‹ Histoire de soixante ans: la Révolution, 1789-1800Chapitre 103 sur 119 · I.oi des otages · texte numérisé non relu

I.oi des otages

TifiS HISTOIRE DE SOIXANTE ANS

1799. bles des troubles les parents (rémigrés et les cidevant nobles. Ils étaient punis d'incarcération on de déportation^ selon Timportance des troubles et la nature des crimes. Ces mesures révolutionnaires n'eurent pas l'effet qu'on en attendait. La presse était restée libre, elle poussa la liberté jusqu'à la licence. Les clubs devinrent menaçants. Les conseils, divisés en deux partis, les modérés et les politiques^ se liguèrent contre les débris des Jacobins, qui se réunissaient dans la salle du manège. Cette salle appartenait au palais des Anciens qui la fii*ent fermer. Les Jacobins louèrent un local rue du Bac, mais leur exaltation inspira des craintes à Sieyès et à son parli. Fouché, rappelé à la police par suite de l'insuffisance do Bourguignon, conseilla de dissoudre cette dangereuse réunion. Et malgré l'opposition de Gohier et de Moulins, la fermeture de la salle des Jacobins fut résolue. Informés de cette décision, ils profitèrent de la fêle commémorative du 10 août pour manifester leur mécontentement, et interrompirent par des huées le discours deSievès. Le lendemain, la Société

Dissolution ^ •* '

de la Société fut dissoulc, cl Fouché fit nommer le général Lcfeb- ^" ^** vre au commandement de la place de Paris, en remplacement de Marbot.

Les Jacobins n'opposèrent pas de résistance ; mais ils essayèrent de continuer l'agitation dans la presse. La pi us violente dès feuilles de cette faction, le Journal de^ hommes libres^ dénonça le parti de Sieyès, l'accusant de vouloir livrer la République à la Prusse, k

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