IV
f799. à la garde da Conseil des Cinq-Cents. Fouché se chargeait de contenir Paris au besoin. Evidemment le terrain de la lutte allait être circonscrit dans l'enceinte du Corps législatif, à Saint-Cloud. Salicetti abandonna d'ailleurs son projet de résistance, et dévoila le matin même du 18 brumaire, au général Bonaparte, le plan de la con Ire-révolution, joarnée '^^ Couscils sc réunirent à une heure. Les Cinq-
du 19 bnimairc. Cents occupaieut Torangerie de Saint-Cloud, les Anciens la galerie du château. La fortune et la vie de l'homme de génie que la Providence appelait à servir de médiateur entre l'ancienne et la nouvelle société allaient se trouver un moment aux prises avec la destinée. Les chefs parlementaires et les généraux étaient à leur poste. Comme au temps de Hugues Capet, des masses de soldats sous les armes environnaient le lieu des délibérations. Murât veillait. Le peuple errait dans Paris et sur les routes. Le spectre de la peur planait sur les deux partis. Sieyès s'était fait garder comme un otage. Une voiture à quatre chevaux l'attendait en cas d insuccès. U se tafiaitavec Bonaparte dans une salle voisine du lieu des séances. Aux Cinq-Cents, le député Gaudin prit le premier la Séance du Conseil paroIc. Il demanda Qu' a vaut tou te délibération unc
desCinq-Cents *^ ^ *
àsaint^:ioad. commissiou fit un rapport sur la situation de la République. A peine eut-il parlé, que des cris, qui rappelaient les jours orageux, de la ConvenUon, éclatèrent : « Vive la Constitulion ! La Constitution ou la mort! A bas les dictateurs! » Un député, Delbrel, se