LIVRE XXII
Journée du 9 thermidor. — Robespierre se rend à la Convention. — Séance du 9 thermidor. — Discours de Saint- Just. — Tallien interrompt Saint' Just. — La Convention refuse la parole aux partisans de Bobespierre. — Fureur de la Convention contre Robespierre. — Tallien demande l'arrestation et la mort d'Hanriot et de son état-major. — Robespierre insiste vainement pour obtenir la parole. — Discours équivoque de Barrer e. — Récriminations maladroites de Vadier. — Efforts désespérés de Robespierre pour se faire entendre. — Robespierre est décrété d'arrestation. — Son frère veut parfager son sort. — Dernier mot de Robespierre. — Décret d'arrestation contre Couthon et Saint-Just. — ï^bas^ sur sa demande, est compris dans le même décret, — La séance est suspendue pendant deux heures. — Adresse de la Commune au peuple. — La Commune se met en insurrection. — Indécision des sections, — Fautes grossières d'Hanriot. — Hanriot arrêté est conduit au Comité de salut public. —Coffinhal délivre Hanriot, qui marche sur la Convention. — Robespierre persiste à rester dans la légalité, — Robespierre f refusé à la prison du Ijuxembourg, est conduit malgré lui à la Commune. — Insistance de Robespierre pour comparaître devant le tribunal révolutionnaire. — Réunion des chefs de V insurrection à la Commune.—- lu Convention se prépare à mourir. — Mise hors de la loi des insurgés. » Barras est nommé au commandement de la force armée. — Léonard Bourdon soulève contre la Commune la section des Gravilliers. -— JjC gendarme Merda s'introduit à VHôtel de Ville pour tuer Robespierre. — U peuple se sépare des conjurés. — La Commune est investie par la force armée. — Hanriot
est abandonné de ses soldats. — f^ gendarme Merda tire un coup de pistolet sur Robespierre. — Désordre^ fuite et défaite des conjurés. — Lé meurtrier de Robespierre devant la Convention. — Étrange accueil que lui fait le Comité de salut public. — J^e Comité de salut public fait répandre le bruit du suicide de Robespierre. — Robespierre blessé est transporté au Comité de salut public. — Détails sur les derniers moments de Robespierre. — Us prisonniers sont transférés à la Conciergerie. — Robespierre et ses compHces sont conduits à Véchafaud. — Joie du peuple à la mort de Robespierre. — Espérances des prisonniers. — Caractère de la révolution du 9 thermidor. — Infériorité politique et morale des Thermidoriens. — Dernières pensées de Saint- Just. — Fermeté des condamnés devant Véchafaud.
Quand César franchit le Rubicon, un jeune pâtre géant apparut aux soldats sur Tautre rive, et joua de la flûte comme pour encourager les troupes. Le merveilleux côtoie la réalité dans la légende romaine. L'imagination est frappée. Et quand plus tard arriveront les ides de mars, les présages, les songes, les avis mystérieux, tout viendra concourir à de grands effets pathétiques. Le dictateur bourgeois qui essaya de ramener à Tunité le faisceau du pouvoir en France, au milieu de Tanarchie de 1794, ne vit ni Timage de la patrie, ni présages quelconques. Il avait parlé de boire la ciguë la veille au club des Jacobins; mais, en réalité, il ne croyait pas que à la Convention. SOU heurc dcmière eût sonné. La mort n'était pas
seulement le dernier mot de la politique en 1 793 et 1794, elle était aussi la principale figure du discours. La/amille du menuisier Duplay, chez lequel habitait Robespierre, ne le vit pourtant pas sortir
Journée du 9 thermidor.
Aobespierre se rend