona éiv&f héfiite à descmdre, an récit de ces monstruosités^ Abruti par les mauvais traitements y les ^prcvationa et lesencès, le jeime-princ^e était devénuy dlanardee mains du cordonnier Simon , us esclave soiuqiB; Rien né fut donè plus facile à^oetliobtmiqdeid'imà poser an malheureuic enfant i^(^ligatkm dé lépéteii contre sa mère lesealomnies ()«r'jl lui *vait.:a|]q[)t0^ ses. Un historien royalialepi^tend, etnoi»:ii^o»( pas de peine à lé croire, que; Simon, ayant! I^iniér^ rogatoire du jeune prince^ lui Ht boira de^Ferai-sdé^
iDfàme vie pour achever de lui t^ouble^ la'^raismil : iis d^Tnfarte* 8 octobre, Pache, maire de Paris; Ch^-Utnettel^ pro* et de la sœur de eurcur dé la Gommuiie ; Hébert, rabstita* ç iks imepmissaii>es Frery, SegUy, H^usée, 'Laviailt'>et<^Ie cordonnier Simon firent comparaître deTânt étix'^ danis la tottr du Temptet^ un enfant de dia ansi, le ptessèirerit dé questions indécentes), 'hû firent awindr qne'sa mère et sa tante l'avaient éle(?é danside^ habitudes pemicieusesy iqu'ellea le f aisaieAt^eouchdr entre ellesy et quîentre ostte mère dé&alurée et son enfant: impubèrey l'inceste avait été cohaiHihnlé^HB firent signer à cet enfant ^et signè^ni^uK^mAank cet interrogatoire, qui litre imt nom àv une haote étemelle. €es hpnunes^» quiin'avàieBt'paa seafienlS l'îenfanbe de leur prisonnier, ne reculèrent fos'defniit la pudeur d'une vierge de quinze ans. HsM tDàhspa^ tèrent le kndemain^à la toUr dxi(Teaiple,'ifiureKKt)di^ eendre Mari&'Thérèse'Ciiarlotte,!fi)leidaiLDnia.S£^,
-// 1 LiyRfi'XVlI 447
rt V n* s'arrèiânt ni devant son indignation ni devant im. sa sainte ignoianoe, qui ne Ini permettait pas ton-» jpoiB: de comprendre le sens de pareilles ques^ M»i»!ils lui demiandèrent si l^s révélations de Louis Gaprt'étaieotti exactes, si elle-même n avait pas été^ de la part de son frère, l'objet d'impui^tés ana* Ingnet; Et oratime elle niait en versant des larmes dfi Jhente et de douleur, ils ûteat venir le jeune j^nce «esclave, le confrontèrent avec sa sœur, Tin* ifitèreiit^ à répéter oe qu'il avait dit la veille; ce qu'il fin avec une sorte d'entôtement étrange, qui témoi« gàait à-la fois des terreurs et de Faffaissement de somâmei 11 pèj^ista^devantinadaiBe Elisabeth^ sa toi^V dafts les mêmes attestations, ajoutant à de lioBvelles questions des détails nouveaux. « Une pamile infamie, s 'écria cette vertueuse princesse, est tirop loin de moi pour pouvoir y répondre. » Mais à peine remontée dans sa chambre, la douleur fit pilEu^ à l'indignation, et, serrant sa jeune nièce dans >ses bras, dBe versa longtemps des larmes.
U&ik octobre 4793, Marie- Antoinette fut ame- Marielifie è ii'andienoe du tribunal révolutionnaire. La ^'*>"»«'^
devant
Me qui assistait à ce spectacle dut se sentir le tnbunai émue en" voyant apparaître, vêtue d'une robe en lambeaux, les cheveux blanchis par le malheur, Qtte'reiiie qa'elle avait pu contempler jadis dans Umt l^éelat de la prospérité et du rang souverain. Udignité royale avait d'ailleurs survécu chez elle, A'Btipleliutbi»l de cuir de oe sombre tribunal, elle
réyolutioDuaire.
4mi était encore jreineipaa* la majesté du maiûtienuj ^c^uel est ^ùtfe noHi y 4ui demaiida H«niian^/qu£ présidait; -^i ie m-^ppelle Maric-^ÂntdÎDette de: Loméne d':AHtriGhe^ -^ Vofre état i? -^ Je mim » 'Tewviftj ide Louis Gapet, qi^evant roi des Fiançsis; -^^ ¥i)top âge?-»— Tirent8+huitana:i->»i.'i' i '^■- ^ » •i*i.«o;.;.oi lij. Réquisitoire Le ré(pii»toire de Fouquîer-^TiiiETiilei ki parlai ^linvinT.^ greffier, comparait iMarie- Antoinette à ^If^éssdine:^ Bninehaut, Frédégonde et Médiois; jElle- y; était traitée de fléau et de sangsue des Fran^id. O&Jui reprochait ses rapports politiques avee le roi de Bohême et de Hongrie. On l'accusait d'avoir, avec Galonné et les frères du roi, dilapidé les finances^ entretenu de criminelles correspondances avec Jes puissances étrangères. Le repas ' des gardes du corps, rincident de la cocarde blanche, la disette d'octobre 1 789, la fuite à Yarennes, le massacre du Champ-de-Mars en juillet 1 794^ le i?6toy<la retraite de Belgique, la journée du 10 août 1792^ lui furent imputésy comme si tous les malheurs que la France avait éprouvés depuis quatre années eussent été ourdis et perpétrés par son infLuenoe. Le chapitre des infamies de Tinterrogatoire du jeune Louis Capet ne fut point oublié;. La reine écouta,<iaimobilp et calme, promenant ses doigts pâles sur Tappui du &uteuil, ce réquisitoire^ où la part du mensonge était considémble, celle de la vérité restreinte. Sans doute elle avait eu le tort, princesse autrichienne devenue reine de France^ de s'être trop souvenue de
des témoios.
