‹ Histoire de soixante ans: la Révolution, 1789-1800Chapitre 10 sur 119 · IV · texte numérisé non relu

IV

1794. vers l'homme qui, chez un peuple, résume le mieux ridée du pouvoir. Rêvant, en eftet, à la venue de quelque rédempteur destiné à changer la face du monde, il leur reste au moins cette dernière lueur de sens commun, d'attacher leui's espérances aux destinées de rhomme qui réunit la plus grande somme de puissance. Or Robespierre, en 1794, était cet homme. Il avait en outre chassé l'athéisme de la politique et ramené l'idée de Dieu dans la Convention et dans les sociétés populaires qui couvraient le sol de la France. En fallait-il plus pour qu'il devint l'objet des préoccupations des mystiques et des illuminés?

Suite du complot ^^ policc iuquiètc et prodigieusement active de la

Révolution, découvrit une affiliation d'illuminés, parmi lesquels figurait un ex-constituant, le char-

Aiisire (16

Catherine Théot, trcux dom Gcrlc qui, rcsté fidèle à Robespierre, en Mère de Dieu. ^^^*^ obtcuu uu Certificat de civisme. Ce moine, esprit faible et superstitieux, trouvait dans certains passages de l'Écriture la prophétie de la Révolution. Il puisait ses inspirations non loin de l'Estrapade, au numéro 1 ,078 de la rue Contrescarpe, chez une vieille femme nommée Catherine Théot, qui se faisait appeler la mère de Dieu. Deux créatures singulières et charmantes l'assistaient dans la célébration des mystères. On les nommait la Chanteuse et la Colombe. Des mesmériens, desswedenborgicns, des fous, des visionnaires et des intrigants hantaient le galetas de la mère de Dieu. La vieille Théot était célébrée dans

contre Robespierre.

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