IV
i7»4 dain que donne riiabitude du pouvoir absolu. Ils affectaient vainement une douceur et une sérénité qui n'étaient point dans leur âme. Le regard effrayant et sipislredeBillaud-Varennes rappelait Iroplesjours sanglants de la Révolution. Selon un historien du temps auquel on doit ces détails, les membres du Comité de sûreté générale avaient quelque chose des anciens lieutenants généraux de police, les membres du Comité de salut public ressemblaient aux anciens mi- Qistrcs d^Etat. Cette comparaison fait involontairement songer au cardinal de Richelieu. La physionomie humaine porte toujours un reflet du drame intérieur. A la lecture du procès-verbal de la séance de la veille, Roux (de la Marne) fît observer que Tacte d'accusalion contre les membres des Comités n'avait pas été assez mûrement examiné. Il demanda qu'une nouvelle discussion fût ouverte sun ce grave sujet. Lecointre voulut aller chercher les pièces à Tappui de sa dénonciation; mais, sur la proposition de Tallien, l'Assemblée s'y opposa. De violents murmures éclatèrent. Duhem, Billaud-Varennes et Vadier voulaient qu'on épuisât le débat. Cette satisfaction leur fut accordée. La dénonciation tourna à la confusion dç Lecointre. Sur la proposition de Cambon, l'accusation fut déclarée calomnieuse; le parti populaire était encore puissant : il crut que le moment était venu de reprendre la direction des affaires. La société des Jacobins serra ses rangs. Des adresses furent envoyées des divers points à la société mère; on y par-