-/' !l /LIVRE X'YIIrn...--.i 149
la • fp^eoitère patide ; d'avoir opposé , auxn justes irts. griëfs" derta iRéfTokiiîotif des intriguesf de) palais; eherehéî pair tons les-my^yens/à entFayef oette RévbliriioD ^qu-eUe 'ne compresiaii paé, disons >nâeûx!, qil'«fle- ne pouvait comprendre^ et qui, potip elie^ fut toujours et dut toujours être i'tonenrie ; d'a^t dtenbéiBon àppi^t dans la forcé des arioes^étiriangèreâ; Mtîsf ànotéde ces aieèUsations^ fondées^sur la.trérftétiiitopiqile) il Ini était imputé ài crime idt^s cfaôselEPqmae sauraient être envisagées oom^meerio olinaUesy ou dont elle était parfaitement innocente.
Le . preiaier témoin entendu fut Ijecointre (4e Audiuon \ABrsailIes);Sar déposition roula sur les fêtes de VOrasigerâe et autres détails rapportés^ aux prentiers livres 4e ces annales. Pendant près de quar> mnte4^h«dt heures <que dura le procès, on vit défilei?^ à Ha. barre tdes témoins, une foule de^personnages dont tchaiiLW indiquait une phase de U^lévolution ; tbieléiait Totiblr dont la multitude et la rapidité des événeiiiecitsiraTeloppait les divers groupes des acteurd de ees temps extraordinaires, que les hommes drM4[T89 ressemblaknt à des spectres évoqués- du tomi)bau. Un sieur Lapierre déposa des mêmes faits qùc^^eointrei Un eanoniiier vint ensuite,: Les gens câlèinrw dfc ^^les ^ns obscurs se succédaient à^ cette ban^y lapportatit, la plupart leiu^ pierre d'infamie à €0 "TûanumeM ides horreurs du temps i, quelques autres nmieourageux hommage à cette grande infor^tiim. i^B^ooaite Hrari d'Estaingfiit dignev^t oublia
1793. qiie jadis il avait-été hostile à la réioé^ te Vétiérabie Bailly, qui avait présifâé k «éàftcè dii Jeu; de Paume , prouva que le génie de Ubef^ n'est ^ae incompatible avec le respect dû au -sbuveram.''Le républicain Manuel sut -montrer que parmi lès républicains se trouvaient des hommes à> qtii le vertige de la Révolution ne faisait point ^dte 4e vue les lois de la morale et de Vhumaâité. M. de la Tour du Pin avoua qu'étaiitministredè là guerre, k reine lui avait demandé un état exâot de raMâée française. Un membre de là Commission deâ^nglr quatre, le girondin Duf riche- Valazé, déolar» que parmi les papiers trouvés cher Septeuil, il existait « une quittance de la reine pour une sommé* de quinze ou vingt mille livres, et une lettre dans laquelle le ministre de la guerre priait lé roi dé tonloir bien communiquera Marie-Antoinette le plan de campagne qu'il avait eu Tfaonneur de lui présèiiter. w Ces pièces étaient, ajouta-t^-il", entité les mains de la Commune de Paris; Quarante témoins furent entendus. Parmi eux figurait Hébert, qui n'eut pas honte de répéter les turpitudes de ta fH^ tendue déposition du jeune prince. La reinei'é)^dit à la première partie delad^sition, doncékniâiit la découverte d'un livre d'église et de quélc^s autres objets trouvés au Temple. Elle resta tinieftte sur le reste, paraissant n'avoir même pas etiiti^u les monstrueuses accusations d'Hébert. Un juré ayant fait la remarque que l'accusée gardait le si-
/ • /UVRJE XVII: ... : m
