‹ Histoire de soixante ans: la Révolution, 1789-1800Chapitre 105 sur 119 · IT · texte numérisé non relu

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1799. tajent peu. Le second, cinq jours après son retoury avait été nommé président du Conseil des Cinq-cents. Redouté des républicains, quoiqu^il les honorât, et des gens de mauvaises mœurs et de rapines, qu'il désignait sous le nom de pourriSy il n'avait d'appui réel que chez les modérés, et dans le peuple et dans Tarmée.

Sieyès avait trop d'ambition personnelle pour servir du premier coup les projets de Bonaparte; mais son orgueil lui inspira un moment l'idée de le dominer. Quant à Barras, il espérait follement écarter ce formidable rival . Un propos calomnieux et inconsidéré qu'il tint sur son compte lui montra bientôt à quel homme il avait affaire. On agitait au Directoire Malencontreux l^ questiou dc donhcr à Bonaparte le commandement cX^BoniS' ^^ l'armée d'Italie. « Le petit caporal, dit-il, y a trop

bien fait ses affaires pour avoir envie d'y retourner.» Bonaparte, informé de ces paroles, flétrit Barras en face du Directoire par une menaçante allusion à ses dilapidations. Fouché, qui sentait bien de quel côté soufflait le vent de la fortune, aspirait à se rallier à Bonaparte et essaya de réconcilier son protecteur Barras avec le général. Barras invita Bonaparte à diner le 8 brumaire (30 octobre). Mais il eut la maladresse, tout en affectant une grande lassitude du pouvoir, de proposer pour son successeur au Directoire un obscur honnête homme, le général Hédouville. 11 laissait en même temps entendre à Bonaparte que sa place était à la tête des armées. Or

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