kn69 wr \^ foit» relatife à. $oat fila. ^ Si je n]^i |\a^ i7S3. ifépoadMi^ répUqw Maner-Antoiiiette, ç-est.que;!^ ^"^MlriT-^^* ^i|g9 i^e.jçQfMBi? 2^ réfioftdreilà uop pjwreme iaculpci- Antoioetteà <<ioa .f»M^f|> . uin§,mèpe ^ . • i'^n appçUe^ qjoqt^yWHe, ^îeQifiiîfinviyiç émo^iw.^ ^ toutes pi^Hies qi>^peuv^»t .j|eiMrpui?e)r,ie^.(|.)l » l^eacc^ur^.s'fittendrireflVà.Q^tte olM^te fiappl^^ 1^ il &'éjieva uja muirmu^ 4' u^igaatipji .^ptre Ilébwth Robespierre ». i^4igIlé. e« appreaiE^nt , 1^9: 4#^U d^ cetta s^aj^eq « . s'^tia, ; «- ^' scéléjrqit ! jOfhn'étaitjpQ^ ^e^e^.d'eçf avw fait une l^e^^ioç), .iJ(fWl?*^»QBrCOï^,q.^^'i^.eI^ fît uw Agrippinel ».,;,; »j r f Aiffôa ïiaiidMiftQ ài\ i quarantième ,^çmoin ,. ,le . pfiéj/lid^pt aniM^^ç^.^ue.leB 4^bats étaiç^nt l^^rmiqés. .^|5'Qi)ii(%iûe]g-TiQviUe re^r^uisit .ensuite^ le9 prÂnci- .pfBLU^^ clw^fs d'^acçusation. TroQ^oii-J|)uco]Lidray..ct ^C^ufirej^Lagarde, skomBQéa d'office ppar le tribunal .Tpj[)^r défqodn^ila reine, parlèrent éloquemment et iftma[^lie0 4' UQ profond sâlence. Herman sésuma >^fi«b,les diébat^.: Ce résumo fut loia d'être impartial. Mais s'il attribuait à Marie^AiiUoiQeUe tous Jes ..q^alb^uiTsi^Q.la rRév^lu^tioUi il ae desoeadait pas .'4# flfieiîns ;li oqJpi?aiiier Isi i^ictime jusque, dtaqS: ses . p^nL^ini^t^ maternels. Leis quatre question s. posées jfi^îmi[y, lurent uniquement relatives aux oianjceuvres ?cj|^ JQjb^Uigl^nees de ja reine avec l'étranger et à k ..•pp^cîy^ttioQ à< un, complot tendant à allumer fia IgpiifTp^ invite dan^ l'intérieur de la Répid)lique^ Au
' ¥) PlMPf^vorbal'd'auâieùce du ftSirendémiaire^ an II« ' '
1798. bout d'une heure, les jurés rentrèrent awc un Y^r^ An^îlltte ^^^* affirmatif sur toutes les questio0ar«] iUiMnée ik est condamnée Taudience, Marie-Antoinette entendit >fanS)p$lit:te< peinerai mort, jugemeut quî la condaiDnait à la peiné »d(iincirtf! et» n'articula pas un mot. L'audience durai! {depiiis le 44. Le 16y à quatre heures et demie <dHi.m8lîhv l'infortunée fut ramenée à la Gonoiergâôe.rBpaÎBéel de fatigue et de froid, elle s'enveloppa les^iedsdaDâi une couverture, et se reposa un moment sûr sini grabat. Avertie aussitôt par le rappelt,! qui dès cinq heures battit dans toutes les sections, ella*écBrhatià' madame Elisabeth une lettre qiii prouve que scm: âme, aussi haute que son infortune^ resta y eabeé^ de la mort, noble et tendre, comme elle ila fiiti toujours. Celte lettre a été écrite il y a- plus de. soixante ans. La paix des tombeaux a- envaiiioea. souvenirs d'une époque pleine de tempêtes; Vasiiy pourtant, se mouille encore de larmes J^lafrlectura de ces paroles suprêmes, et nos larmes. le? pu-entd'une jeunesse éternelle.
Lettre de Marie- c C'cst à VOUS, ma sœur, quB j'écris peur ia d^ ^"ma^il^ nière fois. — Je viens d'être condamnée^ nop puj Elisabeth, à une mort honteuse (elle ne L'est que pour lea^fUiH* minels), mais à rejoindre votre ifrèrd.C0aini#:htti innocente, j'espère montrer la même ^tfmeté «qtte^ lui dans ses derniers moments. Je suis calmec6iiiihe on l'est quand la conscience ne r^rodie rieib rrr/ J'ai un profond regret d'abandonner mes ]^uyi«i» . enfants. Vous savez que je n'existais queiBOiJar eux.
UVRE XVÏI - 153
Et VOUS, ma boime et tmdve sœurs Y0U8>qui avez., «m.
par totre amitié, tont saerifiépour éti% avecBousv
(fans quelle position je vous laisse I ^-r^ J'ai.apprky
dans Je plaidoyer même du procès, qpe ma fille
âait déparée de vous. iFélas ! la pauvre enfant I je
nkise pas lui écrire; elle ne reeevratitpas ma lettrei
JeBe)^&mémepa»«i celieMÛ tous parviendBaitri-^
Rfitti^eappor) eioxideux ici nia bénédiction* J'espèse
qir-iiiiijeuhrv lorsqu'ils seront plus grands^'ils poiur«^
ipnt 80: réuniif ii{ TOUS, et jouir en entier de vos
t6adrBa.aoins. Qu'ils pensent tous deux à ce que: je
niât <ee88é de) leur inspirer : que les principes .et
r^catioB exacte, de ses devoirs lEont les ^premiers
bkiDSLde la vie; que leur amitié et leur confiance
motaellps en feront le bonheur; -^Que ma: fille
sente. €{u'à râge;qu:elle a, elle doit toujours aider
800C frère. par les conseils que reipérience qu'elle
a^depius (pie lui- et son amitié pourront lui inspi^-;
reri !*^ Que «on fils> à sou tour, rende à sa sœur
tous les soins, tous les services que 'l'amitié peut
ÎBspîinrjiT^ Qu'ils sen;tentque^ dians quelque posi-
&m qa'iU puisHdnt'fie troiwer, ils rie seront vrai ^
ment keoreux que par leur unio<i: ^-^ Q«?ik p#en-»
unit MBmpIe de vdusi Combien , dans nos malbevrrs^
vetn «knitié^nous a donné de consoktioDs t Et dans
Itibonhetnr Ion jouit doublement quand on le pam
ta^ a^^ uin amiv et oà en trouver de plus tendre
q«*atoé sa propre famille I —Que mon fils n'oublie
jawfe îéd éemie?s mots de &on père^ <qtie je lui
1793. répète expcesôément : QuU m\chenMjmiais\àipei^ ger notre imoril -f^J-ujÀ ivo«ié><pafl^ljdbiiie-dio^ bien péitible à mon oœuTi ) Je m& boj&biett cet €ofaitt doit irons avoir f ajt de 'pcdae^î PMrdpnnGq-tàt^f}»» ^hèreaœur; .pense» à lîâge? grâlifcvTetffiWsa^ estiaéile de &iirp4ire À ijrn^^eafant ae qii/d«Gdr«tit|i^ même «e qu'il w comprïwifi paôfifrrr Itof jp»»nrôir dra où il ne conaiiaîtra que-mieux^ tout jba^ii»<dp votre bonté et de votre tendreftw piowjU^iwideuxo^ II mè redte à ya\is confier ma d^mièpef)0(le(9e;Jfti|rais youlu< voue éedre idèm le cKiwm00)teiiii9ill^r4M procès ; xaais, outn&qu <Na neme/lais^ti^ifiQrtM, la marebe en a /été ù rapide^ que j0)nj0Qr|^ui«j#;pfts eu le temps. •»— Je. meiurf» idw* lfti>reKgi6P)irajito. Uq»e, apostolique et romaine,; dans ioriler^^nnis pères, dans celle où j'ai ét4éleTéerjf*iq»b)|(l»^JtoUjoursiprofesfife. — N'jayaupft aucviaie eoèw^atioinspiritueile à attendre, ne sibchant pas 'tf iIj«mtcr»èiiMfee ici des prêtres d6;t^ttetreUgion,ietindQie>cii^>aù je suis les eaopotant trùp sUls y mttdieni «nietfp&i>tje demande sincèrement pardon^ à JDîieb: di) toutes Ite faute&:.que; j*ai; pu commettre/ 4epaia'qive*fj'esî^. J'espère que; dans sa bonté, il voifâral bîesbn9oe(vmr mes derniers vœux, ainsi que joeu^icpiè j^èiiiéits depuis longtemps pour qu'U/v^iUe >bîdiifrcefmimr mon âme dans sa ^miséridôrdéi'èt^asJHmtéijH^^ie demande pardoo à tous ceuti que jâf <ci>niiaifi (, et à vons^ ma smnr^ en partici]die9^! de t0(iite»^|e^peijBes que, sans le vouloir, j'aurais pirvoiiS(^baiiser.'f~
Je fiardùnne\àiaus mes ennemis le mal quils m* ont «793.
/iMf/i>-^ Jedis icifidîeu à mes tantes et à tous mes
Mt9B et'Sœurg. J'avais des amis; Tidée d'en être
tgqiafée pour jËtmàtis^ «t Ijeurs peines, sont un des
plttsi^gfMdd regret» que j*empOTte en mourant. —
%'îl»6aeheqt dn moins <]<i6, jusqu'À mon dernier
«(ttnent^i.l'd toujours pensé à eux. ^^ Adieu y ma
boom^tiiendpè sceur. Puissé-je mériter vos regrets 1
fettmitôttjdm»^^ mot. Je i)(ms embrasse de tout mm
emry^iimsiqm ces bons ^t chers enfants. Mon Dieu,
qu'il eiA déchirant dé les quitter pour toujoursl «-*-
Adieu I adiéul Jo ne vais plus m'occuper que de mes
^kprmrs spirituels. Gpmme je ne suis pas libre dans
m€id actio&Bi ioâ m'atnènera pent'-être un prêtée,
'ttaid je proteste ici que je le regarderai eomme un
kte ab^lument étranger . »
i La demtôre phrase de eette lettre est comme le
•éermercoup de pipeeau qu'un peintre donne à un
poivrait, et qui en achève le caractère. Au moment
de iMiHer »ir réehafaudy Marie-Antoinette restait
là i^ine» de* 1769, reine ennemie de la Révolution,
m» imtifeonstiUitionnelle) inébranlable dans sa
'îNXiyanoe politique oommedans sa foi religieuse,
'giindci femme et vraiment femme, inoontestable-
'Miit supérieure aux héroïnes jémButières, littérai-
ies^u assassins de là Révolution.
Aucimoment où elle achevait sa lettre, désespé-
^JBaiitde|)duvoir s^ confesser à un prêtre réfractaire,
«in curé . courageux, M.^ Magnin, bravant miUe dan-
»9« HISTOIRB M SOOAKTE ANS
«im» • «tro da ifi i t ^ wmm le imndeCliaBlM^danati CaMtei|9em, M pot^ grftee an eônd^ng^ Baidb; doDBer rmtireraeDt à k ténp les deroier» aeoon» de k rriî^MD. Elle fil aMuite a» toilette^ et qnaril \iM le prêtre eoDsIilutioiind, elle lui fit sentir qn?ft eût à s épargner la peine de lui faire eea exhorta»! lÙBs. Elle hii peraiii aeukaaeiit de raecompagnar josqu a lêehafiuid. Pteû atteiidaitBonepeetfMibvrdcM bout jixsqu au aenunei dee toits. Des canoosétaÎQdb hraquMaux extiôûlés des ponts, des places efetfari
ftenufr» caTTeloars. A onae beurea, l'huissier audièDeiary "^il^ ^ ^^ ^^ boorreau, eotra dans la prison de^ la vAe^'-
^MMiKOf. Maiie-Anloînette parut à la grille de Ja Coneiei^ rie. EUe était pêtaie d*un déshabillé de pîqinbline,; un ruban de b^eur nmr aux poignetA» on fieM iè mousadine blanche uni sur les épaules;^ et ooiffis d'un bonnet ené d*un ruban noir. Ses chemK di^ blancs étaîeni eeupée autour dur bannrt;tèt gardes nationaux des sections avaient éeaité rk foule. Au lieu de eairosse^ un tombereau crotlé^iit*" télé d*un fort cheval Uane que contoiait unbiHamfi d*une figure sombre^ La banquette était une piao^ che. U T avait derrière un marthqpied. Un tânam ] oculaire, le Ticomte Charles des Fossés, auqueloa dtHt les détails qu'on vient de lire, rapporte quels signal dVwvrir la grille fut donné par l'aeiear Grammont de la Comëdie^rançaisey dficier supé^ rieur de la garde nationale. La grille s'ouvrit alors. La reine parut. * Derrière elle, rapporte le témmn
ttfrateuf de-^tte^ scèae, marche le bourreau Sam- 4793. sdn, tenant les bouts â-miegrogse ficelle qei retire «uamèie ka eoudea de la royale condamnée. »
lhit4*Aûtainette se dirigea vers le marchepied. San(80D aiyaiit touIo la soutenir, eUe se retourna gntemait avec on geste négatif, monta dans la iditQiTQ et 'Voulut enjamber la banquette. Samson M'indiqua qu'elle devrait tourner le dos au <^val, ttçritsoinde laisser flotter les cordes dont il tenait k&bouts. Le prêtre monta ensuite. Le bourreau et m aide se tinrent debout au fond du tombereau, lecltapeau à trois cornes à la main. La reine avait « le teint pâle V un peu rouge aux pommettes, les yeux injectés de sang, les cils immobiles et roides, » dilll. des Fossés à qui nul détail n'échappa, et qui, ^ mitré chez lui, traça aussitôt ce portrait. Trente f mffle hommes formaient une double haie jusqu'à ; FÀlia&udi Ni abattement, ni fierté ne parurent ! sur les traits de la reine. En passant devant 1 arcade de la porte des Jacobins au-dessus de laquelle <m lisait t Atelier d'armes républicaines pour fouényer les tyrans, Tacteur Grammont, qui devait loMii^e périr guillotiné peu de temps après, s'écria : t La voilà, l'infâme Antoinette; elle estf. ., mes amis 1 » Sur le passage de la reine, on entendit qadques cris de : Vive la République ! Une bande de pes mégères en bonnet rouge que la Commune flétrit du nom de Ucheuses. de guillotine^ essayèrent vaioemeiit d'exciter la population. Devant Saint-
4798. gers, s'introduisit, 8oua le n^mde Cbaisles^ danala Conciergierie, 6t put^ grâee au côuoierge Baultç donner furtivement à la redn^ les deroiërs^Becoun de la religion. Elle fit ensuite sap toilette^ etrqimdl vint le prêtre constitutionnel^ elle lui ifitsœtirqa'îl eût à s'épiu^ner la peine tle lui faire ses exbortaetions« Elle lui permit seul^oieftt de l'aocompa^er jusqu'à TéchaCaudé Paris attendait iaonspectfM^bvdc^ bout jusqu'au sommet des toits. Des eauons^étaicfitt braqué*^ aux eslrémités des ponts^ des plàc» ettidei Derniers caiTefours, A otize beufes ^ . rhuisaler audâtacicTy '^''uZt^ suivi du bourreau, entra dans la^prison de la^nèbe.^ Antoinette. Marie-Autoinette parut à la grille de là Gonoiergsrie. EUe était vêtue d'un déshabillé de piquéblane,^ un ruban de faveur noir aux poignets^ tÉi fielÂl dé mousseline blanche uni sur les épaulles^ et ooiffite d'un bonnet oamé d'un ruban noir. Ses chevèuflc déjà blancs étaient coupés autour dur bannèbv Lès; gardes nationaux des sections avaientiéoaitâ fhf foule. Au lieu de carrosse, ua tombereau,'crDlté;4iik^) télé d'un fort cheval blanc que contenait untfauÉbniB d'une figure sombre. La banqu0tt& était unis piair^ che. 11 y avait derrière ^n march^ied.)i(Jni tteein oculaire, le vicomte Charles des Fosbéft, tauquelroit d<Ht les détails qu'on vient de lire, rapporte rquB'le signal d'ouvrir la grille fut donné car FaeUovr Grammont de la Comédie^Française, officier sdpé** rieur de la garde nationale. La grille s'ouffM^lcMi' La reine parut. « Derrière elle, rapporte le témmQ
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umteat de -cette, scène, marehe le bourreau Sam- 1793. son, tenant les bouts d'une groese ficdie qui retire 6Q>^arrièie leB eoudes de la royale condamnée. » liatî^Antoi&ette se dirigea vers le marcheiHed. Sàn^on» Ayant voulu la soutenir, elle se retourna ^tonent «eveê un geste négatif, monta dans la ToitWQ^^ iM>alut enjamber la banquette. Samson M'indiqua qu'elle devait tourner le dos au c^val, etprît soin' de laisser flotter les eordes dont il tenait kabcaits. Le prêtre monta ensuite. Le bourreau et son aide se tinrent debout au fond du tombereau, leduipeau à trois cornes à la main. La reine avait • te teint pile, un peu rouge aux pommettes, les jeux injectés de sang^ les cils immobiles et roides, » dit M. desEossés à qui nul détail n'échappa, et qui, naître «chez lui, traça aussitôt ce portrait. Trente mille hommes formaient une double haie jusqu a l'échafondi Ni abattement, ni fierté ne parurent Bor leB traitfr de la reine. En passant devant l'arcaiie^'la porte ded Jacobins au-dessus de laquelle oaiiisait '-s Atelier d'armes républicaines pour fouimfer, les Uftansy l'acteur Grammont, qui devait loÎHakne périr guillotiné peu de temps après, s'écria : t La, voilà, l'infâme Antoinette; elle est f. ., nés amis 1 1^ Sur le passage de la reine, on entendit qoidqnes cris de : Vive la République ! Une bande de ces misères en bonnet rouge que la Commune flteit dnnom de. lécheuses.de guillotine, essayèrent vùement d'exciter la population. Devant Saint-
4793. Rochy on entendit pourtant c|uelques clameurs 111-^^ jurieu&es. A midi^ en arrivant sur. kiplaœ éo>la» Révolution, Marie-^toinette devint d'une pâleur plu8> intensef;< maiB'elle n'en descendit pas morne avec Courage idu tombereau. Ai!i)momént!deinoiiter leâ) degiréa de^ réehafaudy elle posât ifLtroiontaâmr) meqt h pied snr celui du boiirreàurtluidenaiâiidar pardon,: fDe la plate^forme de Técliafaud, ises ive^ gards se povtènent vers le palms dès Tniieries j^U'^ob apercevait entre les rameaux d^uiiidésàeB arbres du> jardin. Un instant après sa tète toiij(bauj>SeliNar l'uaage^barhare de cette époque^ un des^^océisutQuis la Centra au peuple, qui poussa le cri imbàtiel de z Vive la République t Des restes furdntiiBODaMDés par la ohàux vive dans cette mèmeifosse^ dis dkne^ tière de la Madeleine où neuf moië dupftraVanDl avaient été consutnéscëuxî dé Louis XyL'ï»^. A ^'f* impiacabuité 'Le l^tig do ' Matie-Aû'toi'nriftte > eb '\b/ tictoim de Wéttâ^niesfn'apaisèiient point la foreur des feetianë qfil décbirai^tle sein de la'Répcibiiqae;;Une»partîe des Jacobins, les Hébertistes;' leà ^rdelîess et ila tourbe d^ eiâ'agés'; lesuns par &veiir fsaliigfri-*' naire; les^ autres par implaèabilité eyslàoiisiti^ue; d'autres encore pa^ un exécrable et absurde calcul en vertu duquel ils espéraient; Teûbemî:^ itiori; échapper eux-mêmes à Téchafatûl, ialkieut fûrâclpiter la' Révolution jusqu'aux derniers dc^és^cA^ lé crime et la folie peuvent deseendite; Eiitre les^Moiih taghards et les i «Girondins ^ la :=quôslton apolitique
des factions.
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avait degénâié en [dii6^^ tm^laihapkô des lois servait nts. dfbrÉieneÉnôt lé plixs li£d)ile;devait^ïà un Jour donnée s'iinJé^parei'el^£m][(peif son àdversedi^. Sansiâoutë edSifftFayitéditfaDOBilies n'éclàtèpéntipas-lout d'ihi ootipY ^n^i^ ^ éTénèmsQts %q cha'rgèrant (kr les pdOBftar* àrliektréauB. Couimeiat imagiher ^qvié ded ^inlff'ihiItiVésv des^homnjtesa^artenffnl;} db'pârt et^'aiilrçi; r àl eétte ' cUisse^ moyenhiB lieDôbiiiiéè en lofiti jbesaps» ^pbtr- \à dotuseur de ses nodura, en ' fuS'^ mË'nnfis À'^'tet degré deféraeitéfiMais unetdéH f»iefuJidjoalrnéé)d!'à[n€lutp; tin (Pemaniemeht danb kB!pou!voir»pUblic8^ mûmsaienit de BÎ&imoisvAZFuil joiàr^'fleBrteAgeanceipenrodnéea dansâtes âmeeaiM hiiiuBetiq)ilritxidl, impartial i elt sensible,' ^ui^ maU ^èe idinqtt>lbpi4li d'éviter àb tombeiT dans l'une mXmXifti&iQ^oni InolinaitY^» lalGt^oadev a éorit des mémoiièit qui .éklairi^nt ees^; ténèbres^ du cœiur hliiBaim H yr^faît r^vei9iiq!u0f plaidant près de JHobe^nîeirlre ih'ioayuaft de&.Giirondîna, oeUiMÛ l'intet^ iQKnp^t4 tllii idiiÀliM^iqiie iseis i clients l'eussent fait guilk)tia€l!^tràsHoflkieu8eiDient./«; Je brois qu'ils au^t {«ieaiÉîpeugiuliatiDfé^jiifépondit!^^ Un souripe tendit(}6aBlèvi^àiàfci]tue€i»i46'H^ 11 pensait^
hoilraanbit»€lQai^>qild f œ peuv eût .4té suffisant peut ltio8l;i8effiadiiéifentSi--'.i;'i''',>-i ->< ^->, p-iil» n >- - :>-i i( ^^uméejfdul A4, t mai /avait lêiléiiaKix Girpndins procès lkïitoiâéijdo£alë;nDdlle du iSju^n !leSiipréeit)ita du ffflitoifi ^ilëb jetit; les unS' auzi prisons^ les. autres wi&iw^taDeftdefla^uenïe cinriiè; JU a'étaient plus^
des Girondins.
i 8Ô HISTOIRE DE SÔIX^fâ^TE ANS
m: d'àîlleurà; ' cofûf()ables' tfopiiiiôQëi ' tiidô' juà(j[ti^â -tti e6t»tâiû dfe^pé cbiîijylices d -actei^ ' ée- • 'péVolté, Lëi malhéur« dè^lyôtil et de: la ^màée^ h, ptiÉé^^ TdùlôtiJ tes reveà-s aux frontîèreîa du n(irt'd>-léitf pyrôpre atida^ à braver leûrsl adverôaifëgf et â^fllM fier la fôi^tuue aehevèïent de les perdi^e. irwffit ràisuitë de là joiiruée du 6 septembre potfr lés' vièfl-t lir d^un demi siècle et les rèùdré possByiett pàlàtf Téchafaùd. Oi% dès que les factîônë ennemiesiliB eutent jugés tds, le pouvoir se vit chaque Joui*^àE^ sailli de réclamations impérieuses. Les tribuixës^ clubs/ celle de la Convention , les papiers pdbHéi retentireut en septembre de ces amères et èruelleit requêtes. Le groupe de Montagnards désigné' ^sMié le nom' û'indulgents^ dont Danton était 1er cbtef,'èfll qcre la facilité des mœurs, ta ^nsSÂlité <ie I-àlÉÂd séparaient de Faustère triumvirat de RobespîétW? Couthon et Saint-Just, ne fit rien pour^sanv^**!!* Girondine. Danton ,- sentant son impui'ssanee , pledra. Il n'avait pas, du moin», à se repréchw dans le passé le manque d'esprit de concilia^fe' Répoussé avec hauteur par le flot orgueilleux de la Gironde lorsqu'il s*était offert en médiateur, il ajraîfr assefe fait pfour Tapai^ment âe sa ednscîenGei Jïûfil cœur seul gémit^ car Danton ne Savait pas han^j'ëf le terrible ministre des journées de SëptembrcPéHâifF loin d^être ittàccessibîeà la pitiéi Or il .devint évî^ dent tfUé là mort des Girondins étaît^ irrévoéàblé^ ment i<étolue; Gor&às, arrêté à^Parid ches ufiè*
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ancienne concubine qu'il venait voir sous un dé- «79s. guisement, fut guillotiné le 7 octobre. Mais le sang d'un homme n'étail rien pour apaiser la soif de yen gsance de la faction \ictorieuse. Amar, membre du Copiste de Sûreté générale, prépara un acte d'accusation et le.lut à la Convention. Les prétentions de r«/Q&u8atwr étaient énormes. Outre les vingt et un iq;uf sentants déclarés traîtres à la patrie, il en inedpaittrente-neuf autres et un groupe de soixantedoHxe donjt le crime était d'avoir signé la protestatkn.e^tre le 31 mai. Robespierre, fidèle à son système de pondération et de juste milieu, combattit IsQ eQnçluBions d'Amar. 11 oublia un mom^t ses RVMumes ixqplacables, et sacrifia ses passions à ses KÙKÎpçs de gouvernement. Les soixante-douze n'en bif^Qt past mçins emprisonnés, et les vingt et un eaiapaurunent à la barre du tribunal révolutionnaire le 6 hrwQaire .(!24 octobre) .
La jeiui.e89e de la plupart de ces hommes célèbres Jeanesse des étoDpa 1^ foule qui.se pressait dans le prétoire. Bn^ot) Gardira, Lasource avaient trente-neuf ans ; l'îloqu^t{>Vergniaud, Lehardy, Gensonné trente-* «Qq,; Pup^at trente-trois; Ducos vingt-huit, et BftjpeivFoafii^^de, son ami, vingt-sept; Mainvielleet duf^tel -uièode âge ; le poète Yigée était dans sa tMptoHiiiUèine. année; Antiboul dans sa quarantita^v jacqoesk'Boileau dans sa quarante et uniene$]>u&H^e^yala?^ et Lacaze dans leur quarante-
^xi^mye ; Lesrierp^Beauvais dans $a quarante-troi-
in. 41
accusés.
d'accusation
1793^ sième. Les plus avancés en. âge étaieaQ,t : Dup^rret^ quarante-six ans; Claude Fauçhet, quarante-neurf Carra, cinquante, et Brulart-rSillery, agent du 4pc d'Orléans, cinquante-sept, 11 y avait parmi eux de^ hommes qui n'appartenaient point h, la Girpndje; mais le peuple avait été acco^tumé à ce o)iiffre. jLea formalités qui sont la garantie de Taccusé furent omises ou négligées. Les pièces ne furent poiat communiquées; tel qui accusait fut entendu comme
Acte témoin. L'acte d'accusation était d'une longueqt démesurée. C'était encore un de ces grands fragr ments historiques dans lesquels tputes les phases de la Révolution étaient successivement ex;po3éQ8t, de façon à mettre en relief le3 événements où la conduite des accusés avait pu paraître asiflt douteuse pour qu'on y vît l'indiep d'un complot lentement ourdi, savamment comhinç contre Vu-^ nité et l'indivisibilité de la République. Telle pa-r. rôle, jetée dans un journal ou à la tribune d'un club quatre ans auparavant, était relevée, rapprochée d'événements plus récents et devenait un indice, de culpabilité. On leur imputait comme un crime leurs relations, leurs plaisirs communs^ Une solidarité arbitraire était établie entre tous ces hommes^ entre ceux qui étaient présents et tels, éloigné^^ dispersés ou morts. Dans la communauté de le^r3 opinions on cherchait un but commun. Le&afTs^^ des colonies, la journée du Champ-:de-Mars, Jes hér sitations au 1 août pour le renversement de la mon
Bâithie, les (îonseils donnés à Louis XVl par I^éntiemke du peintre Boze, Téloignement des fédérés réunis^à Paris, tels articles du Républicain^ de la Chronique de Paris ou du Patriote français, la proposition de nommer un gouverneur au prince toijàt, la présence des Marseillais à Paris et Tidée de constituer une garde prétorienne à la Convention , là Domination de la Commission des Vingt-Quatre,' plus tard de celle des Douze, les lenteurs delà discussion sur Louis XVI, les réunions chez Roland, Tenlèveoient par ce ministre des papiers de Farmoire de fer, la trahison de Dumourier, Tanâthème d'isnard contre Paris; et comme conséquence de tous ces actes, les révoltes de Bretagne, de Vendée, de Marseille, de Lyon, telles étaient les bases principties de Tacte d'accusation. Par une subtilité qui dépassait toutes les autres, Taccusateur s' efforçant d'étabKr que la marche des conjurés était conforine àedle'des ennemis de la France et surtout des Anglais, en faisait les dociles instruments de la politique de M. Pitt. Et pourtant Brissot avait fait déclarer la guerre à l'Angleterre.
Les Girondins pouvaient répondre par le sileiice Les Girondins et le ittépriB à ces accusations dont un grand nomtnreëttirat d'une révoltante fausseté. On pouvait leur t^rochêr des fautes, un système politique dangefeux, des pirincipes de décentralisation qui, dans de pateàlles' ciî'constances, eussent perdu la patrie. Quant à lebr complicité avec les députés révoltés.
prennent
le parti de se
défendre.
464 HISTOmSi DE SOIXANTE ANS
rm. comine ce n'était, pour lai plupart^ qiVune ^^çmgii^ cité morale, elle ne regardait pas la justice ou q^ devait être imputée qu'aux seuls eoupabli^. C^ fautes des Giroodins étaimt le résultat de leur caractère, de la tournure de leurs idées, de leur complexion, non d'un complot; Cette Yérité, ils la Sfe^taient si bien que leur raison, en dé£EMit encore ici, se refusait à croire qu'on pût les condamner. Qçateurs brillants, ils eurent foi dans la puissance fk leur parole et crurent pouvoir se sauver par l'éloquence. Il était vrai qu'ils avaient mis la France en danger^ et ils eussent mieux fait de le confesser que de s'en défendre. Ils avai^t d'ailleurs assez de crimes à reprocher à leurs adversaires pour que leur oi^eil ne fût point humilié de cet aveu. Compter sur leur humanité, sur leur pardon, était une folie. Un mot abominable, tombé des lèvres de Robespierre, montre assez quelle justice ils devaient attendre du parti vainqueur : « Ce tril^unal est assez bon pour eux, » avait-41 répondu à une observatipn de Garât.
Les témoins. Les témoius qui furent appelés dans l'aQaire jdes Girondins se composaient de deux espèces d'in(^- \iâus : des furieux que la haine aveuglait; desg^s compromis que la peur rendait plus cruels. Parmi les premiers figurent Hébert, Chaumette^ Dâffîeux; parmi les seconds l'ex-capucin Chabot^ qui avait épousé la fille d'un riche banquier et faisait servir la politique à des manœuvres d'agiotage; Pache,
T^èteat Oômnid il détail toajpurS) 9e lioAij4aj06 \m dès 'généralités. CbaiiineUe exposa les gri6f^ide;la tîobiiiinie. ' Hébert rappela ; que le^. Oirondins Ta-^ Paient fait âdrèter; Destoitraelleà^ mitMsbre de^iifir rtmôeà, fW ridicule* Le vil Chabot: calomniav Sa (féposition, tf'ttne longueor et d'iuie violeïMîe/dé'mesùi^es, empireinte de personnalité ^ de- fausse ààltatian, ^nibrassait également l'ensemble de la périûide réroltitiondaire. On peut se faire une idée delà déposition de Chabot par les deux^ faits sui- If^ts : il imputa aux Girondins la responsabilité dés massacres de Septembre et des vols eommis au garde-meuble. Fabre d'Eglantine, son <^mplice, l'imita. = < .
La défense manqua d'unité. Etrange logique de Manque